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Retour a la maison dun bebe premature Prives du cocon de la neonat les parents sont parfois isoles

Retour a la maison dun bebe premature Prives du cocon de la neonat les parents sont parfois isoles

Passé les phases de doute, de stress… Aujourd’hui, votre petit trésor est lové dans vos bras, sur le chemin de la vie, dans un partage de bonheur et d’angoisse.

Avoir son bébé entièrement pour soi, après parfois plusieurs mois de séparation, d’attente et de peur, c’est un mélange de bonheur intense, d’émotion, mais aussi d’angoisse… Car jusque-là, bébé était pris en charge à chaque instant ; les parents vont se retrouver isolés, voire apeurés à chaque problématique (amplifiant parfois le problème) par rapport à un nourrisson né à terme, qui présente des symptômes identiques. Pas de panique, cette sortie va se faire avec les précieux conseils des professionnels de santé.

La sortie du service de néonatalogie côté soignants

Avant la date prévue de sortie, il est recommandé de faire un point sur le suivi dont doit bénéficier votre bébé, avec le médecin qui s’est occupé de lui pendant son séjour en néonatalogie. Celui-ci va vous expliquer :

  • à quelle stade d’évolution est votre enfant et son état de santé ;
  • vous faire part des précautions à prendre à son égard ;
  • vous indiquer le régime et les éventuels traitements qu’il va devoir recevoir ;
  • quel va être le suivi médical après la sortie de la maternité ;
  • qui contacter en cas de problème.

Pour qu’un prématuré sorte du service où il est hospitalisé, il n’y a pas une règle, mais du cas par cas. Si l’équipe médicale, qui a suivi tout son parcours, a décidé de laisser sortir votre bébé, c’est qu’elle a considéré qu’il avait acquis les capacités à vivre hors de sa “bulle”, et même s’il faut être attentif et rester vigilant, rien ne sert de le surprotéger.

Un bébé prématuré sort souvent de néonatalogie à la date à laquelle il aurait normalement dû voir le jour, compte tenu toutefois de certains critères indispensables, notamment :

  • sa température corporelle se régule seule (sans couveuse) ;
  • il arrive à téter seul (au sein ou au biberon) et à déglutir ;
  • il prend régulièrement du poids (il doit peser entre 1,8 et 2 kg) ;
  • son rythme cardiaque est stabilisé.

L’équipe soignante peut aussi vous aider à prendre contact avec la PMI (protection maternelle et infantile) de votre secteur. Cette démarche vous permet de bénéficier de la visite d’une puéricultrice à domicile, parfois même à l’hôpital, avant la sortie du bébé. Le psychologue de l’établissement reste aussi à votre écoute après la sortie de l’hôpital.

Bon à savoir : une fois à la maison, il est tout à fait possible de poser les questions qui vous préoccupent, par téléphone, au service de néonatalogie dans lequel votre bébé était hospitalisé.

La sortie du service de néonatalogie côté parents

Avant que votre bébé ne parte du service qui l’a pris en charge, prenez un rendez-vous avec le pédiatre de votre choix ou votre médecin traitant, pour une première consultation qui aura lieu dans les jours qui suivent la sortie de bébé. Cette prise de contact immédiate permet au praticien d’avoir tous les éléments en mains lorsqu’un problème se présentera.

Faites-vous aider au besoin par l’équipe médicale de néonatalogie pour le choix de votre pédiatre, car le suivi d’un bébé prématuré demande des connaissances très spécifiques, surtout dans le domaine de l’alimentation et des vaccinations.

Voilà, le jour J est arrivé, c’est parti pour la découverte de la maison ! Alors, pour sa première grande sortie, habillez bébé confortablement en fonction de la saison et choisissez de le transporter dans un siège coque agréé, dos à la route, bien calé et surtout bien attaché.

Le changement d’environnement contribue à perturber un peu bébé, car il n’a connu jusqu’alors que l’univers hospitalier, il est temps de lui présenter sa maison, en passant de pièce en pièce, pour l’habituer à apprivoiser son nouveau nid et à adopter très rapidement le rythme de la maisonnée.

Le confort et la chambre de bébé à la maison

Comme tout nouveau-né, le prématuré tète souvent et ne fait pas toutes ses nuits. Les besoins de sommeil étant très variables d’un enfant à l’autre, pas de panique s’il ne veut pas se rendormir entre deux tétées, si ce n’est la perturbation de votre propre sommeil !

Votre enfant n’est pas obligé de coucher dans votre chambre, parce qu’il est prématuré (sauf si c’est votre choix), il peut parfaitement avoir la sienne et dormir sans surveillance constante, comme les autres bébés. Pensez cependant à aérer et nettoyer régulièrement la pièce (fragilité des bronches) et à maintenir la température à 19°C. Préférez, pour le coucher, un matelas spécial prématuré ; veillez à toujours le coucher sur le dos, sans couette, couverture ou oreiller, préférez-leur les pyjamas et surpyjamas.

La santé de bébé !

Les systèmes pulmonaire et digestif sont particulièrement sensibles chez les prématurés, alors si vous êtes inquiets en cas de gastro-entérite (dès que le bébé présente des selles liquides ou vomit), de bronchiolite (il existe un traitement préventif pour les plus fragiles), de reflux gastro-œsophagien, de malaise, même léger et bref, n’hésitez pas à consulter.

S’il n’est plus besoin d’enfiler une blouse, un masque et des gants comme à l’hôpital, attention quand même aux microbes. Veillez toujours à vous laver les mains avant de toucher votre nourrisson, notamment avant et après les changes, les tétées… Éloignez les animaux domestiques.

À rappeler : la santé des prématurés étant plus délicate que celle des autres nourrissons, il est d’autant plus déconseillé de fumer en leur présence !

Surtout, n’oubliez jamais les vaccins qui doivent être effectués en fonction de son âge réel (date réelle de naissance), car votre bébé est encore plus fragile que les autres, et il important de le protéger contre les maladies.

Nourrir bébé à la maison

Pas toujours facile au cours des premiers mois de nourrir un prématuré, qui peut vous livrer un vrai combat lors des tétées ! Surtout que les repas d’un prématuré sont nombreux (au moins 8 par 24 heures au début). Il n’est pas rare qu’il ne termine pas ses biberons, il peut également rejeter du lait, se tortiller et pleurer après le repas, sans pour autant souffrir de troubles digestifs. Dans tous les cas, restez zen face à ces difficultés qui passeront avec le temps. Votre angoisse ne ferait qu’ajouter aux tracas du tout-petit.

À la maison, les prémas doivent continuer à suivre un régime riche en vitamines A, C et D, car ils sont particulièrement exposés au rachitisme et à l’anémie. Le poids, la taille, périmètre crânien, gestes, attitude, vision et audition sont très régulièrement analysés par les médecins. Ils rattrapent leur retard par rapport aux enfants nés à terme dans une période de deux à trois ans.

Infos pratiques


Vous devrez vous rendre dans le service de néonatalogie tous les deux ou quatre mois (suivant l’établissement), pour permettre aux médecins de suivre le développement psychomoteur de votre enfant et vérifier qu’il grandit sans souci. La durée de ce suivi hospitalier peut aller jusqu’à 6 ans, en fonction de la prématurité et des problèmes rencontrés.

Prudence


Vous allez sortir de la maternité avec une palette d’échantillons cosmétiques (shampooing, crème, lotion…), ces produits sont déconseillés aux bébés prématurés qui ont un système immunitaire sous-développé, facilitant la pénétration cutanée de ces différents produits. Si la majorité d’entre eux répondent aux normes réglementaires, le principe de précaution incite à éviter de les utiliser sur un préma, ainsi que les produits sans rinçage, du style lingettes.

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