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Pourquoi y atil sept merveilles Le choix du chiffre sept

Pourquoi y atil sept merveilles Le choix du chiffre sept

Pourquoi le créateur de la liste des merveilles du monde antique choisit-il le chiffre sept ? Voici les différentes théories à propos de ce choix.

La liste des sept merveilles fascine depuis l’Antiquité. Cette liste évolua souvent. La première connue recense: le mausolée d’Halicarnasse (tombe du satrape Mausole de Carie), le temple d’Artémis à Ephèse, la statue de Zeus sculptée par Phidias qui se trouvait dans le temple de ce dieu à Olympie, le colosse d’Hélios à Rhodes, les jardins suspendus de Babylone, la pyramide du roi Chéops à Giza et les puissantes murailles de Babylone. Le phare d’Alexandrie n’entrera que tardivement dans la liste. Les murailles de Babylone la quitteront au VIIIe siècle de notre ère.

Si la majesté des différents édifices n’est pas mise en question, il est intéressant de se demander pourquoi le créateur de la liste, qui est peut-être Callimaque de Cyrène, directeur de la grande bibliothèque d’Alexandrie, choisit d’en retenir sept. Callimaque de Cyrène ou Philon de Byzance, premier auteur à évoquer la liste, figure parmi les plus grands érudits de l’Antiquité hellénistique. Il s’agit d’hommes de sciences, de lettrés, de savants, de stratèges. En aucun cas, il faut voir dans le choix du chiffre sept une quelconque valeur ésotérique ou mystique.

Aristote et l’astronomie

Le chiffre sept est très important pour les scientifiques anciens. En effet, Aristote, qui n’était pas qu’un «simple» philosophe, dénombra, dans un de ses traités d’astronomie, sept astres errants. Il s’agit de sept corps qui ne suivent pas le mouvement de la voute céleste: le soleil, Mercure, Vénus, la lune, Mars, Jupiter et Saturne.

Eschyle et les Sept contre Thèbes

Les savants d’Alexandrie maitrisaient les lettres grecques. Il y a chez les auteurs classiques qui sont antérieurs à la fondation de la bibliothèque par Démétrios de Phalère, plusieurs références à ce chiffre sept. Le tragédien Eschyle rédigea les Sept contre Thèbes. Cette pièce du cycle thébain oppose les deux frères ennemis Etéocle et Polynice. Chacun à la tête de sept guerriers (eux inclus) défend ou attaque l’une des sept portes de la cité de Béotie. Ce mythe fut abondamment illustré.

Platon et les sept sages

Platon composa aussi une liste (Protagoras, 343) des sept plus grands sages de la Grèce classique. Il cita Thalès de Milet (VIe siècle avant notre ère), Solon d’Athènes (640-548), Chilon de Sparte (VIe siècle avant notre ère), Pythacos de Mytilène (7e-6e siècles avant notre ère), Bias de Priène, Cléobule de Lindos et Myson de Chénée. Cette liste évolua également, car parfois elle contient le philosophe gréco-scythe Anacharsis ou Epiménide.

Hésiode

Enfin, Hésiode, dans son célèbre ouvrage Les Travaux et les jours évoque les sept jours de la semaine: «Voici en effet les jours de Zeus très sage. D’abord, le premier, le quatrième et le septième sont des jours sacrés – le septième, Léto enfanta Apollon à l’épée d’or.» (v. 770-771).

Tous ces emplois du chiffre sept marquèrent certainement les savants de la bibliothèque d’Alexandrie qui reprirent ce chiffre en hommage aux traditions littéraires, philosophiques et scientifiques des illustres érudits de la Grèce classique.

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