Blog

Se faire obeir de ses enfants sans violence Conseils pour faciliter le quotidien des parents de jeunes enfants

Se faire obeir de ses enfants sans violence Conseils pour faciliter le quotidien des parents de jeunes enfants

Être parent n’est pas toujours facile : caprices, refus de manger, de s’habiller, d’obtempérer… Tout ceci peut être fort agaçant pour des parents déjà surmenés.

Les enfants d’âge préscolaire semblent parfois prendre un malin plaisir à nous faire tourner en bourrique. Certains gestes quotidiens pourtant simples peuvent devenir de véritables cauchemars pour les parents qui, excédés, en arrivent parfois à recourir à la violence physique ou verbale.

Comment éviter ces violences inutiles et dommageables ? Comment amener votre enfant à vous obéir ou tout simplement à se comporter de manière acceptable pour le bien de tous les membres du foyer sans punir, frapper ni crier ?

Quelques pistes…

Pourquoi fessées, cris et punitions sont-ils des solutions inefficaces et dommageables sur le long terme ?

Les cris et les fessées surviennent lorsque le parent se retrouve en situation d’impuissance devant le comportement de son enfant.

Les violences, qu’elles soient verbales ou physiques, accordent à votre enfant une attention négative. Comme les enfants ont besoin d’attention, si c’est le seul type d’attention qu’ils reçoivent, ils peuvent en arriver à se conduire mal dans le seul but d’obtenir de l’attention et de se faire remarquer. De même, si votre enfant évite de mal se conduire dans le seul but d’éviter une punition plutôt que de vous obéir car il perçoit que ce que vous lui demandez est juste, on peut douter des bénéfices de ce type de méthode sur le long terme.

Quant à la fessée, il va sans dire qu’elle constitue une solution bien pauvre dans la communication que l’on peut mettre en place avec un enfant, surtout s’il s’agit de leur enseigner la non-violence.

Le minuteur : une solution pratique pour amener votre enfant à vous obéir sans rapports de force

Que ce soit à l’heure du coucher ou le matin pour s’habiller, de nombreux enfants d’âge préscolaire lambinent et refusent d’obtempérer. Jouer à la course contre la montre est un moyen efficace et ludique d’inciter votre enfant à se conformer aux règles que vous avez établies. Par exemple, le matin, plutôt que de lui hurler dessus pour obtenir qu’il mette son pantalon et ses chaussures, transformez l’opération en jeu en réglant le minuteur à 5 ou 10 minutes en lui disant : “Si tu parviens à t’habiller avant que le minuteur ne sonne, tu auras gagné et tu pourras jouer un peu avec tes jouets avant de sortir de la maison“.

Cette même astuce est tout aussi efficace à l’heure du coucher, afin de préparer votre enfant psychologiquement à aller au lit.

Donner le choix à votre enfant afin qu’il ait l’impression de prendre lui-même des décisions

Votre enfant réagira d’autant mieux à ce que vous désirez le voir faire s’il a l’impression d’avoir le choix. Par exemple, le matin, demandez-lui s’il préfère porter son jean ou son pantalon rouge plutôt que de lui imposer des vêtements qu’il refusera de porter par principe.

En règle générale, il est bénéfique de limiter les questions susceptibles d’entraîner un “non”. Plutôt que de lui demander s’il veut un yaourt, demandez-lui s’il préfère un yaourt à la poire ou à la cerise. De même, il est judicieux d’accorder plus d’importance au “oui” qu’au “non” de votre enfant et de le lui signifier : “J’apprécie beaucoup que tu aies accepté de mettre ton bonnet.

Ne pas lui donner l’impression que ses caprices, jérémiades ou crises de colère lui donnent de l’importance et lui procurent plus d’attention et d’écoute

Lorsque votre enfant fait un caprice, montrez-lui que ça n’est pas la meilleure solution pour attirer votre attention. Ne vous énervez pas vous-même et tentez, le plus possible, de ne pas y prêter attention. De même, inutile de lui remémorer sa crise plus tard, ni de le culpabiliser.

Le mieux ici est de procéder à un renforcement positif lorsque votre enfant se conduit bien et parvient à se maîtriser en le complimentant sur son comportement. Il recevra ainsi l’attention désirée et ses crises se feront moins fréquentes.

Ces quelques conseils ne constituent pas, bien sûr, des solutions miracle mais valent la peine d’être mis en œuvre, car ils sous-tendent un type d’approche de l’éducation sans violence mais ferme.

À lire sur ce sujet, Se faire obéir sans crier, l’excellent ouvrage de Barbara Unell et Jerry Wyckoff, aux éditions Marabout.

Related Articles

Close