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Coco Chanel une icone

Coco Chanel une icone

Chanel est le symbole de l’élégance française. Elle fascine par sa personnalité mais aussi par la révolution qu’elle a suscité dans le monde de la mode.

Pourquoi Gabrielle Chanel, surnommée Coco Chanel, fascine-t-elle autant ? Non seulement, c’est une femme hors du commun mais elle a aussi révolutionné la mode.

Les débuts : 1883-1918

L’enfance de Gabrielle Chanel ne semble guère heureuse, entre un père souvent absent et une mère ne soignant pas son asthme pour ne pas couter de l’argent et qui finira par mourir d’une crise d’asthme.

Ayant vécu une partie de son enfance dans un orphelinat, Gabrielle Chanel fera tout pour faire oublier le milieu dont elle est issue. Elle travaille dans une mercerie puis chante dans des Caf’ Conc’ où elle se fait remarquer par Balsan et où on lui donne le surnom de Coco, référence à un refrain de chanson.

Femme singulière, portant ses chapeaux originaux et ses tenues pratiques, elle simplifie ses tenues à un moment où luxe et surcharge sont de rigueur. Elle se démarque des tenues « Belle époque » (1899-1910), où débauche de plumes d’autruche et tulles couvrent les élégantes.

En 1908, elle fait une rencontre décisive, celle d’Arthur Capel, surnommé Boy. Il l’aidera à s’installer dans la rue Cambon, qu’elle ne quittera plus, pour vendre des chapeaux.

A partir de 1910, elle porte le canotier que tout le monde souhaite avoir. En 1913, elle ouvre un deuxième magasin à Deauville et une maison à Biarritz : son affaire devient prospère, c’est le début du succès. Elle attire le regard car elle ne ressemble à personne et annonce la fin d’une époque, la fin du style XIXe siècle.

Gloire et chagrins : 1919-1935

Avec les prémisses de la guerre, les femmes s’émancipent : les hommes au front, elles deviennent les « chefs » des foyers et travaillent dans les usines.

La mode des garçonnes, cheveux courts et pantalons, apparaît. Vers 1923, coco ose même exposer son visage au soleil, comportement encore plus subversif que les cheveux courts…

Pendant les années 1920-1930, Les années folles, Chanel invente donc la mode unisexe montrant par là la tendance vers une libéralisation des moeurs. Coco Chanel, indépendante et libre sera l’une des premières à couper ses cheveux et dès qu’elle connaîtra la fortune et la gloire, elle remboursera Boy.

Ce dernier mourra en 1919, laissant Chanel brisée, qui se réfugie dans le travail. Pendant les Années Folles, Chanel connaît la gloire grâce au n°5, mais aussi des amours tumultueuses avec le poète Reverdy, le décorateur Iribe et le duc de Westminster.

Si elle s’inspire des artistes qu’elle fréquente, elle influence aussi les artistes de son temps qui réclame ses costumes pour leurs mises en scène : elle habille les acteurs pour “Le train bleu” et “Antigone” de Cocteau.

Si en 1920, elle a une période russe avec ses blouses de moujik et « ses broderies inventives », louées par Vogue, les années 1925 sont à la mode anglaise. Elle rejoint souvent le duc de Westminster en Angleterre ou en Ecosse, qui lui inspirera ses tenues en tweed : pour elle, élégant signifie « détaché ».

La fin d’une époque : 1936-1953

Pendant les rumeurs de la guerre d’Espagne, et la montée des fascismes, en 1936, elle doit affronter la grève de ses employées au moment du Front Populaire.

En 1939, elle ferme sa maison mais dès 1954, elle ouvre à nouveau les portes de son atelier. Dans ces années là, Dior fait sensation.

Son retour en 1954, après 14 ans de silence, est un échec et sa collection est accueillie par un silence glacial, cependant, elle affine son tailleur Chanel qui sera copié partout : à nouveau les modes passent mais Chanel reste.

Encore quelque chose à dire ! 1934-1971

Tous ses amis proches comme Cocteau, Reverdy ont disparu mais elle continue à travailler inlassablement.

Elle meurt un 10 janvier à l’âge de 87 ans, et celle qui disait que la « mode, ce n’est pas de l’art, c’est un métier, il faut le faire avec beaucoup de rigueur », s’éteint en ayant jamais cessé de créer.

Coco Chanel, une icône, Catherine de Montalembert, Aubanel, 130 p.

Le temps Chanel, Edmonde Charles Roux, Grasset, Edition de la Martinière, 377 p.

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