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Rafting au Canada Descendre les rapides de la riviere Mistassibi un exploit sportif

Rafting au Canada Descendre les rapides de la riviere Mistassibi un exploit sportif

Pour les amateurs de frissons et de sensations fortes, l’une des dix meilleures rivières de descente d’eau vive en Amérique du nord offre une aventure unique

Mistassibi signifie grande rivière en dialecte amérindien.. autant dire, une rivière pas comme les autres. Théâtre à plusieurs reprises des championnats canadiens de rafting, elle se classe dans la catégorie des rivières sportives internationales. « Cette rivière a de la puissance à revendre. L’affronter s’avère être une expérience unique dont on ne se lasse pas », raconte Joe, guide de sport en eaux vives. Alors, lorsqu’il demande si quelqu’un voudrait descendre en rafting cette rivière, nous n’hésitons pas l’ombre d’un instant. La perpective d’une bonne bouffée d’air et d’un petit bol d’eau nous enthousiasme d’avance.

Dompter la rivière Mistassibi

Direction le nord du Lac-Saint-Jean, la ville de Saint-Stanislas. On a rendez-vous à 14 h00 chez Québec Raft. Nous sommes quatre à tenter l’aventure, dont un couple français. Joe nous attend dans la boutique. Pas question de partir sans un rappel des consignes de sécurité, condition sine qua none pour «affronter» la Mistassibi. Nous réalisons alors que nous allons devoir dompter des rapides comparables à des montagnes russes. Mais il est trop tard pour reculer. Nos mains deviennent subitement moites, et une certaine nervosité se manifeste. Heureusement, nos esprits sont rapidement occupés par les préparatifs. Casque, ceinture de sauvetage et combinaison : tout doit être vérifié. En cas de chute, Joe nous rappelle qu’il faut nager les pieds vers le bas du courant pour amortir les chocs sur les tibias et genoux, le temps d’être récupéré. Nous descendrons la rivière sur environ sept kilomètres. Un mélange d’exaltation, d’ivresse et de peur nous envahit.

Emotions garanties

L’heure du départ a sonné. Joe, notre guide, nous avertit que les places à l’avant sont les plus exposées aux éclaboussures. Des éclaboussures qui, je m’en rendrai compte plus tard, ressemble plus à des déferlantes d’eau froide qu’à un simple arrosage. Nous décidons donc de rester au milieu, entre deux eaux. A la seconde même où nous aperçevons le premier rapide, nos cœurs commencent à s’emballer. Au fur et à mesure, la puissance de la rivière Mistassibi s’empare de nos êtres. Comme une impression d’atteindre le point de non-retour. Pourquoi avons-nous embarqué dans cette aventure ? Nous sommes emportés par les tourbillons de la rivière. Face à nous, de grands moutons blancs se dressent et l’écume nous frappe les visages. Nous devons pagayer de toutes nos forces pour les franchir. Joe, notre « barreur », nous indique les manoeuvres à effectuer et nous crie quelques consignes de sécurité. «A tribord», s’écrie t-il.

Les premières difficultés

Nous réussissons à franchir le premier rapide. Nous avons quelques minutes de répit avant d’affronter le suivant. Il s’agit de “Moby Dick”. Nous nous engouffrons dans les premières vagues sans difficulté. Soudain, une énorme trombe d’eau s’abat sur nos têtes. Tout comme mes coéquipiers, je suis entièrement trempée. Cependant, nous ne sommes pas au bout de mes peines. Joe nous avertit que le prochain rapide, baptisé “Overdose”, nécessite des manœuvres très techniques. Je suis tendue et mes bras sont ankylosés. Ce n’est pourtant pas le moment de fléchir ! Le courant devient plus puissant, trop puissant. Nous redoublons d’efforts, en vain : Mistassibi est la plus forte.

Le bateau devient difficilement contrôlable. Nous effectuons un virage à 45 degrés. L’adrénaline monte. Ça secoue dangereusement. Nous découvrons alors les joies du rodéo. Nous nous mettons à rire. Peut-être est-ce nerveux. Puis, un moment d’inattention, et nous avons bien failli passer par dessus bord. Heureusement, le kayakiste de sécurité veille. Après plusieurs manœuvres acharnées et sous l’oeil attentif de Joe, nous finissons par rectifier le cap. Nous sommes désormais prêts à attaquer notre quatrième rapide. Il s’appelle “Colorado”. De loin, le plus facile, nous nous laissons porter au gré du courant. Un repos bien mérité et l’occasion pour nous d’admirer enfin le paysage.

L’adrénaline au rendez-vous

Hélas, le pire reste à venir. Il s’agit d’”Hawaii”, l’avant-dernier obstacle. Cela rappelle étrangement une vague. Espérons que nous nous trompons. « Accrochez-vous », lance Joe. «Sur cette partie, vous allez être secoués. Certains vont même peut-être tomber à l’eau », avertit notre guide. Plonger dans ces remous blancs ne nous tente vraiment pas. Mais aura-t-on le choix ? Non, nous frappons de plein fouet le centre de la vague. On a juste le temps de voir la pointe du raft chatouiller le ciel bleu. Heureusement, nous ne chavirons pas et retombons dans un vacarme sourd. Toutefois, deux de nos équipiers sont à l’eau, le sourire jusqu’aux dents. Nous les récupérons pour braver le dernier tronçon de l’expédition au nom évocateur de “Messe Noire”. Un imposant rapide qui comporte une série de brusques dénivellations. Puis, au bout de quelques instants, le cycle essorage de la machine à laver finit par s‘arrêter. Lessivés, nous avons l’impression de sortir du tambour. La prochaine fois, on n’oubliera pas l’ assouplissant…

Pour en savoir plus :

Québec Raft propose de pratiquer du rafting sur la grande rivière Mistassibi. Pour $65.00, l’activité comprend : la descente , l’équipement nécessaire , un guide d’expérience par embarcation, un kayakiste de sécurité par voyage et une présentation vidéo de l’expédition.

http://quebecraftweb.weebly.com/index.html

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