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Laffaire Eliane Kabile

Laffaire Eliane Kabile

Mort suspecte, autopsie douteuse, disparition et remplacement de cercueil… La justice semble pourtant se désintéresser de l’affaire Éliane Kabile.

Éliane Kabile, 64 ans, rentre à l’hôpital de Gonesse, le 27 janvier 2001, pour une simple douleur à la cheville droite. Le 10 février 2001, sa sœur, Marie-Christiane Daugimond la retrouve en réanimation polyvalente, avec une grande cicatrice recousue grossièrement le long du thorax. À ce moment-là, Éliane est morte. Pourtant, le décès ne sera déclaré que quatre jours plus tard. Le corps médical est incapable d’en donner la raison. Fait étrange, le médecin traitant qui suit Éliane depuis plus de trente-cinq ans, reçoit un courrier de l’hôpital stipulant qu’elle est décédée le 10 février 2001 alors que ce même hôpital maintient qu’Éliane était dans un coma profond, à cette date.

Une incroyable mise en scène

Quand elle arrive à l’hôpital ce jour-là, Marie-Christiane Daugimond assiste à une scène des plus ubuesques. “Éliane était allongée. Un respirateur artificiel donnait l’impression qu’elle respirait. Ses yeux étaient blancs, sans iris”, explique Marie-Christiane, jointe par téléphone. “Je comprends rapidement qu’il y a un grave problème, son encéphalogramme est plat. Alors que je suis tenue à l’écart par le médecin, deux aides-soignantes demandent si elles peuvent “déboucher” Mme Kabile. Le médecin donne son accord. Alors que les aides-soignantes s’exécutent, je les entends parler à Éliane, à travers la cloison, comme si elle était toujours vivante : “ne vous inquiétez pas Madame Kabile, ça ne va pas faire mal”. Je suis de plus en plus sceptique et demande au médecin ce que veut dire “déboucher”. La réponse parle d’elle-même. Déboucher signifie éviscérer. Depuis quand éviscère-t-on des personnes vivantes?” Marie-Christiane confie que, dix ans plus tard, elle n’en revient toujours pas. Elle ne comprend toujours pas le but de cette mise en scène. “Pourquoi, demande-t-elle, pourquoi ont-ils voulu me faire croire que ma sœur était encore en vie?”

Autopsie, exhumation, autopsie…

Plusieurs autopsies sont pratiquées, mais aucune n’apporte de réponse claire. Et toutes sont contestées par la famille car elles ont été faites dans des circonstances qui semblent douteuses aux proches d’Eliane Kabile. La première d’entre elles est pratiquée à l’Institut médico-légal de Garches, le 20 février 2001. La famille n’a pas été conviée à identifier le corps. Le compte-rendu de cette autopsie sera envoyé aux proches, six mois plus tard. Il contient un nombre impressionnant d’incohérences.

  • Le poids et la taille ne correspondent pas à ceux de la victime. Les chiffres avancés sont, de loin, supérieurs à la réalité.
  • Il n’est pas noté le type racial, ce qui est pourtant obligatoire.
  • La couleur de peau est différente.

La première exhumation

Marie-Christiane se tourne donc vers la justice qui ordonne une exhumation du corps, le 30 juin 2003. Lorsqu’elle arrive sur les lieux, à 5 h 30 du matin, un homme avec une pioche stipule à Marie-Christiane qu’il a reçu l’ordre de lui interdire l’entrée. Il n’y a ni procès-verbal, ni photo, la police étant arrivée sur les lieux une fois l’exhumation terminée. Un détail reste encore inexpliqué : une réquisition de la police demande le transport du corps d’Éliane vers un institut Médico-légal. Elle est datée du 25 juin 2003, soit cinq jours avant l’exhumation officielle. Il apparaît donc que le cercueil déterré n’est pas celui d’Éliane, ce dont témoigne l’entreprise des pompes funèbres dans l’émission “Sans aucun doute” de Julien Courbet. Il se pourrait donc qu’un échange de corps et de cercueil ait eu lieu entre le 25 et le 30 juin, d’après les proches de la victime. Autre fait troublant : le cercueil du fils D’Éliane Kabile, enterré en 1989, a disparu. Il sera, de nouveau à sa place, le 20 juin 2007.

Seconde autopsie

La seconde autopsie est pratiquée le 1er juillet 2003, toujours à l’Institut médico-légal de Garches. La famille d’Éliane est autorisée à assister à l’autopsie. Mais ils doivent se contenter de rester derrière une vitre et tout est fait de sorte à ce que Marie-Christiane et sa famille en voient le moins possible. Cette autopsie est pratiquée à même le cercueil. Envers et contre tout, Thierry Kabile, le fils d’Éliane et Marie-Christiane se précipitent dans la salle lors de l’ouverture du cercueil. Ce qu’ils y voient restera gravé à tout jamais dans leur mémoire. Ce n’est pas le corps d’Éliane, mais un amas de plusieurs morceaux de corps d’adultes et d’enfants, rouges sang. Ni bras, ni jambes, ni bassin. Le cercueil, à l’intérieur, est doublé de métal. Ce sont ces faits qui font que Marie-Christiane considère que la fosse sert de boîte aux lettres pour un probable trafic. La police, présente sur les lieux, prend beaucoup de photos. Or, aucune n’a été remise à la famille. Bizarrement, le compte-rendu de cette autopsie est daté du 30 juin 2003, soit, la veille de l’autopsie.

Troisième autopsie

Le cercueil est exhumé une seconde fois, pour une troisième autopsie, le 20 juin 2007. Le cercueil est le même que celui du 1er juillet 2003. Donc ce n’est toujours pas celui d’Éliane Kabile. Toutefois, le contenu a encore changé. Il s’y trouve une tête autopsiée différemment, à la façon du masque de Venise, alors que la première autopsie décrit que la voute crânienne est sciée transversalement au moyen d’une scie électrique selon une ligne circulaire. On se rend compte, à chaque fois que le capiton du cercueil est éclatant, comme neuf et ce, après avoir passé plus de six ans sous terre. La famille d’Eliane est loin de savoir ce qui l’attend.

http://soutien-eliane-kabile.over-blog.com/

http://www.myspace.com/545280694/blog

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