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Rock et grands crus le concept original du domaine Gouffier

Rock et grands crus le concept original du domaine Gouffier

Vin et musique font bon ménage, ce n’est un secret pour personne. En Bourgogne, un domaine viticole en atteste en ouvrant un studio d’enregistrement…

Les Rolling Stones avaient enregistré “Exile on Main street” dans la cave de la propriété de Keith Richards sur la côte d’Azur. Mais il y a cave et cave ! Transportons-nous, cette fois, en Bourgogne…

Une exploitation ancestrale

Depuis plusieurs générations, les familles Saint-Rapt, Baudron et Gouffier ont développé cette exploitation située sur les communes de Mercurey et de Fontaines dans le département de la Saône-et-Loire.

“Le domaine Gouffier s’étend aujourd’hui sur 20 ha dont 13 sont plantés à partir des cépages traditionnels : Pinot noir, Chardonnay et Aligoté.Nos vignobles s’étendent dans le prolongement de la côte de Beaune, là où les “climats” ou lieux-dits font l’objet d’une reconnaissance toute particulière pour leurs caractéristiques propres et la constance de leur qualité. Nous sommes une petite / moyenne exploitation ; nous faisons du Mercurey et Mercurey Premier cru, du Bourgogne côte chalonaise, de l’aligoté et du crémant de Bourgogne. Nos caves sont sur le modèle de celles du clos de Vougeot, à savoir des caves hors sol, phénomène dû à la nappe phréatique qui se trouve a environ 50cm du sol. La cave est en toit de lave , et ce toit est classé monument historique. L’élevage se fait dans la plus pure tradition bourguignonne : fermentation alcoolique en cuve de chêne a ciel ouvert et élevage en fût”, explique Vincent Gouffier, dont la passion pour le bon vin n’a d’égale que sa passion pour la musique.

Vincent Gouffier : une vie consacrée à la musique

Le domaine Gouffier abrite un studio d’enregistrement très bien équipé et dont la cabine principale de prise de son dépasse les 70m2 sur une hauteur de 3,4 m ce qui permet de faire des enregistrements en jouant réellement sur une acoustique naturelle . Comment est venue à Vincent l’idée de monter un studio d’enregistrement ?

Déjà, tout petit…

Vincent est musicien depuis l’âge de 3 ans (il fut violoncelliste). Il grandit au rythme de sa passion , s’installe à Paris puis à Châlon, délaisse le violoncelle au profit de la basse électrique, instrument qui le mène à la pratique du rock. Il s’enflamme pour Pink Floyd et les Beatles, deux groupes qui ont enregistré aux studios d’Abbey Road. Déjà, l’idée du studio…

Premiers groupes

Vincent fonde le groupe Algomass avec lequel il va tourner pendant sept ans. Il rencontre Peter Dry ingénieur du son du Tiles Studio a Mervans et ancien batteur du groupe Graphite. Peter l’initie à la prise de son et au travail en studio.

Interview express…

“A la fin de mes études, j’ai travaillé avec des groupes comme Kroma (funk rock jazzy devenu actuellement Migaso : funk rock italien) , Obe (world music), Digitale Pourpre (electro pop rock), etc. Ensuite , j’ai passé deux ans entre chômage, petites prestation dans différentes salles parisiennes, chalônnaises et lyonnaises, sonorisation du concert d’inauguration de la dernière tournée du Golden Gate Quartet, quelques groupes du CMDL et d’autres artistes comme Tytane. Mais c’était pas une bonne période pour trouver un poste en studio : à l’époque, on a vu fermer quelques grands studios parisiens. A partir de là j’ai commencé à étudier avec un ami la possibilité de monter un gros studio vers Bercy, projet qui s’est vite avéré impossible faute de budget, et donc j’ai commencé a réfléchir sur mes propres souvenirs d’enregistrements avec mes différents groupes pour essayer de cerner les besoin des formations.

Que recherchent les musiciens ?

“Le calme, la possibilité de se couper de la routine le temps de la production. Donc début 2008, je suis retourné au milieu des vignes histoire d’étudier les possibilités de monter mon propre studio au Domaine. Le batteur de mon ancien groupe étant lui même opérateur son doublé d’un menuisier charpentier, on s’est associés pour monter la structure du studio, ce qui limitait considérablement le budget vu que l’on a tout fait nous même”.

Où trouver la place ?

“Nous avons pris 80 m2 dans la grange. Le but était de créer une cabine de prise de son assez grande pour pouvoir accueillir un brassband d’une vingtaine de musiciens et d’avoir une acoustique naturelle propre et chaleureuse mais pas mat et neutre. Un système de panneaux amovibles permet de modifier le rendu sonore à loisir allant d’une sensation de petite cabine de chant à une grande pièce”.

L’église se prête au jeu !

“Nous avons également la possibilité d’utiliser l’église du village a proximité pour certaines prises de son classiques en reverb’ naturelle. Le but était également de limiter les problèmes électriques pouvant détériorer le son. Les travaux ont duré environs 8 mois . Au niveaux des équipements, le coût réduit des travaux (limité au matériaux) nous a permis d’investir plus massivement dans tout les éléments de traitement et de prise de son. Nous avons donc pu compléter un parc de micros, préamplis, effet et monitoring pas encore parfaits mais nous permettant de répondre a une grande partie des demandes aussi bien en enregistrement pur qu’en traitement en tout genre allant du simple nettoyage de bande au pré-mastering. L’accumulation d’instruments et d’amplis que nous avons fait durant toutes nos années de groupes nous permet actuellement de proposer un parc backline conséquent pour les préproductions ou la recherche d’un son particulier. Sans oublier tout simplement le cadre dans lequel nous nous trouvons…

Le cadre

A proximité du studio il y a donc les caves ( principal attrait non musical de la structure) et un parc fleuri assez rustique, permettant des moments de détente complet. Tout ceci dans un village abritant une gare, un tabac, des boulangeries, une superette, une poste, une pharmacie, des médecins en tout genre et des gîtes et maisons d’hôtes pour loger les formations trop grosses pour être logées dans la propriété. Bref tout le confort a portée de main !

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