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Tout ou rien avec les Small Faces Petites tetes Mods Speed et Rock And Roll

Tout ou rien avec les Small Faces Petites tetes Mods Speed et Rock And Roll

Les Small Faces ont été l’un des rares groupes anglais des années 60 qui ont pu se poser en concurrents sérieux des Who et des Rolling Stones.

1964, Steve Marriott (chanteur-guitariste) fait la connaissance de Ronnie Lane (basse), membre des Pionniers, qui comprennent notamment le batteur Kenney Jones. Marriott les rejoint. Le groupe – avec Jimmy Winston recruté à l’orgue -, se produit essentiellement dans le circuit mods (dandys fanatiques de Rhytm & Blues). Le quatuor, rebaptisé Small Faces ( “face” étant un mot de l’argot mod pour un chef de file de la mode et Small parce qu’ils sont tous petits),commence à faire parler de lui sur scène grâce à la voix unique et puissante et au jeu de guitare agressif de Marriott. Puis le groupe est remarqué et signé par Don Arden qui leur obtient un contrat d’enregistrement avec Decca / London.

All Or Nothing

Le premier single du groupe, “Whatcha Gonna Do About It”, copie de manière éhontée “Everybody Needs to Love” de Solomon Burke. Le single sort en août 1965 et atteint la 14ème place des Charts, un deuxième single, “I’ve Got Mine,” sort en novembre mais c’est un échec. Peu de temps après son enregistrement, Winston quitte le groupe (il était plus grand que les autres !), il est remplacé par Ian McLagan. Le groupe revient dans les charts en février 1966 avec “Sha-La-La-La-Lee,” qui atteint le numéro trois en Angleterre. Trois mois plus tard, c’est “Hey Girl”, une composition Marriott / Lane qui inaugure le tandem de compositeurs. Ce single annonce leur premier album, Small Faces (1966). Leur véritable percée s’opère avec le single suivant “All or Nothing”. Le suivant, “My Mind’s Eye”, marche bien, mais sa sortie rend furieux les Small Faces car, en ce qui les concernent, il est inachevé. L’affaire envenime les relations du groupe avec Arden et Decca. De plus, en dépit de leur série de cinq succès, Arden traite le groupe comme s’il n’avait pas d’avenir, les faisant jouer jusqu’à trois concerts par soir.

Le mec sympa

Et, enfin, entre les frais d’enregistrement et la gestion de leur finances par Arden , les Small Faces voyaient pas beaucoup d’argent arriver. À la fin de 1966, les Small Faces rompent avec Arden et Decca et au début de 1967 signent avec le manager des Rolling Stones et producteur Andrew Loog Oldham qui vient de créer le label Immediate. les Small Faces se retrouvent soudain avec un calendrier de tournées très allégé et du temps disponible en studio. Leur son change immédiatement. Ils débutent leur période Immediate avec un subversif hymne à la drogue, “Here Comes the Nice”. The Nice, le type sympa, c’est le dealer d’amphétamines ! Par on ne sait quel miracle, le titre échappe à l’attention des censeurs et devient une ode à l’usage de drogues. Leur 1er album Immédiate paraît mi-1967 et c’est un succès immédiat. En août de cette année, deux mois après sort «Itchycoo Park», une ode lyrique au Summer of Love qui devient le premier titre du groupe à marcher aux USA.

Ogden’s Nut Gone Flake

Pendant cinq mois au cours de 1968, ils enregistrent ce qui devait être leur sommet, Ogden’s Nut Gone Flake. Un mélange de fantaisie Cockney, parlé, récité qui mêle rock, blue-eyed soul et psychédélisme. C’est probablement le plus anglais et le plus ambitieux des concept albums qui ont suivi Sgt. Pepper’s, L’album qui en résulte a été un succès critique et commercial. Mais le groupe ne profite pas des retombées financières de l’affaire. Leurs relations avec Immédiate se tendent lorsque, malgré les objections de Marriott, le label publie “Lazy Sunday” – qu’il a enregistré comme une plaisanterie. Ce qui ne l’empêche pas de se classer n° 2 dans les charts. Leur single précédent, “Tin Soldier” a bien marché aussi mais le groupe commence à avoir des doutes quant à Oldham et Immédiate. Ils s’aperçoivent qu’ils sont pratiquement le seul groupe du label qui rapporte de l’argent, argent dont ils ne voient pas la couleur. Un label qui bientôt fait faillite.

Après “The Universal”, un single sorti à l’été 1968, Marriott essaye d’instaurer des changements dans le groupe et tente d’introduire son nouvel ami, le chanteur-guitariste Peter Frampton (ex Herd, groupe à succès pour ados) mais les autres refusent. C’est la fin du groupe.

Petits par la taille, grands par le talent, tels ont été les Small Faces qui ont pleinement incarné le Swingin’ London mais qui ont été victimes comme tant d’autres de managers et de producteurs plus soucieux de se remplir les poches que de la carrière de leurs poulains. “Watcha Gonna Do About It ?” Qu’est-ce qu’on peut y faire pourraient conclure les Small Faces…

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