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Hausses des tarifs publics les changements surprises de lete

Hausses des tarifs publics les changements surprises de lete

C’est une tradition. Il y a les changements du 1er janvier et ceux, plus discrets, de l’été, quand les Français sont en vacances. En voici le détail.

Les Français en ont pris l’habitude: chaque été accueille un train de mesures à la fois surprenantes et particulièrement désagréables pour les portefeuilles. À croire que nos gouvernants, qui autorisent notamment les hausses des tarifs publics en juillet, imaginent que la note paraîtra moins salée pendant les vacances. C’est encore le cas cette année.

Commençons pour une fois par les bonnes nouvelles. Elles sont peu nombreuses, noyées dans un océan de hausses et de décisions amères pour les Français, mais elles ont le mérite d’exister en ces temps de crise. Parmi les mesures de vie quotidienne, on relève l’augmentation (légère) des allocations chômage, le gel du prix du gaz des particuliers, l’apparition d’un label écologique sur 1000 produits de consommation courante, la baisse du coût des communications passées à l’étranger, ou encore le détail obligatoire des frais bancaires sur les relevés de comptes.

Parmi les mauvaises nouvelles, une rafale de hausses: le timbre, l’électricité, les transports coûtent plus cher tandis qu’il faudra attendre le 1er août pour voir le Smic augmenter. Revue de détail.

Quelques bonnes nouvelles

  • Les allocations chômage.

L’Unedic a revalorisé de 1,5% les allocations versées aux chômeurs à compter du 1er juillet.

  • L’étiquetage écologique.

Plus de 1000 produits alimentaires mais aussi des produits d’hygiène, des vêtements ou des appareils électroménagers ainsi que des matériaux de construction vont faire l’objet d’une sorte de «label écologique», sous forme d’un étiquetage sur les emballages ou d’un affichage dans les magasins. Cette mesure, fruit du Grenelle de l’Environnement, sera testée pendant un an. Les consommateurs découvriront ainsi quel est le bilan carbone d’un produit ou quel est son impact sur l’eau ou la biodiversité.

  • Les banques plus transparentes.

Plusieurs mesures vont permettre aux usagers des banques d’y voir plus clair sur ce qu’ils paient. Ainsi, dès cet été, le détail des frais doit être inscrit sur les relevés de compte mensuels. De même chacun doit connaître la limite de son découvert et le montant des agios qu’il paie en cas de dépassement. Un système d’alerte doit aussi être mis en place pour prévenir les clients de l’état de leur solde.

  • Les coups de fil à l’étranger.

Le tarif des communications mobiles «en roaming», c’est à dire «en itinérance», et donc passées à partir d’un autre pays d’Europe est à la baisse. Il en coûte désormais 42 centimes d’euro la minute contre 47 avant cet été. Par ailleurs, les abonnés des départements d’outre-mer et des Dom bénéficient de cette baisse.

  • Le Smic.

Comme la hausse des prix atteint 2%, il devrait y avoir une revalorisation automatique du Smic alignée sur l’inflation (2% ou plus) au mois d’août, et non en juillet. La dernière augmentation date du 1er janvier dernier.

Des hausses à la SNCF et à la RATP

  • -Les Intercités et les TER.

La SNCF relève ses tarifs pour les trains Intercités et pour les TER. Ainsi, le billet de deuxième classe au tarif normal augmente en moyenne de 10% à 2,70 euros, précise un communiqué officiel qui explique que «ces évolutions permettront de poursuivre le développement de l’offre et l’amélioration de la qualité du service, par exemple, en contribuant à la rénovation des trains.» Pas un mot en revanche sur la lutte contre les fameux retards récurrents sur certaines lignes très fréquentées. Le site tourmagazine trouve quand même un élément positif: «Faible consolation, pour la troisième année consécutive, le prix des cartes de réduction (carte 12-25 ans, Seniors, Escapades et Enfants+) reste inchangé». Capital.fr donne un exemple concret: «Un trajet Nantes-Bordeaux coûtera 47 euros en tarif normal, contre 45,7 euros auparavant».

  • Les forfaits de la RATP.

Les forfaits Pass Navigo de la RATP augmentent de 2,7% ce qui, selon l’AFP, donne les hausses suivantes: «L’abonnement mensuel zones 1 et 2 passe de 60,40 euros à 62 euros (+2,6%) ; celui des zones 1 à 3 passe à 80,30 euros (+2,7%), des zones 1 à 4 à 98,10 euros (+2,7%). Le ticket à l’unité reste inchangé à 1,70 euro. Le ticket de bus augmente de 5,5% à 1,90 euro tandis que le carnet de 10 tickets passe à 12,5 euros (+4,2%)».

Seule baisse effective, le forfait des zones 5 et 6. Et pour cause: «La zone 6 est supprimée et fusionnée avec la 5, ce qui fera mécaniquement baisser de 11% le prix payé par ses usagers, ramené de 123,60 à 109,90 euros pour un forfait mensuel».

Gaz et électricité: des hausses effectives ou à venir

  • EDF.

La facture énergétique des ménages monte encore de 2,9%, alors que le prix de l’électricité a déjà augmenté de 6,4% en un an. Par ailleurs, «la Nouvelle organisation du marché électrique français (Nome) devient opérationnelle», rapporte l’agence Reuters. «Elle permet aux fournisseurs alternatifs de se procurer auprès d’EDF de l’électricité nucléaire, dans une limite globale représentant 25% de la capacité de production. Le prix de revente par EDF a été fixé à 40 euros par megawattheure jusqu’à la fin de l’année».

  • GDF.

Le prix du gaz est gelé pour les particuliers, au moins jusqu’à l’élection présidentielle, et celà, alors que la Commission de régulation de l’énergie réclame une hausse pour le 1er octobre. En revanche, cette énergie augmente de 3,2% pour les entreprises.

D’autres changements cet été

  • Le timbre en hausse.

La Poste a promis de ne pas augmenter le prix du timbre en 2012. Du coup, la hausse a lieu dès cet été. Ainsi, l’affranchissement d’une lettre de moins de 20 grammes passe de 0,58 euro à 0,60 euro (+2ctes).

  • Les chiens et les chats.

Dès cet été, pour être autorisé à voyager avec animal de compagnie à l’étranger, il faut le doter d’une puce électronique, et ce, de manière obligatoire.

  • Les retraites.

La réforme des retraites qui a jeté dans la rue des millions de Français à l’automne dernier est entrée en vigueur au 1er juillet avec le passage, de manière progressive (4 mois de travail en plus chaque année), de 60 ans à 62 ans de l’âge légal de départ. Ainsi, les personnes nées le 1er juillet 1951 sont les premières concernées par cette mesure, destinée, selon le gouvernement, à financer les pensions des générations futures.

  • La rentrée scolaire.

La rentrée des classes se déroulera le 5 septembre prochain, mais pour l’instant, c’est parti depuis le 1er juillet pour deux mois de vacances.

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