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Des chassis pour les semis Pour faire germer vos plants rapidement

Des chassis pour les semis Pour faire germer vos plants rapidement

De conception diverses : à poser ou à enterrer, etc. Ils sont pour les semis une enceinte transparente qui leur apporte la lumière et la chaleur.

Cela n’est pas un secret : l’activité de la végétation est proportionnellement égale à la température extérieure. C’est seulement lorsque cette dernière est suffisamment élevée que vos semis daigneront germer. A moins de faire croire à vos graines que le printemps est déjà arrivé en semant ces dernières dans des châssis.

Les différents châssis

Le plus classique des châssis est celui que nos grands-parents enterraient, face plein sud, dans le jardin. Souvent constitué d’éléments bétonnés ou de bois, il était muni d’un couvercle vitré. Le verre a d’ailleurs longtemps été le seul matériau utilisé dans la conception des châssis. Son efficacité est due à l’effet de serre créé en laissant passer à la fois la lumière et en concentrant la chaleur émise qui se trouve ainsi piégée dans l’enceinte du châssis.

L’avènement des matières plastiques a multiplié les propositions de surfaces transparentes en plaques rigides ou en films souples. Ils sont moins fragiles que le verre et souvent moins coûteux. Force est cependant de constater que leur efficacité est moindre. L’effet de serre engendré est moins important et les châssis sont donc moins “chauds”. La condensation engendrée par les arrosages est d’autant plus importante et une surveillance prudente doit être faite autour des semis pour permettre une aération régulière, sans “coup de froid”, et pour éliminer ainsi une trop grande humidité.

Le maraîcher, un vrai châssis

Le châssis maraîcher est par excellence “le” châssis professionnel. Ce qui ne veut pas dire que vous ne pouvez pas vous le procurer dans les bonnes jardineries. Ce type de châssis est constitué d’un coffre en bois ou en plaques de béton ceint d’une armature métallique sur laquelle sont également fixée des vitrés. Plus haut sur son arrière, il présente, une fois installé, une pente de 4 à 6 cm par mètre qui permet notamment l’écoulement des eaux de pluie. La pente assure également une pénétration des rayons solaires sous un angle particulièrement propice à la germination.

Le couvercle se soulève pour permettre l’aération et peut être bloqué à l’aide d’une cale ou d’une crémaillère. Inutile de le préciser, le maraîcher est pour l’amateur de potager la Rolls des châssis.

Les cloches sont de retour

Elles avaient peu à peu disparu de nos jardins. De fait, les premières cloches en verre avaient la fâcheuse tendance à être fragile. Les cloches modernes ont perdues à la fois leur grande taille et la forme dont elles tiraient leur nom. Aujourd’hui, elle sont en plastique et d’un format d’environ 30 x 30 cm. Empilables, elles sont incassables et peuvent resservir des années durant.

Ces cloches ont également donné naissance à un modèle de châssis particulier appelé “cloches continues”. Une appellation erronée puisqu’elles se présentent sous la forme d’un coffre en matière plastique rigide ou en verre synthétique, souvent semi-sphérique, ouvert aux deux extrémités. Ces coffres également appelés “châssis-tunnel”, “à poser”, s’alignent les uns à la suite des autres pour recouvrir toute une planche de culture. Seuls les deux éléments d’extrémités sont fermés. Plus légers que les châssis traditionnels, ils sont réalisés en fibre de verre et résine. Traités contre le jaunissement, ils sont résistants aux chocs. Leur stabilité est assurée par des piquets d’ancrage. La plupart des modèles proposés dans les magasins ne sont pas étanches et laissent entre leur élément un léger passage d’air. S’ils sont parfaits pour protéger de jeunes plants fraîchement repiqué ou pour hâter la végétation des cultures en pleine terre, ils ne vous permettront pas d’obtenir des germinations précoces. L’effet de serre engendré étant insuffisant pour semer, par exemple, des tomates dès le début de février.

Créer une couche maraîchère

Qui dit châssis dit chauffage interne visant à créer un micro-climat propice à la germination des semis. Ce “chauffage” peut être créé de deux façons : soit par une couche électrique, soit naturellement par une couche dite “maraîchère”.

La couche maraîchère est le mode de “chauffage” le plus facile et le plus couramment employé par le jardinier. Elle se compose de feuilles mortes, de fumier naturel et de tous débris végétaux entassés sur une épaisseur d’environ 30 à 40 cm. Attention toutefois pas question d’utiliser le compost fraîchement créé. Celui-ci ne dégagerait pas suffisamment de chaleur.

La couche idéale se compose d’une moitié de fumier frais et d’une moitié de feuilles mortes ou de débris végétaux.

Comment l’installer

Un peu d’huile de coude va vous être nécessaire. Il s’agit en effet de creuser une fosse d’environ 50 cm de profondeur à l’emplacement du châssis. Installez au fond, un lit drainant d’environ 10 cm, composé de gravillons. Mélangez à la fourche les différents composants de la couche, puis entassez-les dans la fosse en forte densité. Le produit doit être serré. Posez le coffre de votre châssis sur cette couche et remplissez-le normalement, à savoir de 15 à 20 cm d’épaisseur d’un mélange de terreau et de terre ou de terre et de compost qui servira de support de culture à vos semis.

Si vous installez ce châssis dès les premiers jours de février, amassez sur le pourtour du coffre un lit de végétaux et de fumier qui l’isolera du froid extérieur.

Laissez reposer durant quelques jours jusqu’à un fort dégagement de chaleur dû à la réaction de la couche chauffante. Vous pouvez commencer vos semis dès que la température sera redescendue au-dessous de 30° C.Tant que les premiers plants n’apparaissent pas, recouvrez la partie vitrée du châssis d’un paillage (ou d’un vieux tapis), durant la nuit. Mais, à moins de fortes gelées diurnes, enlevez cette protection durant la journée afin que les UV puissent remplir leur rôle.

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