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Le Musee de lauto de la moto et du velo A Chatellerault un lieu dedie a lhistoire des transports en France

Le Musee de lauto de la moto et du velo A Chatellerault un lieu dedie a lhistoire des transports en France

En Poitou-Charentes, l’ancienne manufacture d’armes transformée en musée présente une large collection de voitures, bicyclettes et scooters

Juillet 2009 : la petite ville de Châtellerault fait la une de l’actualité. L’ultimatum des ouvriers en grève de New Fabris, qui menacent de faire exploser leur usine, attire le regard de la France entière sur cette modeste ville de 35 000 habitants. Son industrie, aujourd’hui orientée vers l’équipement automobile et aéronautique, remonte pourtant à des traditions artisanales bien plus anciennes.

Des couteaux aux autos : une histoire industrielle

La première production industrielle que connaît la ville est la coutellerie. Cette tradition est attestée depuis le Moyen Age. Mais c’est seulement au XIXe siècle que quatre usines voient le jour dans les environs. Elles sont les premières en France à se mécaniser. La fabrication de couteaux s’arrête à Chatellerault, dans les années 60 et les usines se reconvertissent dans la construction mécanique.

En 1820, une ordonnance royale choisit Châtellerault pour y installer la Manufacture d’armes, afin de remplacer celle de Charleville-Mézières, jugée trop proche de la frontière. La prospérité de la ville va alors de paire avec celle de la manufacture qui devient rapidement l’une des plus importantes usines d’armement d’Europe. C’est en 1968 que sa fermeture est décidée et les bâtiments sont réhabilités. Parmi eux se trouvent aujourd’hui, notamment, l’Ecole nationale du cirque, le Centre des archives de l’armement, une patinoire et le musée de l’auto, de la moto et du vélo, né en 1991.

Un musée qui invite au voyage … dans le temps

Le choix d’un bâtiment de la Manufacture d’armes, caractéristique de l’architecture industrielle du XIXe siècle, pour abriter les collections retraçant près de 150 ans d’histoire de la bicyclette, de la moto et de l’automobile, est très judicieux. Dès l’entrée, l’impression visuelle donne le ton : on est dans un musée dédié à l’histoire des techniques. Après la montée de l’escalier et le passage du guichet, on émerge dans un vaste espace de 4300 m2 où sont répartis plus de 250 véhicules, depuis le grand bi, ancêtre de la bicyclette, jusqu’aux voitures de rallyes et autres vélos de course.

Les modèles exposés retracent toute l’histoire de la mobilité particulière depuis le XIXe siècle. On voit aussi bien des prototypes et des véhicules de prestige, comme les Delahaye ou la C14 Voisin, que les grands succès populaires, comme les Citroën Traction et 2CV, ainsi que de nombreux scooters et motos.

L’exposition, qui pourrait être monotone, évite aisément cet écueil en mélangeant deux-roues et voitures, souvent présentés selon une muséographie les mettant en scène dans un contexte d’époque. Les véhicules y sont agréablement exposés dans un décor mêlant mobilier, affiches et objets de la vie quotidienne. Ainsi, la reconstitution d’un ancien garage des années 1950 présente l’équipement complet du mécanicien : établi, outils et machines-outils.

Ce musée est très ludique et permets de circuler très facilement entre les véhicules. Le visiteur est alors transporté à travers le temps, ce qui lui permet de mesurer l’évolution de la vie quotidienne à travers l’histoire, à la fois scientifique, technique et sociologique, des transports terrestres.

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