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Le Pan des Grecs La divinite maudite qui cree la panique

Le Pan des Grecs La divinite maudite qui cree la panique

Pan était la divinité la plus importante du monde antique. Les Grecs l’intègrent à leur panthéon et lui donnent un destin chaotique, résultat de son physique laid…

Un épisode, en apparence cocasse, retient notre attention. En effet, Nadia Julien écrit : « Pour séduire Séléné, Déesse de la Lune, Pan la métamorphosa en brebis, tandis qu’il prenait l’aspect d’un bélier afin de dissimuler son apparence peu attirante… Séléné consentit à monter sur son dos et se laissa séduire… ».

Parce que nous ne l’avons jamais évoquée, tentons un court portrait de cette divinité que le mystique Akron considère d’emblée comme une grande déesse associée à la Lune. Il écrit : « La sorcellerie en l’honneur de Diane et autres « Maîtresses de la Nuit » ; ou encore les Grandes Prêtresses : Lévanah, Luna, Mari, Nimué, Pasiphaé, Phébé et Séléné. « Séléné personnifie la Lune », écrit Joël Schmidt, « et reste la plus convoitée des déesses ».

Pan, réputé pour sa laideur, furieux dragueur pourtant…

Il est étonnant de découvrir que Pan, alors que chaque mythologue se plaît à le rendre le plus laid possible, est capable de courtiser une divinité associée à la Lune. Et les propos sont sans équivoque : « (…) Le dieu-bouc Pan dissimula ses poils noirs et rudes sous une magnifique toison, l’attira dans une forêt. Elle monta sur son dos et se laissa séduire par lui » (Nadia Julien – Le dictionnaire des mythes).

Si nous enlevons le caractère champêtre de cette histoire, il nous reste un authentique acte d’union entre une Entité personnifiée par un taureau (Lune) et une autre par un caprin cornu (Pan).

Le PAN grec, un principe plutôt qu’un Dieu…

Les grecs craignent Pan pour son excès de luxure qu’il a généré dans tous les peuples antiques. Aussi, pour éviter le pire, ils le considèrent d’emblée davantage comme un principe plutôt qu’un dieu, ou, à la rigueur, un dieu laid et repoussant. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre la définition ésotérique de Pan :

« Il est le Grand Principe régulateur, le premier principe d’amour, le Créateur incorporé dans la matière universelle et formant ainsi le monde. C’est pourquoi les Grecs l’appelaient Pan, le dieu « sans forme particulière capable de prendre toutes les formes possibles et inimaginables ».

La courte explication d’Aleister Crowley au sujet du mot Pan reste confuse cependant qu’elle détermine son rôle et son lieu d’action : « La mot Pan est alors expliqué ; il est un hiéroglyphe à deux piliers (caractère grec), et par conséquent suggère la dualité ; A, de par sa force, est le pentagramme, l’énergie ; et N, par son attribution du Tarot est la mort ».

PAN en tête du cortège des dieux charnels…

Dans son culte populaire, le cortège de Bacchus se compose d’un nombre important d’autres divinités majeures et mineures. Nous trouvons, entre autres, Vénus, Eros, Pan, mais aussi Silène ou encore Priape. Nous comprenons désormais pourquoi la célébration populaire avait réuni ces divins si particuliers en même temps si ressemblants. C’est qu’ils participent tous à l’étape finale, située dans les plans cosmiques les plus bas, et qui concernent la création du monde inférieur qui est le nôtre. Vénus est plus sûrement ici la Vénus lunaire, qui est identifiée avec l’Astarte phénicienne, mais aussi avec Kali Durga et forcément avec Mylitta de Babylone.

Pan est l’Esprit des formes qui s’inclut dans l’espace gouverné par Eros et œuvre par magie à la formation du monde, à travers la « matière non encore manifestée ». Et toutes ces divinités mineures travaillent depuis la Sphère occulte et mystique de la Lune. C’est pourquoi ils sont considérés comme des Divinités et des Esprits lunaires.

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