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Un nouveau panier pour la menagere Les AMAP un succes fou au Pays Basque

Un nouveau panier pour la menagere Les AMAP un succes fou au Pays Basque

La consommation se modifie et la liste d’attente des AMAP explose. Des changements de comportements, une agriculture différente ? Une aubaine pour les agriculteurs ?

S’interroger sur la provenance et sur la qualité de ce qu’il y a dans les assiettes, une opportunité: rejoindre une AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne). Chaque semaine un panier composé de fruits et de légumes frais, de poulets de la ferme, de pain ou de viande selon les cas, sera préparé pour la famille adhérente. En Aquitaine, ce sont plus de quatre-vingt AMAP qui augurent une consommation différente (www.amap-aquitaine.org). Au Pays Basque, la première AMAP a vu le jour en 2005 à Bayonne. Il y en a désormais plus d’une quinzaine, soit environ cinq cents familles et quarante producteurs. Les AMAP basques bénéficient de l’appui technique d’IDOKI, une autre association locale de producteurs fermiers.

Un véritable engagement

Elle a tout juste un an et elle est déjà submergée de demandes. L’AMAP-Donibane (St Jean-de-Luz en basque) connait un succès fou (www.amap-donibane.blogspot.com. Plus de 80 familles sont sur la liste d’attente. Et c’est comme cela dans l’ensemble des AMAP de la) Région Aquitaine. Une fois par semaine, Beñat Lecuonale maraîcher livre ses productions aux Luziens. Mais ici, il ne faut pas se contenter de venir et de repartir avec son petit panier sous le bras. Il faut participer. S’il est agréable de remplir son panier de produits bons et souvent bio, il faut savoir que les AMAP sont des initiatives de consommateurs qui vont à la rencontre de producteurs, et non pas le contraire. Ce qui implique la prise en charge d’une partie de l’organisation de la distribution. Et cela suppose une répartition des tâches définie dans une charte: coordination, trésorerie, distribution ou communication. Il faut voir dans ce circuit court la volonté de travailler et de consommer autrement, d’inventer de nouveaux types de rapports entre villes et campagnes et de recréer un lien social et culturel différent.

Une originalité historique

Le Japon des années 60. Les ménagères nippones s’inquiètent de l’industrialisation à l’américaine de leur agriculture. Elles créent alors les « Tekei » dont la traduction pourrait être « la nourriture avec le visage du fermier dessus » ! En échange de l’achat à l’avance de la récolte du paysan, ce dernier s’engage à fournir des produits cultivés sans adduction chimique. Cette idée va faire le tour du monde. En Occident, la Suisse et l’Allemagne sont les premières à adhérer. Puis dans les années 80, les États-Unis développent les « Community Supported Agriculture » . Ce n’est qu’en 2001 que la France organise à son tour les désormais fameux AMAP.

Soutenir les producteurs de proximité

L’AMAP est avant tout un engagement solidaire. En signant la charte et en payant par avances mensuelles les paniers hebdomadaires, les producteurs sont assurés d’un revenu fixe pour continuer de faire vivre leurs exploitations. Il s’agit également du respect de la saisonnalité, des caractéristiques des terres cultivées et du travail accompli. Un véritable engagement pour le consommateur. Et Sylvie Barrans, membre de l’AMAP-Donibane et en charge de sa communication, d’ajouter: « Sur la Côte basque la situation est plus compliquée. Tout d’abord en raison du manque de maraîchers et surtout du manque de terre. Les prix du foncier ont tellement augmenté qu’il est très difficile pour un jeune de s’installer. Il est donc important de soutenir les producteurs ». L’Amap de Saint-Jean-de-Luz a pour projet de grandir mais aussi de varier les productions pour s’étendre à la viande et aux éleveurs de volailles.

www.amapaquitaine.org

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