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Les champignons cest bon et cest la saison

Les champignons cest bon et cest la saison

La chasse aux champignons va bientôt battre son plein. Les ramasseurs vont se lancer à l’assaut des forêts… avec une bonne fricassée en point de mire !

Hum, hum ! Sentez la bonne odeur de champignon, la terre est humide, les arbres parés de leurs couleurs d’automne balancent au vent leurs branches qui se dénudent, les fougères ont roussi, les glands, marrons et châtaignes vous tombent sur la tête et niché sous les feuilles, l’objet de votre convoitise, un beau cèpe, attend d’être cueilli…

Bien chaussé, manches longues et pantalon long (pensez aux épines, tiques, ou autres bestioles rampantes…), équipé d’un bâton pour soulever délicatement les feuilles, d’un panier, couteau et petit guide des différentes espèces, vous êtes paré pour la cueillette des champignons et à défaut vous aurez pris un bon bol d’air, si le petit malin ne montre pas le bout de son chapeau !

Les yeux écarquillés, scrutez et fouillez le sol, il ne manque à votre bonheur que d’apercevoir la belle tête bronzée d’un cèpe, la belle couleur orangée d’une girolle ou encore la tête haut perchée de l’altière coulemelle…

Mais attention, être cueilleur de champignon, ce n’est que du bonheur, mais ça ne s’improvise pas, petit rappel de quelques règles.

Peut-on cueillir des champignons partout ?

En France, les trois quarts des forêts appartiennent à des propriétaires privés (foncier, agriculteur, forestier…) et le quart restant à l’Etat (commune, ONF, société de chasse, établissement public…).

Mais qu’ils éclosent dans les forêts, les bois, les champs, les prés… contrairement à la croyance, les champignons ne vous appartiennent pas, et ceci qu’il y ait ou non un panneau d’interdiction d’entrée ! C’est au propriétaire du lieu qu’ils reviennent en priorité (personne privée ou publique), comme le stipule la loi (article 547 du code civil) : « les fruits naturels de la terre, appartiennent au propriétaire par droit d’accession ».

Ce que dit la loi

Avant de partir cueillir des champignons, sachez que le ramassage peut être assujetti à réglementation par arrêté préfectoral. Alors faites un détour en mairie de votre lieu de ramassage ou à la préfecture pour vous assurer de l’existence d’un éventuel arrêté. Arrêtés qui sont affichés dans chacune des communes concernées et publiés dans deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans tout le département.

Les amendes encourues : tout ramassage non autorisé de champignons en forêt – publique ou privée – est puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 150 euros et lorsque le volume cueilli excède 5 litres, l’amende peut aller jusqu’à 750 euros (Code forestier, art. R.331-2). Alors prudence, ça fait cher la poêlée !

Civisme et bonne conduite sont les règles d’un bon cueilleur de champignons

  • Respecter les panneaux indiquant “Propriété privée”, “Cueillette de champignons interdite” ou “Cueillette réglementée”. Pour être en mesure de cueillir des champignons dans ces cas précis, vous devez posséder l’autorisation du propriétaire des lieux, sachant que cette autorisation peut être réglementée et payante ! Dans certaines régions des propriétaires se sont regroupés et délivrent des permis de cueillette que vous devez posséder avant de remplir votre panier.
  • L’absence de clôture ou de panneau d’interdiction, ne vous dédouane pas de demander la permission du propriétaire avant de pénétrer dans les lieux, car la cueillette n’est considérée que “tacitement” autorisée par le propriétaire.
  • Ne forcez pas les entrées ou chemins interdits avec votre véhicule, garez-vous de façon à ne pas gêner la circulation des engins agricoles ou forestiers. Ne détériorez pas les clôtures existantes.
  • Eviter de piétiner les récoltes et plantations.
  • Cueillez la juste quantité suffisant à votre consommation, et variez les espèces pour préserver le renouvellement des champignons et du mycélium.
  • N’écrasez pas ou n’arrachez pas les champignons vénéneux ou ceux que vous ne connaissez pas, ils font partie et sont utiles à l’écosystème de la forêt. Laissez aussi sur place ceux qui sont trop vieux ou trop véreux.
  • Tout autre instrument qu’un couteau pour couper les champignons est interdit.
  • Attention, en période de chasse, redoublez de prudence.
  • Enfin ne mettez tous vos champignons dans le même panier ! Une seule amanite peut contaminer et empoisonner toute une récolte, séparez les espèces douteuses de celles dont vous êtes sûr.

Après la cueillette

Avant de vous délecter de vos champignons, à moins d’être très expérimenté, n’hésitez pas à montrer votre cueillette à votre pharmacien pour qu’il en vérifie la comestibilité.

Pour les débutants, il est impératif de cueillir les champignons avec le pied car c’est le seul moyen de savoir s’ils sont consommables. Si un champignon dégage une odeur désagréable, cela doit vous mettre en alerte et ne vous fiez surtout pas à la beauté d’un spécimen pour décider s’il est bon ou non, les plus beaux ne sont pas forcément les meilleurs ! D’affreux petits champignons sont excellents et de superbes variétés peuvent s’avérer mortellement toxiques !

Les champignons comestibles que l’on trouve le plus facilement en France

Les forêts françaises recèlent environ 4.000 espèces de champignons, mais seulement une trentaine d’entre elles est comestible.

Parmi les champignons les plus connus on trouve les bolets, girolles, trompettes de la mort et chanterelles qui sont considérés comme les plus faciles à trouver. On trouve ces espèces partout, mais selon des quantités variables, en fonction des régions, sachant que les habitants du Sud de la France sont privilégiés pour ramasser en quantité des cèpes et des girolles où ils poussent en plus grande quantité que dans le Nord, favorisés par un climat plus propice.

Infos pratiques : les différents centres antipoisons en France :

Ile-de-France : tél. : 01 40 05 48 48 – Angers, tél. 02 41 48 21 21 – Rennes : tél. 02 99 59 22 22 – Rouen : tél. 02 35 88 44 00 – Lille, tél. 0 825 812 822 – Nancy, tél. 03 83 32 36 36 – Reims, tél. 03 26 06 07 08 – Strasbourg, tél. 03 88 37 37 37 – Lyon, tél. :04 72 11 69 11 – Grenoble, tél. 04 76 76 56 4 – Marseille, tél. : 04 91 75 25 25 – Bordeaux, tél. : 05 56 96 40 80 – Toulouse, tél. : 05 61 77 74 47

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