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The Fleshtones 34 ans de superrock Depuis 1976 le groupe preche la bonne parole rock

The Fleshtones 34 ans de superrock Depuis 1976 le groupe preche la bonne parole rock

Les Fleshtones furent l’un des premiers groupes américains à se revendiquer du punk sixties avec les Wipers et DMZ. En 2010, ils n’ont rien renié…

Le groupe se forme en 1976 à New York avec Peter Zaremba, chant, Keith Streng, l’homme à la mèche, guitare, Jan Marek Pakulski, basse, Lenny Calderon, basse. Dès le départ, le groupe entreprend de retrouver l’énergie punk des 60’s des Kingsmen (« Louie Louie »), de Paul Revere & The Raiders, des Kinks mais aussi des Coasters (« Yakety Yak »). Avec leur jeu de scène exubérant, ils se font rapidement une place au soleil dans la scène punk-new wawe de l’époque.

Le premier album

Le premier album est enregistré sur le label Red Star de Marthy Thau (cf. Real Kids) en 1978 mais il ne sortira qu’en 1982 sur ROIR Records. C’est pendant cette période que Calderon quitte le groupe qui est rejoint par Bill Milhizer qui va former le trio de base des Fleshtones avec Streng et Zaremba pendant de nombreuses années. Cet album attire l’attention de Miles Copeland, le frère du batteur de Police, qui les signe sur son label I.R.S.

Roman Gods

Leur 1er album pour le label, Roman Gods, est une réussite car il parvient à capter l’énergie et la folie du groupe. Avec des titres comme la reprise de « Ride Your Pony » de Don Covay, « The Girl From Baltimore », « Shadow-Line » ou « Let’ See The Sun », « The World Has Changed » et ses accents à la Yardbirds, cet album est un classique du rock garage-punk à posséder absolument pour tout amateur conséquent de rock lancé à toute allure, de chœurs enthousiastes, de riffs à la Remains, Standells.

Hexbreaker !

1983 voit l’arrivée d’Hexbreaker !, le troisième opus des Fleshtones et c’est encore une réussite dans le genre « si vous ne pouvez pas danser, ce n’est pas du rock’n roll » (Mick Collins, Dirtbombs). A retenir plus particulièrement « Right Side Of A Good Thing » ou « Super Hexbreaker ». Les Fleshtones définissent leur musique comme du « Super-rock » et l’on doit dire qu’ils ne sont pas loin de la vérité avec ces deux albums. Mais la qualité ne signifie malheureusement pas le succès pour autant. Cela se vérifie pour les Fleshtones qui malgré leur enthousiasme et leur sincérité ne parviennent pas à séduire un public au delà des fans de rock garage-punk.

Speed Connection II

Alors, ils se disent qu’ils doivent absolument retrouver, sur disque, l’excitation de leurs prestations scéniques et enregistrent en 1985 un premier album live, Speed Connection, à Paris, qui sort en France mais reste inférieur au second, Speed Connection II, enregistré aussi à Paris. Ces deux albums sont représentatifs du chaos, de l’énergie, du rock frénétique des Fleshtones avec notamment des titres comme le medley Kingsmen, « Trouble »- « Haunted House » – « Twelwe Months Later » ou encore le titre de Roman Gods, « The Dreg » et sa ligne de guitare psychédélique. Mais la qualité sonore de la chose est, euh, discutable. Le manque de succès fait qu’I.R.S saque le groupe.

Le bassiste, Jan Marek Pakulski, quitte le groupe en 1986. Il est remplacé définitivement en 1990 par Ken Fox. Les membre du groupe se mettent ensuite à essaimer, Zaremba forme Peter Zaremba’s Love Delegation tandis que Keith Streng forme les Full Time Men. Il faut attendre années 2001 pour voir un retour en forme du groupe avec l’excellent Solid Gold Sound puis 2003 avec Do You Swing qui contient un reprise du feu de dieu de « Communication Breakdown » de Led Zeppelin. Les dernières nouvelles des Fleshtones, Take A Good Look (2008) voit le groupe enregistrer une reprise de… Michel Polnareff ! Il s’agit d’une traduction de « Time Will Tell », un rock à la Them, Yarbirds, enregistré par le Michel national en 1966.

Si vous aimez votre rock dansant, chaleureux, les Fleshtones sont votre groupe. Si vous désirez posséder la crème de ce que le groupe a produit, procurez-vous sans attendre l’excellente compilation Living Legends qui comporte tout ce que le groupe a enregistré d’essentiel pendant ses premières années d’existence. C’est du Super-rock !

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