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Lemmy Kilmister de Motorhead est un bourrin

Lemmy Kilmister de Motorhead est un bourrin

Le 2 Décembre dernier sortait en dvd un documentaire sur le chanteur et bassiste de Motörhead, Lemmy Kilmister. Sans surprise, le personnage est effrayant.

Une façon d’en apprendre un peu plus sur celui qui est considéré comme l’inventeur du Heavy Métal. Avant ça, le mec était roadie pour Jimmy Hendrix et allait lui chercher des acides. “Je lui en ramenais une dizaine, Jimmy en prenait 7 et m’en donnait 3, obligé de les gober sur le champ“. Bienvenu dans la vrai vie du Lemmy des années 2000, devenu bête de foire au Rainbow, bar de motard de la périphérie de Los Angeles. Il s’assoit toujours à la même place, s’enfile une dizaine de whisky coca devant une machine à sous dont il détient tous les meilleurs scores.

Triste réalité en adéquation parfaite avec le personnage, Lemmy représente très justement l’âme du rock’n’roll, à la lisière du punk et du motard tatoué ringard. Il est tout à la fois, comme une sorte d’aimant à cliché horriblement vieillissant. Pourtant il n’a pas changé depuis ses débuts avec Hankwind, groupe de space rock des années 1970 dont il s’est fait viré. Le monstre est trop ingérable, trop défoncé, “On tournait pas à la même drogue, moi je carburais au speed alors qu’eux prenait du LsD, on allait pas au même rythme“. Pour se venger, il baise les petites copines des membres du groupe, et subit une traversée du désert, de squat en squat. De plus en plus violent, il s’entoure de deux animaux enragés, Eddie Clarke à la guitare et Phil Taylor à la batterie. Il enfourne une basse Rickenbacker, tourne la disto à son maximum et pousse la gueulante dans des premières parties de concert à Londres. Motörhead est qualifié de “pire groupe du monde” par la presse et Lemmy se satisfait largement de l’appellation. Premier succès, Overkill en 1979 suivit de Ace of Spade en 1980. Aujourd’hui, le vieillard de 65 ans n’a pas quitté ses bottes faites sur mesure, et vit dans un appartement minable de Los Angeles, proche de son bar favori, le Rainbow. Quand il fait visiter son appartement, on se dit que Strip Tease aurait très bien pu faire un épisode avec Lemmy.

Lemmy, le nazi?

Comme ultime provocation, Lemmy arbore le moindre centimètre carré de son appartement d’une arme ou d’une affiche à l’effigie du régime nazi, “Si l’armée américaine avait aussi fière allure que l’armée allemande de l’époque, je porterai des blazers américains. mais c’est pas le cas, personne n’a fait d’armes aussi belles que les allemands“. A l’image d’un Sid Vicious affichant fièrement les couleurs du nazisme, Lemmy se fout pas mal des considérations politiques. C’est pour la beauté du geste, en quelques sortes. Le hic, c’est qu’après 30 années d’une imagerie punk borderline, des groupuscules nazis se sont greffés au mouvement, apportant une réel idéologie derrière ce qui n’était au début qu’un geste de provocation. Mais ça aussi Lemmy s’en tape, comme de tout le reste. “Je ne vais pas inciter les jeunes à se droguer, mais je ne leur dirai pas non plus qu’ils ne doivent pas le faire“. Quand il nous présente son fils qu’il a rencontré au hasard d’une tournée dans les bras d’une des groupies qu’il a baisé, Lemmy est clairement un beauf, mais qui a fier allure. Il lui conseille le speed plutôt que la coke, “On s’échange nos nanas aussi“. Le mythe voudrait qu’il se soit envoyé 2000 femmes. “C’est faux, pas plus d’une centaine” reconnait-il.

Lemmy est tout ce qu’on aime détester. C’est le genre de personnage capable de vous éclairer sur ce qui est rock’n’roll et ce qui ne l’est pas. Regardez ce documentaire, et vous comprendrez que le perfecto ne suffit pas. Dans un coin de Los Angeles il existe un type en shorty d’où déborde la moitié de ses fesses poilues capable de vous foutre la trouille en un regard.

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