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Bebe premature la maladresse motrice

Bebe premature la maladresse motrice

Un enfant né prématurément peut présenter plusieurs difficultés tout au long de sa vie. Parfois, il s’agit de problèmes difficiles à déceler.

Les enfants nés prématurément sont relativement nombreux à présenter l’une ou l’autre forme de maladresse motrice. Parmi eux, on trouve d’abord les enfants qui souffrent par exemple de diplégie spastique, une forme d’infirmité motrice et cérébrale (IMC). Même si l’atteinte concerne surtout les jambes, ces enfants peuvent cependant avoir une légère atteinte aux membres supérieurs et se montrer maladroits dans les activités de motricité fine.

Cependant, des enfants prématurés, qui n’ont pas de paralysie cérébrale et chez lesquels on n’a pas décelé d’hémorragie cérébrale, peuvent aussi présenter de la maladresse motrice.

Une définition de la dyspraxie

Dans le jargon professionnel, on parle souvent de « dyspraxie ». Présente de la dyspraxie un enfant qui éprouve de la difficulté à apprendre toute nouvelle séquence de mouvements comme manger proprement, pédaler sur un tricycle, se balancer, découper, enfiler des perles, dessiner, écrire, jouer à la marelle, sauter à la corde, s’habiller, boutonner ses vêtements ou encore attacher des fermetures éclairs.

Ces mouvements qui semblent les plus élémentaires sont cependant relativement complexes : dans le cas du découpage, il faut penser à tenir le papier d’une main et les ciseaux de l’autre, il s’agit ensuite d’obtenir le mouvement le plus harmonieux possible en écartant puis en refermant les doigts. Lorsqu’il faut découper une forme, il faut penser à tourner dès qu’on arrive au coin, etc.

Un enfant âgé de 5 ans n’ayant pas de maladresse motrice apprend rapidement à se balancer seul. L’adulte lui montre le mouvement, et au bout de quelques jours, ça y est ! Pour un enfant du même âge qui souffre de dyspraxie, apprendre à se balancer peut parfois prendre des mois. Le parent aura à lui expliquer et lui ré-expliquer le mouvement un grand nombre de fois, à le décortiquer à maintes reprises : « Tu tends les jambes, puis tu les fléchies et tu tires sur les mains. »

Plus la tâche et la séquence de mouvements demandées sont complexes, plus long et fastidieux sera son apprentissage.

Les causes de la dyspraxie sont multiples

  • Tonus musculaire anormal (hypotonique ou hypertonique).
  • Problèmes de coordination globale et fine.
  • Problèmes de planification motrice globale et fine.Troubles viséomoteurs: l’enfant éprouve de la difficulté à combiner vision et mouvement. Par exemple, il lui est particulièrement difficile d’attraper un ballon ou encore de recopier sur son cahier une forme géométrique ou une lettre inscrite au tableau.

Les manifestations de la dyspraxie sont nombreuses, chaque enfant a un profil qui lui est propre.

La maladresse motrice peut se présenter comme une difficulté d’apprentissage en soi ou encore se révéler être la cause d’un trouble spécifique d’apprentissage, comme le trouble spécifique d’apprentissage en grapho-motricité.

En effet, l’écriture représente une séquence, l’enfant de 5 ou 6 ans qui possède un bon contrôle moteur au niveau de la motricité globale, un contrôle correct du tronc, de l’épaule et du coude, est capable de maîtriser le mouvement de son poignet et de stabiliser celui-ci pour obtenir de fins mouvements des doigts, a de bons prérequis pour apprendre à écrire. Si ces conditions ne sont pas réunies et que l’enfant a un trouble spécifique en grapho-motricité, le thérapeute aura à détecter la cause du problème :

  • Position assise de l’enfant non-adéquate à cause d’un mauvais contrôle du tronc ?
  • Préhension du crayon non-adéquate ? Si c’est le cas, est-ce bien une difficulté de planification motrice fine (l’enfant ne sait pas tenir son crayon) ou encore un trouble neuro-moteur, un manque de tonus (l’enfant n’est pas capable de mettre une certaine pression sur le crayon) ?

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