Blog

Le chien du Groenland Seigneur des Glaces Le plus sauvage des chiens de traineau

Le chien du Groenland Seigneur des Glaces Le plus sauvage des chiens de traineau

Parmi les chiens du grand nord, la race du Groenland est sans aucun doute la plus indomptée et la plus libre.

Le chien du Groenland est celui dont on se demande s’il a été domestiqué par l’homme ou s’il a domestiqué l’homme ! Si certains chiens seraient aujourd’hui incapables de survivre par eux-mêmes dans la nature, ce n’est pas son cas. Il peut se débrouiller seul dans les conditions les plus rudes, supporter des températures de -50°C. Il est l’antithèse du chien de salon.

Posséder un chien nordique de la famille des spitz nécessite de se préoccuper de ses caractéristiques naturelles. Pour celui-ci plus que pour tout autre. Il souffre certes de la chaleur, mais il pâtira encore plus d’une vie routinière et sédentaire. Essayons de comprendre pourquoi ce merveilleux chien ne sera jamais heureux à se prélasser trop longtemps sur la moquette.

Un peu d’histoire et de géographie

Le Groenland se trouve à 700 km du pôle Nord. Deux millions de km2 de glaces éternelles, sur une épaisseur atteignant parfois 2000 m. Une île couverte de glace sur 86% de son territoire. C’est là que vous trouverez le chien du Groenland, sur la côte orientale entre Cap Farvel et Scorsebysund et sur la côte orientale entre Jakobshaven et Thulé. Ce sont ces paysages qu’il foule avec ardeur depuis des siècles et des siècles.

La race s’est formée sur des millénaires de migrations d’esquimaux de la Sibérie vers l’Atlantique. Ce sont des expéditions de la fin du XIXe siècle qui la firent entrer en contact avec les Européens. Vers le milieu du XXe siècle, elle se répandit dans toute la Scandinavie où l’on appréciait sa résistance et sa rusticité. Puis peu à peu aux Pays-Bas, en Allemagne, en France (grâce à Paul-Émile Victor en 1937) et jusqu’en Italie.

La race fut codifiée après la seconde guerre mondiale. En 1950 le Kennel Club suédois rédigea le 1er standard, mais il fallut attendre 1967 pour qu’il soit officialisé dans la communauté internationale.

Un chien un peu chat et beaucoup loup

Des félins il a l’indépendance farouche, la fierté, la réactivité. Si l’homme ne le nourrit pas, il trouvera sans problème sa subsistance par lui-même. Quant au loup, il en possède la force, l’endurance, le courage et l’intelligence.

Le comprendre pour le rendre heureux

Du point de vue du caractère, le malamute et lui ont de nombreux points communs, bien que le comportement du chien du Groenland s’apparente encore plus à celui du loup. Ce qui n’est guère étonnant lorsqu’on sait qu’aucune manœuvre sélective de la main de l’homme n’a modifié le cours de son évolution.

Ce dont il a besoin pour s’épanouir, ce n’est pas forcément de grands périples quotidiens mais d’une activité physique très intense par périodes pas trop espacées. Ce chien a besoin d’anticiper son plaisir. Pour peu qu’il ait un espace de liberté où se défouler (n’envisagez même pas un chien du Groenland si vous n’avez pas au moins un bout de jardin) il s’entraînera tout seul, comme un athlète en prévision d’une compétition, en attendant le jour où vous l’emmènerez vivre sa vie de chien sauvage.

Le traîneau n’est pas la seule activité qui puisse le combler. Du moment que ça se passe dehors, de préférence au froid, il aimera tout aussi bien vos descentes à ski en haute montagne, marcher dans la neige pour accéder à un refuge éloigné, vous suivre (ou plutôt vous précéder !) lors de vos randonnées musclées en VTT et même en rafting, pourquoi pas.

Ce qu’il faut lui offrir, c’est l’aventure, les grands espaces et le froid qui lui pique le bout de la truffe. Moyennant quoi, il saura patienter pendant les périodes d’inactivité et entretenant sa forme tout seul à l’extérieur.

L’énergie explosive qui court dans ses veines, c’est celle que vous entendrez lorsqu’il hurlera “the cry of the wild” comme le cousin du loup qu’il ne cesse pas d’être.

Related Articles

Close