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La pasteque comme un nouveau carburant Rafraichissante en ete et prometteuse source denergie renouvelable

La pasteque comme un nouveau carburant Rafraichissante en ete et prometteuse source denergie renouvelable

Selon une nouvelle étude scientifique menée aux Etats-Unis, l’eau sucrée de la pastèque peut se transformer en éthanol et devient ainsi un carburant renouvelable.

Les scientifiques américains qui ont mené cette étude ont observé que chaque année, environ 20% de la récolte américaine en pastèque est abandonné à même le sol. Raisons évoquées : soit un défaut lié à la surface de la pastèque, ce qui est généralement causé par des oiseaux assoiffés, soit sa forme qui la rend invendable dans les grandes surfaces. Cela signifie une perte équivalente à 20% des revenus potentiels des agriculteurs. A partir de ce constat, la question posée par ces mêmes scientifiques était simple : comment peut-on réutiliser ces pastèques perdues ?

En effet, si l’on sait que l’éthanol est principalement composé d’eau, de sucre et d’essence, la pastèque, qui est constituée d’eau sucrée à plus de 80%, présente alors beaucoup d’atouts pour pouvoir fabriquer le bioéthanol. Ainsi, les scientifiques estiment qu’en réutilisant les pastèques jetées et/ou non consommées, l’on pourra fabriquer de l’alcool et remplacer ainsi plus de 5% de la production actuelle de l’éthanol.

Question de rendement et d’avantages naturels

Le sucre, à lui seul, représente 10% du volume de la pastèque. C’est considérable, surtout si l’on sait que les fabricants n’ont besoin que de la moitié de cette quantité pour fabriquer l’éthanol. Mais l’autre atout de la pastèque c’est qu’elle est pleine d’acides aminés qui constituent une source cruciale et inépuisable d’azote. Ce dernier est nécessaire pour la levure pendant la fermentation.

L’équipe affirme qu’à l’échelle des Etats-Unis seulement, près de 9.5 millions litres d’éthanol par an pourraient être produits et ce à partir des pastèques non consommées. Le volume est bien sûr dérisoire, puisque les industriels américains produisent déjà 34 milliards de litres d’éthanol à partir du maïs, du blé, de la betterave et des autres matières premières. Mais ces dernières matières ont besoin de suppléments d’azote et de beaucoup d’eau pour la fermentation, ce qui n’est pas le cas de la pastèque.

D’où l’autre avantage écologique : l’équipe suggère que le jus de la pastèque pourrait ainsi considérablement réduire la consommation d’eau, l’approvisionnement en azote nécessaire et diminuer l’ajout du sucre, soit 15% de moins que lorsqu’on utilise le maïs.

Cela pourrait surtout amoindrir la destruction de milliers de tonnes de blés, de maïs et de betteraves pour la production de l’éthanol. Autrement dit, cela nous aidera aussi à conserver autant d’aliments et de les consacrer pour nourrir plus les hommes que les machines.

Détails de l’étude (26 pages en anglais).

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