Blog

Les origines de Satan De lange dechu ou du Diable en enfer

Les origines de Satan De lange dechu ou du Diable en enfer

Certains étudiants en mystique font venir Satan de Seth, d’autres de Pan, disant chaque fois qu’il est l’Opposant, l’Adversaire…

A propos du nom « Satan », nous rappelons ce que nous avons lu à son sujet dans « Isis dévoilée », de même que dans d’autres ouvrages : « Son nom est le plus souvent interprété de la sorte : en hébreu, « Sâtân » signifie « adversaire », qui est tiré du verbe « Shatana » signifiant « être contraire », « persécuter ». L’origine du mot est peut être Hittite. Nous devons à présent corriger ce propos et constater en fait qu’il a permis à ceux qui le voulaient de créer ainsi « le Responsable du Mal ». Car en réalité, il existe d’autres explications étymologiques, moins connues et toujours restées volontairement cachées.

On relève cette note où le mystique Bunsen propose sa solution étymologique du nom « Satan » : « Le nom de Seth avec la syllabe « an », du chaldéen « ana »* ou « ciel », constitue le terme Satan. Les facétieux semblent s’en être emparés comme c’est leur coutume, et en ont fait « Satan », du verbe « Sitan » (New) signifiant « s’opposer ». (HPB – Isis dévoilée ; p.156)

(* Si « Gibborim » peut signifier « géant », on sait encore que « Ana », « Anu », « Anou » ou « Anouk », dans le langage chaldéen, sont des racines dont un sens est celui de « Fils du Ciel », ou « Dieu du Ciel », ou encore « Dieu descendu (venu) du Ciel » mais aussi de « géant ».)

L’Opposant ou l’Adversaire…

Donc, on trouve le plus souvent l’orthographe de Satan tirée du verbe « s’opposer » (New), dérivant sur le mot « Adversaire », au point qu’à chaque texte où on lit « New », on traduit par « Satan ». Si l’on veut préserver ce caractère « rebelle », le nom de « Satan » ou « Sheitan » évolue cependant du verbe duquel il est tiré. On trouve alors « Naeyw » ou « Naeyaw ». 370 est celui du Grand Agent Magique, dont Aleister Crowley disait, en faisant parler Baphomet : « … moi qui suis l’œil et la dent » (« Ayin » (œil) a pour valeur 70 et « Shin » ou « dent » 300 : donc 70+300=370).

Jean Bodin (1529-1596), dans sa « Démonomanie des sorciers », nous assure que Satan est le nom que les Hébreux donnaient au dieu Pan, qui régnait alors sur tous les peuples sous les noms les plus divers, Priape, Bacchus, Adon, Baal, Mithra…

Des dieux antiques devenus de puissants démons…

Ces dieux déchurent en enfer et le nouveau monde chrétien les connut avec le titre de « démon » que les kabbalistes appellent « Qliphoth ». La science occulte nomme les Qliphoth d’aspect féminin des Liliths (ou Lamies en Grèce antique, Dâkinî en Orient, Bacchantes dans la Rome antique, etc.) et ceux d’aspect masculin des Sheitans. Lorsqu’on connaît la relation intime pouvant exister entre les Qliphoth et l’activité sexuelle, on comprend le sens occulte de la phrase célèbre : « La religion de Satan est celle de la chair ».

(* « Qliphoth » (tvfylq) est le pluriel de « Qlipah » (hfylq), signifiant « coque », « coquille », « ombre », « image ».)

Logiquement, si comme il est dit dans la science occulte, « Lilith est la Chef des Qliphoth, Bélial en est le Chef masculin » souvent « Pan », on devrait alors appeler les Qliphoth mâles des « Bélials ». Mais le caractère volontairement « rebelle » trouvé dans le nom « Sheitan », lié à « l’Autre Côté », appelé « Sitra A(c)hara » (arca areys), a sans doute mieux correspondu à la nature des entités concernées.

On présente Lilith et Samaël « nés ensemble », parfois comme « frère et sœur », ou même comme couple.

Related Articles

Close