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Le marche immobilier suisse une valeur refuge

Le marche immobilier suisse une valeur refuge

Le marché immobilier helvétique se porte bien, il a su résister à l’année 2009 par l’expérience acquise de ces 20 dernières années.

Un cocktail global de crise, de contractions de crédits et de repli de performances financières a fait imploser les marchés immobiliers partout dans le monde. Ces événements, dont l’ampleur a rappelé à la Suisse la crise des années 1990 n’a pas ébranlé la stabilité du marché de la pierre helvétique. Le marché immobilier suisse est d’une grande vitalité, l’interaction inébranlable de l’offre et de la demande qui le caractérise lui permet de croitre inexorablement. Le marché immobilier est donc le secteur refuge de la Suisse qui lui a permis de résister à la crise.

Un taux de vacance très bas

Il y a plusieurs raisons qui expliquent cela. D’abord, le taux de vacance est extrêmement bas, constituante essentiel de la croissance durable et modérée des prix. L’office fédéral du logement a estimé ce taux à 0.9%, soit 34760 logements libres au 1er juin 2009. Cette demande est soutenue par une démographie continuellement en hausse. Pour 2009, le solde migratoire était de 1.1%.

Un comportement bancaire très mature

Contrairement à la France et aux Etats-Unis, les banques Suisses sont très prudentes concernant l’octroi de crédits, elles se réservent le financement des hypothèques, ce qui élimine le risque de titrisation.

Un boom dans la construction

La stabilité du marché immobilier a créé une pérennité absolue dans le domaine de la construction. Le paroxysme de ce phénomène s’est déroulé en 2008 avec 45000 nouveaux logements disponibles, alimentant ainsi une offre certes insuffisante mais quantitativement et qualitativement (label Minergie) indispensable à la croissance.

Pas de bulle spéculative

Le dernier point repose sur une absence de bulle spéculative. Pourtant, lors d’une allocution prononcée devant la chambre du commerce et de l’industrie d’Argovie, Thomas Jordan, vice-directeur de la BNS indiquait que la politique très expansive de la BNS amenait les intervenants du secteur de l’immobilier à croire exagérément à une disponibilité de liquidités bon marché.

Les crédits hypothécaires très bas sont à l’origine de ce climat de sur-confiance, et il convient aux banques d’examiner avec vigilance les octrois de crédits, facteur principal de l’augmentation générale des prix. Le volume de crédits très important est à la source d’une pression monétaire sans précédent. Cette idée de liquidités sans limite peut causer des distorsions sur le marché immobilier créant ainsi une bulle ou les preneurs de crédits ne seraient plus forcément en mesure de rembourser leurs hypothèques suite à l’augmentation de leurs taux.

En cas de remontée des taux d’intérêt, la Suisse devrait résister tout de même aux difficultés par ses garde-fous, salaires importants, garanties bancaires…

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