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Musee JacquemartAndre belle collection privee duvres dart

Musee JacquemartAndre belle collection privee duvres dart

Découvrez ce magnifique hôtel particulier à Paris 8e, demeure de collectionneurs dont la vie a été consacrée à la passion de rassembler des objets d’art

A la fin du XIXe siècle dans le nouveau Paris d’Haussmann, Edouard André et son épouse Nélie Jacquemart, couple de grands collectionneurs, font édifier un somptueux hôtel particulier. A la mort de son mari, Nélie Jacquemart lègue à l’Institut de France l’hôtel et ses collections, pour en faire un musée, qui ouvre ses portes dès 1913.

Le musée Jacquemart-André, situé à côté des Champs Elysées, propose la découverte d’espaces habités au XIXe siècle : salons d’apparat, escalier monumental, jardin d’hiver, appartements privés, salles de réception. La collection présentée est exceptionnelle.

Un couple hors du commun

Héritier d’une famille de banquiers protestants, Edouard André met sa fortune au service de ses acquisitions d’œuvres d’art qu’il expose dans son nouvel hôtel du Boulevard Haussmann, achevé en 1875. Il épouse en 1881 une artiste de renom qui a exécuté son portrait, Nélie Jacquemart. Ce mariage est décisif pour la création du musée.

Nélie Jacquemart initie son mari à la Renaissance Italienne. Chaque année, le couple se rend en Italie et forme, au fur et à mesure de ses acquisitions, une des plus belles collections d’art italien en France. De retour à Paris, c’est Nélie Jacquemart qui met à profit son talent de peintre et son goût naturel pour meubler et décorer les pièces nobles de l’hôtel particulier du boulevard Haussmann. Edouard, lui, organise le musée Italien. Ils étaient connus pour leur propension pour l’art.

La peinture

La peinture française : à l’époque où Edouard André fait l’acquisition d’œuvres françaises du XVIIIème siècle, celles-ci font l’objet d’un regain d’intérêt. Edouard André acquiert de multiples chefs-d’œuvre de Nattier, Vigée-Lebrun, Chardin, Fragonard et David qui sont exposées au rez-de-chaussée du musée.

La peinture hollandaise : la collection hollandaise est composée de toiles de Van Dyck, Frans Hals, Jan de Bray, Rembrandt, Philippe de Champaigne ou encore Jacob Van Ruysdael ornent les murs de la bibliothèque.

La renaissance italienne : les époux André ont constitué au premier étage de leur demeure un véritable musée privé consacré à leurs collections d’art italien du Quattrocento (au 15e siècle, la première Renaissance) qu’ils réservaient à leurs amis intimes.

Les sculptures

La salle des sculptures : la salle des sculptures abrite l’une des plus belles collections de sculptures italiennes des XVe – XVIe siècles conservées en France.

La salle florentine : elle se présente à la fois comme un lieu de culte où se rencontrent des œuvres d’inspiration religieuse (stalles d’église, retable d’autel et monument funéraire) et une galerie de peinture privilégiant l’Ecole florentine.

La salle vénitienne : dominée par un superbe plafond à caissons, les tableaux de Mantegna, Bellini ou Carpaccio restituent ici le cadre typique d’un Palais vénitien.

Les tapisseries et les objets d’art

Les tapisseries : Le salon des tapisseries recèle les trois pièces des Jeux Russiens tissées à la Manufacture Royale de Beauvais. Le grand salon présente, quatre tapisseries représentant les saisons, tissées dans les ateliers des Gobelins.

Mobilier et objets d’art : Les époux André ont constitué un ensemble de meubles prestigieux, des époques allant de Louis XIV à Louis XVI.

Un monument remarquable : l’hôtel construit par Henri Parent

En 1860, le village de Monceau est annexé à la ville. Cette annexion s’intègre dans un vaste plan d’urbanisme dont la réalisation est confiée par Napoléon III au préfet Haussmann. C’est sur le boulevard Haussmann qu’Edouard André achète un terrain pour se faire bâtir un hôtel. Il en confie le projet à Henri Parent, de 1868 à 1875.

Une particularité de la construction est l’accès à l’hôtel : le visiteur doit emprunter une rampe en partie couverte qui s’élève progressivement en arc de cercle. La calèche qui l’avait amené pouvait redescendre de l’autre côté par un chemin symétrique.

L’atmosphère d’une demeure habitée et les salons

Si le gros œuvre dure plusieurs années, ce sont vraiment les finitions intérieures qui sont méticuleusement remaniées. Le visiteur se sent rapidement imprégné par l’ambiance ; ce lieu unique n’est pas seulement un musée, c’est avant tout une demeure.

Les salons d’apparat ont été conçus pour les réceptions les plus fastueuses. Ils reflètent le goût des époux André pour la peinture française et les arts décoratifs du XVIIe siècle. Dans les petits salons, à la décoration raffinée, ils recevaient leurs relations d’affaires. Dans un décor intime, les André ont exposé les objets qu’ils préféraient, parmi lesquels les chefs-d’œuvre de Greuze, Fragonard, Chardin et Coypel.

La salle à manger, aujourd’hui le salon de thé, est l’une des pièces les plus remarquables de l’hôtel particulier par son plafond peint par Tiepolo et ses tapisseries, tissées à Bruxelles au XVIIe siècle.

Les appartements privés et le jardin d’hiver

Aménagés au rez-de-chaussée de l’hôtel particulier, les appartements des époux André confèrent au musée toute l’atmosphère d’une demeure habitée. La petitesse des lieux témoigne de la volonté des André de consacrer le plus d’espace possible à leurs œuvres d’art.

Première salle des appartements privés, la chambre de Madame reprend un aménagement typique du règne de Louis XV. La chambre à coucher de Monsieur et sa salle de bain attenante ont conservé leur décor d’époque et restituent pleinement le souvenir du grand collectionneur.

Au pied du majestueux escalier à double révolution orné des fresques de Tiepolo, un jardin d’hiver agrémenté de plantes exotiques accueille les invités, comme il était d’usage sous le règne de Napoléon III.

Renseignements pratiques

  • Musée Jacquemart-André
  • 158, boulevard Haussmann – 75008 PARIS
  • Téléphone : + 33 (0) 1 45 62 11 59
  • Fax : + 33 (0) 1 45 62 16 36
  • http://www.musee-jacquemart-andre.com/

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