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Devenir moniteur dautoecole Un metier alliant pedagogie patience et psychologie

Devenir moniteur dautoecole Un metier alliant pedagogie patience et psychologie

Une formation est nécessaire pour accéder à cette profession qui apporte beaucoup de satisfactions pédagogiques et relationnelles.

A l’heure actuelle, posséder son permis de conduire est devenu indispensable. C’est pourquoi, le métier de moniteur auto-école ou plus officiellement celui d’enseignant de la conduite automobile ne connaît que très peu de chômage.

Comment devenir moniteur d’auto-école

La profession d’enseignant de la conduite est réglementée par un diplôme d’état, le BEPECASER (Brevet pour l’Exercice de la Profession d’Enseignant de la Conduite Automobile et de la Sécurité Routière).

Pour devenir moniteur, il faut suivre une formation d’une durée d’environ 10 mois visant à préparer l’examen qui se déroule en deux parties.

La première, appelée “admissibilité”, est essentiellement basée sur le français. L’examen qu’il est obligatoire de réussir est composé d’une épreuve écrite, une synthèse, et d’une épreuve orale où l’on doit argumenter à partir d’un texte non-connu auparavant. Cette épreuve a pour but de sélectionner des futurs candidats pour un second examen appelé “admission”.

Cette deuxième partie est composée de 4 épreuves :

– Un QCM (questions à choix multiples) de 40 questions liées au Code de la Route, à la pédagogie, aux assurances, à l’accidentologie, et à un peu de mécanique.

– Une épreuve de pédagogie en salle où le candidat doit faire un cours sur un sujet défini de sécurité routière.

– Une épreuve de pédagogie en véhicule, c’est à dire une leçon de conduite avec un élève “cobaye”.

– Une épreuve de conduite commentée consistant à analyser différentes situations de conduite.

Le métier de moniteur

La journée de travail d’un moniteur demande une certaine résistance physique, pas question de s’endormir dans la voiture. Il faut être constamment en état d’alerte, même avec les élèves les plus doués, ne jamais oublier que ce ne sont que des débutants. Il ne faut pas croire que les moniteurs se promènent toute la journée. Gérer les conditions de circulation parfois compliquées, les difficultés de l’élève, sa personnalité, les réactions des autres conducteurs , tout cela en suivant un programme défini de formation, c’est le quotidien de l’enseignant de la conduite.

Malgré un salaire restant modeste (à peine supérieur au SMIC), la profession d’enseignant de la conduite reste un métier très enrichissant sur le plan pédagogique comme sur le plan relationnel. Un jour, un élève a dit à son moniteur : “Tu te rends compte que, toute ma vie, je me rappelerai de toi !” C’est vrai que tout le monde se souvient de son auto-école, de son ou ses moniteurs. La plupart des élèves raconte leur vie, confie leurs envies, leurs projets, leurs problèmes, demandent des conseils à leur moniteur… La relation est plus simple qu’avec leur famille ou leur entourage scolaire et elle est souvent basée sur la confiance.

Les évolutions possibles dans la profession

Passer des examens supplémentaires autorise l’accès à la profession de moniteur deux-roues (moto et cyclomoteur ou scooter), de moniteur poids-lourds ou transport en commun. Il est également possible d’obtenir le titre de BAFM (brevet d’aptitude à la formation des moniteurs) qui permet alors de former de nouveaux enseignants.

Où se renseigner ?Dans chaque département, il existe un ou plusieurs centre de formation dont les coordonnées peuvent être trouvées dans l’annuaire ou par l’intermédiaire des préfectures.

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