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Developpement des transports a la campagne Un enjeu vital pour lenvironnement la population leconomie

Developpement des transports a la campagne Un enjeu vital pour lenvironnement la population leconomie

Mettre fin à l’opposition ville/campagne en matière de transports.

Des sommes considérables sont investies en France par les grandes villes, et tant mieux bien sûr, pour améliorer et développer leurs transports en commun, alors qu’elles disposent déjà de réseaux importants. Ces réseaux sont constamment améliorés et diversifiés. Mais rien n’est fait, ou presque, pour développer les transports en commun en zone rurale, peut-être parce que les élu(e)s, étant tous et toutes des automobilistes, peinent à prendre conscience des problèmes auxquels sont confrontées les personnes ne disposant pas d’un véhicule. Les campagnes françaises, en 2009, en sont toujours au tout-voiture, comme au bon vieux temps des Trente glorieuses, comme si elles n’étaient pas concernées par la lutte contre le réchauffement climatique ou par l’augmentation du prix du pétrole.

L’exemple de la Côte-d’Or

Si l’on prend l’exemple du département de la Côte-d’Or, et, dans ce département, d’une petite ville comme Arnay-le-Duc, elle disposait, dans la première moitié du XXe siècle, d’un petit train la reliant aux villes voisines de Saulieu et Beaune, et d’une ligne PLM permettant de se rendre à Dijon, Paris etc. Le réseau de chemins de fer mis en place par la IIIe République a été démantelé et rien n’est venu le remplacer, si ce n’est un bus scolaire qui part d’Arnay-le-Duc à 6 heures du matin et revient le soir à 20 heures. Va-t-on l’utiliser et perdre une journée si l’on n’a besoin de se rendre à Dijon que pour une démarche qui va prendre une demi-heure ? Par ailleurs, il ne fonctionne que dans un seul sens, de sorte qu’un Dijonnais ne peut l’emprunter pour venir passer la journée à Arnay.

Des enjeux multiples

Pourtant les personnes sans voitures sont nombreuses, qu’elles n’aient pas les moyens d’assumer la charge financière d’un véhicule, qu’elles n’aient pas le permis, cas de plus en plus fréquent, que leur permis ait été retiré ou suspendu. Ou encore que, pour des raisons d’âge ou de santé, elles ne puissent plus conduire. L’absence de transports en commun introduit dès lors une inégalité de fait entre les personnes qui peuvent se déplacer et celles qui ne peuvent pas ; concrètement, elle revient à priver ces dernières de leur liberté d’aller et venir, qui est un droit de l’homme. Et faut-il insister encore, en ce mois de novembre aux températures anormalement élevées, sur l’impact environnemental ?

Pour en revenir à l’exemple d’Arnay-le-Duc, la population a constamment besoin de se rendre à Beaune ou Dijon (voire à Autun, car il ne faut pas raisonner dans le seul cadre du département), pour la santé, pour l’éducation des enfants, pour les relations avec les administrations (impôts, sécurité sociale, ANPE, tribunaux, etc). L’absence de transports oblige les étudiants à prendre un logement à la grande ville, ce qui vide les petites de leur jeunesse. Elle se répercute sur le tourisme (réflexion d’un Anglais : «Arnay-le-Duc est une très jolie ville, mais il n’y a aucun moyen de s’y rendre»), sur le commerce, sur l’emploi, bref sur l’économie en général.

Les solutions existent


Certaines régions d’Europe ont déjà commencé à réhabiliter les chemins de fer locaux désaffectés dans les années 50 ou 60. La réflexion sur ce sujet est peu développée pour l’heure en Bourgogne. Par ailleurs, le covoiturage, qui doit être encouragé, reste balbutiant dans les campagnes. Mais rien n’empêche de mettre en place dès à présent des navettes par bus ou minibus, d’autant que les parcs de véhicules existent déjà dans certaines administrations et sont actuellement sous-utilisés. Et pourquoi pas des Vélib à la campagne, pour relier les localités distantes de quelques kilomètres ?

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