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Les Witch Doctors dans le bocage normand

Les Witch Doctors dans le bocage normand

Le premier album de sorciers normands, les Witch Doctors décidés à mettre à l’honneur la langue de Molière sur des couleurs rock and blues

Ils sont trois, trois irréductibles gaulois qui résistent à l’invasion des “Grands Bretons” dans la chanson. Peut être bien que oui, peut être bien que non, en tout cas c’est bel et bien dans la langue de Molière qu’ils ont eu l’audace de donner naissance à leur premier album, dont vous pouvez écouter des extraits ici : Born on the bocage, aux couleurs, blues, roots et rock.

Un style entier où le demi écrémé n’existe pas.

Comme ils ne font pas les choses à moitié, le demi écrémé en Normandie pour ces trois sorciers de la musique, ils ne le connaissent pas. Ils ont décidé de laisser parler leur mots, leurs baguettes et leurs notes. D’un rythme effréné qui ne peut laisser immobile, à une rage palpable dans les doigts qui courent le long du manche, J’en demande encore et son clin d’œil à Johnny B Good, c’est de l’énergie en bidon qui se distille et sert à booster vos réveils difficiles. Dans le même état d’esprit Dans la détresse, et son refrain répétitif met en relief le cercle vicieux de la descente aux enfers, de la glissade vers le bas, le blues qui vous tombe dessus. Et sur la même ligne mélodique que Rawhides des Blues Brothers, envoûtante (remarquez avec ces sorciers, c’est tout naturel), c’est une pression supplémentaire qui s’installe, une lourdeur mise en lumière par un jeu de batterie d’Olivier Gebenholtz des plus puissants, dans Sortir d’ici, que la voix puissante et profonde de JC Pagnucco souligne.

Vivre d’amour et de zydeco

Mais ces trois lascars là ne vivent pas que d’amour et d’eau fraîche, depuis leur bocage normand et d’un saut d’un seul, ils entrainent leur public, auditeurs vers le Delta du Mississippi avec D‘amour et de zydeco. Un air de fiesta lousiannaise s’empare d’eux, juste à regretter l’absence d’un petit accordéon pour y croire vraiment.

La vie n’est jamais toute rose ou toute noire.

Mais tout n’est pas toujours rose dans la vie, Rien qui vaille donne le ton sur ce blues de banlieue , où la guitare d’Emmanuel Desnos pleurt avec brio, surtout dans ses trémolos et un solo langoureux. Mais c’est dans un tempo plus moelleux, plus bluesy que Jean Christophe évoque un présent qui doit s’affranchir d’un passé tout doucement, les passages étant souvent rudes, douloureux, dans j’ai tout donné. Avec les fleurs fanées, le coup de blues des amoureux malheureux chante sa désolation.

Mais ils ne vont pas se laisser aller, c’est sans compter sur une nouvelle mixture qui n’a rien de maléfique, juste à base de musique, de vie et en français, parbleu !Et je me sens si bien ne peut que s’appliquer.

Une nouvelle zone de turbulence, de doute, et la balade se fait triste , où la voix de Jean Christophe résonne en un écho des plus sombre et douloureux, y aura rien de nouveau aujourd’hui

Mais un virus les a bien attrapés, avec 40 de fièvre et ils ne peuvent déjà plus tenir en place, avec un débit de paroles des plus fougueux pour un final de folie dans ce bocage d’où ils sont nés, Made in Normandie

Pour les découvrir , leur site officiel

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