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Troc et bourses de plantes enrichir son jardin sans se ruiner

Troc et bourses de plantes enrichir son jardin sans se ruiner

Les échanges, vide-jardin, trocs et bourses de végétaux permettent aux amateurs et aux passionnés de jardinage d’enrichir leur jardin presque gratuitement.

Si la formule est aussi ancienne que la pratique du jardinage et s’est toujours réalisée spontanément entre jardiniers pour quelques plants de poireaux ou de soucis, les échanges ou trocs de plantes se multiplient partout en France. Ils connaissent même un vif succès.

Laissez-vous tenter par la formule, préparez-vous longtemps à l’avance et prenez garde aux pièges.

Saisonnier ou toute l’année, deux principes pour échanger

  • Stands d’échange saisonnier :

Beaucoup d’associations d’amateurs ou (et) de collectionneurs de plantes, diverses municipalités et plusieurs jardins botaniques proposent des trocs de plantes. Parfois en marge d’une fête des fleurs, d’une foire, d’une exposition ou d’un spectacle, ces bourses permettent à tout particulier de présenter les végétaux de son jardin ou de sa collection qu’il veut échanger avec d’autres passionnés.

Souvent à l’occasion d’un dimanche de printemps, ces évènements gratuits sont de plus en plus proposés également à l’automne.

Des sites Internet comme troc-aux-plantes.com et iris-bulbeuses.org tiennent avec sérieux l’agenda national des bourses aux plantes (dates, lieux et thème éventuel).

  • Bourses d’échange du Web :

Il est possible de pratiquer le troc, tout au long de l’année, au fur et à mesure de vos disponibilités en plants ou graines, grâce aux sites d’échange du Net qui vous permettent de demander et de proposer tous types de végétaux, même en très petites quantités. En voici deux pour l’exemple.

Jardinature.net propose une bourse très simple, sous forme d’annonce du genre : « nom, e-mail, annonce (échange 20 graines de frangipanier contre 50 graines de piment d’ornement), période d’échange ».

Graines-et-plantes.com propose de son côté un service plus complet avec, notamment, un système de notation sur le sérieux de la personne et visite virtuelle de son jardin.

Constituer sa monnaie d’échange, ça se prépare

Le troc vert permet d’échanger tous types de végétaux sous forme de graines, boutures racinées ou non, jeunes plants, plantes en godets, en pots, en mottes.

Mais le grand intérêt du système est de pouvoir trouver des plantes originales, inhabituelles, voire rares. Ainsi faut-il savoir proposer de jolis végétaux (variétés originales annuelles ou vivaces, légumes oubliés, palmiers peu connus…). Or, tout cela ne s’improvise pas.

  • Tout au long de l’année, ayez les bons réflexes : préparez vos richesses dans un petit coin de jardin, chaque plante étiquetée avec le nom latin, la variété, le lieu de récolte ou de culture, la date de semis, la couleur.
  • Conservez les excédents de plantules issus d’un semis, les bulbilles, éclats de rhizomes, pieds venus de divisions de touffe, boutures issues de vos tailles, les plants obtenus des stolons, rejets, drageons et marcottes.
  • Gardez au sec, dans des cornets de papier, les graines récoltées. Préparez les grosses potées des plantes dont vous ne voulez plus (plante d’intérieur, jeunes arbres et arbustes).
  • Quelques jours avant la bourse, coupez boutures et raquettes de plantes grasses et cactées, pour qu’elles se cicatrisent. Si elles ne sont pas échangées, vous les mettrez à raciner chez vous en vue d’une autre journée. Pensez à prendre de vieux journaux pour les manipuler et les emballer.

Pour un échange encore plus économique et écologique

Le but de l’échange étant aussi de réaliser des économies, prévoyez pots et étiquettes « gratuits » que vous penserez à récupérer tout au long de l’année. C’est aussi le moyen de recycler des objets conçus pour un usage unique :

  • Les pots à fromages blanc, découpés en lanières, font d’excellentes étiquettes.
  • Les culs de bouteilles en plastique (lait, eau) et les pots de yaourts, percés de trous, font de bons godets pour les plantes.
  • Les barquettes en plastique à fruits rouges, salade ou asperges sont parfaites pour les petites boutures et les semis.
  • Boîtes et plaques à œufs conviennent pour semer melons ou tomates.
  • Vieux seaux et bidons percés reçoivent les plus grosses plantes.
  • Les cagettes permettent de faciliter le transport !

Les revers et les pièges des trocs

Système convivial, occasions sympathiques pour échanger végétaux, expériences et conseils, gratuité… on pourrait ne pas tarir d’éloges sur les trocs de plantes. Pourtant, ces évènements peuvent cacher de très mauvaises surprises :

Par manque de rigueur, absence de vigilance ou involontairement, certaines personnes proposent des plantes malades ou parasitées. Difficile de repérer mouches blanches, bactérioses ou maladies cryptogamiques dangereuses ! Or, leur présence peut coûter fort cher à la sortie, surtout si vous êtes collectionneur, possesseur de plantes rares ou fragiles.

Peut-être moins grave : il est facile d’introduire au jardin les mauvaises herbes, voire des pestes végétales, contenues dans les pots et les substrats.

Les erreurs de nom d’espèces ou de variétés ne sont pas rares non plus, les mauvais étiquetages de couleurs aussi…

L’absence de fraîcheur des graines est aussi constatée.

Attention à des dérives naissantes (pour lesquelles il est plus facile de lutter) :

  • ceux qui vous proposent des plantes très ordinaires contre vos plantes rares ;
  • ceux qui vendent à petit prix, sous prétexte que pots et terreau ne sont pas gratuits !

Soyez donc très vigilants, mais pour autant, ne manquez pas de vous faire plaisir.

A lire, du même auteur : une profusion de plantes gratuites

CONT 9

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