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Stresstests volonte de transparence ou strategie de com

Stresstests volonte de transparence ou strategie de com

Les banques européennes ont réussi le stress-test qui évaluait leur résistance face à un choc économique. Cependant, beaucoup doutent de sa fiabilité.

Les banques françaises peuvent se féliciter d’avoir réussi haut la main le stress test mandaté par l’Union européenne et auquel ont été soumises 91 banques européennes. Cet exercice avait pour principe de mesurer la réaction des banques en cas de dégradation de la conjoncture économique.

Un test réussi

La Société générale, le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne (BPCE), BNP Paribas et Crédit agricole qui ont réalisé le test, ont traversé la crise financière sans avoir eu un recours massif aux aides de l’Etat. Le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne a tout de même reçu 7,1 milliards d’euros mais contrairement à d’autres pays européens comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni, la France a su limiter les perfusions de l’Etat.

Le Comité Superviseur Européen qui a publié les résultats a révélé que 7 banques sur 91 ont échoué et notifié que ces banques auraient besoin d’un financement total de 3,5 milliards d’euros seulement.

Les tests ont fourni des informations détaillées sur les banques européennes comme par exemple leur niveau d’exposition aux différentes dettes souveraines, une baisse substantielle des obligations des Etats Européens mais aussi une “récession européenne” en 2010 et 2011.

Les modalités du test

Cependant, certains écueils semblent avoir été commis. Les critères n’ont, tout d’abord, pas été clairement définis. Concernant les obligations, les banques ont testé une fraction, seulement, de l’ensemble des obligations détenues par les banques dans leur portefeuille.

Ces tests ont également mis à l’épreuve un scénario de récession. Cependant, le pourcentage retenu pour ce test s’avère insignifiant soit -0,2% en 2010 et -0,4% en 2011. De plus, les responsables du test n’ont pas souhaité prendre en compte l’éventualité d’un défaut de paiement de la part de l’Etat.

La rapidité avec laquelle le rapport a été constitué, un mois seulement, laisse également planer quelques doutes d’autant plus qu’il a fallu réaliser ce test à travers vingt-pays.

Enfin, certaines banques ne doivent la réussite aux tests qu’aux aides publiques fournies après la crise. Selon un rapport de l’Union européenne, 3.770 milliards d’euros ont été déboursés pour soutenir le système bancaire européen, avec en premier plan le Royaume-Uni qui a perçu 781 milliards d’euros.

Bien que ce test soit un premier essai au niveau européen, ce type d’exercice est également réalisé régulièrement dans chaque pays sans perturber les investisseurs et analystes comme ce fut le cas cette fois-ci.

Transparence vs méfiance

Les banques ont donc voulu jouer la carte de la transparence quant à l’état de santé des banques souhaitant ainsi restaurer la confiance dans les marchés financiers européens, sujet sensible en cette sortie de crise.

A l’issue de ce test, certains croiront en la stabilité du système bancaire européen lorsque d’autres penseront que les tests ont manqué, à certains niveaux, d’exigences pour en déduire que les banques résisteraient à une éventuelle faillite souveraine.

Malgré le scepticisme général, le CAC 40 a profité des résultats des tests de résistance des banques européennes. Les valeurs bancaires s’affichaient en tête de l’indice phare de la Bourse de Paris, suite aux publications, avec en tête la Société Générale qui enregistrait la plus forte hausse +3,11% à 39,18 euros.

Période mouvementée pour le CAC 40

Cependant, depuis quelques semaines, le CAC 40 ne fait que monter et descendre. Ainsi, les investisseurs immergés dans un marché très volatil, doivent prendre la délicate décision de faire confiance ou non au marché. Les inquiétudes et incertitudes hantent toujours les places boursières partagées entre une croissance atone alourdie par des mesures d’austérité d’un côté et la tentation d’investir suite aux bons résultats des entreprises de l’autre.

Ainsi peut-on espérer entrevoir un nouveau cycle haussier ou doit-on s’attendre à un dernier volet de crise en considérant la dette publique?

Si vous avez des connaissances d’un secteur en particulier ou d’une entreprise, la négociation de CFD sur actions peut être un moyen pour vous de prendre position sur les marchés financiers.

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