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Pula une ancienne cite romaine en Croatie

Pula une ancienne cite romaine en Croatie

Située dans le sud de l’Istrie, au bord de l’Adriatique, Pula abrite de magnifiques vestiges de l’Empire romain, comme son célèbre amphithéâtre.

Pula, c’est une ville infiniment méditerranéenne, industrielle, tumultueuse, mais calme et douce à la fois. Une ville qui vit et qui respire. Les usines, les chantiers navals, l’arsenal, cohabitent dans une atmosphère chaleureuse avec l’amphithéâtre, le temple d’Auguste et la forteresse.

Pula, ou Pola en italien (deuxième langue officielle de cette municipalité cosmopolite), doit sa fortune à la mer depuis l’époque romaine. Le port est resté actif malgré les siècles et a offert à la ville ses nombreuses richesses, datant de toutes les époques et se mêlant dans un joyeux capharnaüm. Toutefois, on regrette que ce port si industrieux finisse par masquer la mer derrière les murs de l’arsenal et les tôles des entrepôts.

Le sixième plus grand amphithéâtre romain

A leur arrivée à Pula, tous les touristes se ruent vers l’amphithéâtre, construit au Ier siècle. Il pouvait accueillir 23 000 spectateurs. Ses dimensions, 132 mètres sur 105, en faisait le sixième plus grand amphithéâtre de l’Empire romain.

Dépouillé de nombreuses pierres au Moyen-Âge, il est toutefois très bien conservé. En 1583, pourtant, Pula a bien failli perdre son arène, lorsque le Sénat vénitien (Pula était alors propriété de la Sérénissime) proposa de démonter le monument pour le reconstruire à Venise…

Sur le chemin de ronde s’égrainent les portes romaines

Autour de la vieille ville, surmontée par une forteresse, courent les rues Carrarina et Sergijevaca, qui correspondent aux anciens remparts de Pula. En partant de l’amphithéâtre, situé bien en dehors de cette enceinte, on voit d’abord la Porte Double et la Porte d’Hercule, toutes deux construites à l’époque romaine. Derrière elles se trouvent le musée archéologique d’Istrie ainsi que les vestiges du théâtre antique.

Plus loin, on longe un large square à l’ambiance Belle-Epoque puis on arrive à la place Portarata, sur laquelle s’élève l’élégant arc romain des Sergius. Ce bel édifice, qui a conservé quelques belles sculptures, est aussi appelé la Porte d’Or et fut dédié à trois frères, membres de l’illustre famille des Sergius.

Une mosaïque et une chapelle paléochrétienne

A l’est de la porte s’étend un petit quartier du XIXe siècle, calme et chaleureux. De l’autre côté, la rue des Sergius permet d’entrer dans la vieille ville.

Cette rue, bordée de petits immeubles parfois ornés de décors très vénitiens, permet de voir l’essentiel du plus vieux quartier de Pula.

Sur la gauche, on peut toutefois faire un écart dans la rue du monastère des Bénédictins (Beneditinske Opatije). Elle mène à un petit espace vert qui cache une petite merveille.

Tout au fond du petit parking, dans ce qui semble être la cour d’un immeuble, remarquez une grille qui ferme un espace en sous-sol. Regardez au fond : on y voit une mosaïque romaine du IIIe siècle. Parfaitement conservée, elle a été laissée sur son lieu de découverte.

Un peu plus loin, en descendant vers le sud, on peut également voir la minuscule mais vénérable chapelle Sainte-Marie-Formose. Cette église, construite au VIe siècle, est le seul vestige d’une très grande basilique paléochrétienne.

Le forum

En reprenant la rue des Sergius, on arrive au forum. Cette place, deux fois millénaire, est bordée par deux monuments d’exception.

Le premier, le temple d’Auguste, très bien conservé, a été construit au début du Ier siècle. Le second, l’hôtel de ville, a été construit au XIIIe siècle. A l’arrière, il a conservé la façade d’un temple identique à celui d’Auguste.

Un peu plus loin, enfin, on arrive à la cathédrale, édifice massif du XVIIe siècle.

La forteresse

Pour accéder à la forteresse, il suffit de monter les escaliers qui se trouvent sur le côté droit de la rue des Sergius. Ils aboutissent à la rue Castropola, bordée de belles maisons bourgeoises entourées de grands jardins exotiques et verdoyants.

On passe devant le monastère franciscain, construit au Moyen-Âge et accessible grâce à une rue pavée en pente très très glissante. Son jardin renferme quelques éléments de sculpture romaine.

On arrive enfin à la forteresse, construite au XVIIe siècle sur les plans d’un architecte français passé au service de Venise. Elle offre un beau point de vue sur la ville et le port ainsi que sur l’amphithéâtre. Elle abrite l’aquarium de Pula ainsi que le musée d’Histoire de l’Istrie.

Les plages et la villa de Tito

Autour de Pula se trouvent nombre de plages, généralement accompagnées par d’inévitables suites d’hôtels, de restaurants et de campings. Pour plus de calme, on peut toutefois rejoindre les villages de pêcheurs de Pomer et de Banjole.

La petite ville de Fazana, à quelques kilomètres au nord de Pula, propose des lignes régulières vers l’archipel tout proche des Brijuni. Ces petites îles, que l’on peut parcourir à pied, à vélo ou en petit train touristique, renferment, dans une végétation préservée, les restes d’une forteresse byzantine, d’une villa romaine ainsi que la Villa Blanche. Cette maison était le lieu de villégiature de Tito, qui y a reçu nombre de célébrités et de chefs d’Etat.

Y aller

Pula est accessible par l’autoroute de l’Istrie, reliée au réseau italien et au reste de la Croatie. On peut également s’y rendre en bus depuis nombre de villes croates et italiennes ainsi qu’en ferry depuis Zadar. La ville possède enfin un petit aéroport régulièrement relié à Zagreb ainsi qu’à Londres, Berlin, Zurich, Manchester, Oslo, Kiev… en été.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site de l’association touristique de Pula.

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