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Comment savoir identifier les oiseaux en vol

Comment savoir identifier les oiseaux en vol

Conseils pour apprendre à reconnaître pas à pas les quelques 400 espèces d’oiseaux présentes sur le territoire français.

En ornithologie, la première chose à savoir est qu’un oiseau est toujours plus facile à reconnaître en vol que s’il est posé, car sa forme en vol donne de précieux indices pour pouvoir le distinguer d’un de ses congénères.

De même, on ne saurait trop conseiller, pour aller à la découverte des oiseaux, d’avoir toujours sur soi un appareil photo muni d’un zoom !

Voici, cependant, quelques indices, pour aller ensuite retrouver les caractéristiques observées sur une planche où ils seront répertoriés. Ce n’est qu’avec le temps et l’expérience qu’on parviendra à mémoriser les planches…

Type de vol

Un oiseau vole généralement en ligne droite, aussi il n’est pas dur de repérer s’il vole à l’horizontale, s’il s’élève à la verticale dans les airs en profitant des couloirs de courants d’air chaud ou s’il fait du sur-place. Un colibri ou un faucon crécerelle pourront faire du sur place, un aigle, quant à lui, aimera se laisser hisser par les courants avant de descendre vers sa proie en piqué, toutes ailes repliées, une hirondelle dessinera de larges courbes en volant, l’étourneau a une ligne de vol quasiment droite, etc.

La fréquence des battements d’ailes est importante aussi : une hirondelle et un rapace auront tendance à planer en ne faisant que “relancer” leur élan par quelques battements, alors que l’étourneau et le rouge-gorge auront des battement d’ailes plus rapides…

On pourra affiner l’observation en notant s’il vole en solitaire ou en groupe. Par exemple, les rapaces sont des oiseaux solitaires, et si on voit voler des colonies d’oiseaux, il y a de fortes chances qu’on ait affaire à des oiseaux migrateurs. Dans ce cas, identifier la forme de leur colonie (en ligne, en “v”, en masse…) donnera des indices sur l’espèce. De même, si la colonie est bruyante, on pourra vite s’orienter vers des grues ou des oies sauvages en migration à l’automne…

Enfin, il y a les oiseaux de haut vol et ceux de bas vol. Si l’on a identifié un rapace en vol, on pourra “resserrer l’étau” pour identifier l’espèce plus précisément selon qu’il vole plus ou moins haut dans le ciel.

La morphologie de l’oiseau

La taille de l’oiseau, la longueur de ses pattes et la forme de son bec, la forme de la queue et celle de ses ailes aideront à identifier la famille à laquelle il appartient. Une mésange ne dépasse pas 12 cm, alors qu’un moineau fait en moyenne 15 cm, un étourneau 22 cm. Le merle est un peu plus grand, quant au corbeau, il oscille entre 40 et 45 cm…

Haut sur pattes, cela pourra être un héron ou milan (à condition qu’il ait le bec crochu), mais en aucun cas ce ne sera un canard ou une tourterelle… Souvent les oiseaux de rivage (héron, barge, cigogne, gravelot, bécasse ou grue) ont de longues pattes.

Voler les ailes repliées sera le signe d’un rapace en chasse, les oiseaux de mer ont des ailes plutôt fines et longues, les gallinacés sont des oiseaux lourds aux ailes larges et arrondies, la pie a une longue queue qui fait une large traine en vol. Enfin, certains déploient leurs ailes à la façon des avions, alors que d’autres leur donnent une forme coudée…

La couleur et les caractéristiques de terrain

En vol, ils sont tous noirs à cause du contre-jour ! Leur couleur n’est donc pas déterminante pour les identifier. Cependant, les caractéristiques de terrain nous aident : une tache d’une couleur qui tranche (blanche ou jaune) sur la tête, le ventre, la queue ou en contour des ailes, la couleur du bec, ou un plumage rayé plutôt qu’uni.

Où et quand ?

En France, les climats sont diversifiés, on prendra donc en compte la région d’observation dans l’identification. Si le grand cormoran est un oiseau de mer, il ne se localise que dans le nord, si on a cru le voir en Corse, c’est qu’on l’a confondu avec son cousin le cormoran huppé… L’aigrette aime l’eau, mais en aucun cas l’eau salée ! L’aigle royal que l’on aperçoit en Bretagne ne peut être que celui d’un fauconnier, car il n’est présent à l’état sauvage que dans les Alpes ou dans les Pyrénées… Et ce serait un événement extraordinaire de pouvoir croiser sous nos latitudes une frégate superbe, car cet oiseau peuple les îles océaniques et n’a été observé en France que deux fois, au XIXe siècle et en 1902 !

Il sera aussi utile de connaître si l’oiseau est un migrateur ou non : une hirondelle à Paris en hiver ? À coup sûr, on s’est trompé !

Les planches

On trouvera des planches en ligne :

  • la galerie de l’oiseau,
  • l’annuaire des oiseaux, qui répertorie plus de 560 espèces résidant en France ou de passage.

Certaines enseignes proposent aussi des planches portables (dans les magasins Nature et Découverte ou des grandes enseignes de libraires).

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