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Acheter un restaurant les pieges a eviter

Acheter un restaurant les pieges a eviter

Avant d’acheter un fonds de commerce, des précautions s’imposent. Chiffre d’affaires, bilan financier, tour d’horizon des bonnes questions à (se) poser.

Devenir son propre patron attire de plus en plus de monde. Et les créations d’entreprise dans la restauration sont en croissance constante. Pourtant, avant de se lancer dans l’aventure et d’acheter son propre restaurant, un certain nombre de précaution s’imposent pour éviter toute mauvaise surprise.

Avec ou sans les murs

Un fonds de commerce seul n’a forcément pas la même valeur que s’il est vendu avec les murs. Le prix du loyer mensuel viendra en effet se rajouter à l’emprunt de base effectué pour acheter le bien. En clair, il faut parfois se méfier des prix de vente très bas, mais qui cache un loyer pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros par mois.

Autre avantage de posséder les murs : le propriétaire ne risque pas de vous demander de partir. Un bail commercial a une durée de 9 ans, et même si le locataire bénéficie d’un droit de renouvellement, il n’est pas automatiquement accordé. Le propriétaire peut décider de reprendre son local. Il doit dans ce cas-là verser une indemnité d’éviction au propriétaire du fonds de commerce. Cette indemnité est prévue pour réparer le préjudice subi par le restaurateur, mais cela compense rarement la perte du fonds de commerce dans lequel l’argent de départ a été investi.

Dans le cas d’un autoentrepreneur, mieux vaut également être propriétaire des murs, car il n’existe visiblement pas de protection. En clair, un propriétaire peut décider du jour au lendemain de récupérer ses murs sans que l’autoentrepreneur ne puisse y dire quoi que ce soit….

Reste qu’un fonds de commerce seul n’a pas le prix d’un fonds de commerce avec ses murs.

Quelle licence?

Grande ou petite licence, les bars, restaurants ou snack n’ont pas tous le même degré d’autorisation pour vendre de l’alcool. Il est bon de se renseigner très précisément avant d’acheter.

Avec la grande licence, tous les alcools (que ce soit du vin, de la bière ou des apéritifs et digestifs ) peuvent être servis, avec ou sans repas. Et c’est là la grande différence avec une petite licence qui n’autorise les boissons fortement alcoolisées (autrement dit tout ce qui dépasse le vin et la bière) qu’accompagnées d’un repas.

Les différences en terme de vente sont donc énormes et il est important de bien prendre en compte le type de retombées économiques que peuvent avoir ces alcools sur le chiffre d’affaires de l’établissement.

Evaluer le chiffre d’affaires

Dans le cadre de la vente d’un restaurant, la loi impose de se faire communiquer les trois derniers bilans financiers. Il est important de rapporter ces chiffres annuels au nombre de jours d’ouverture de l’établissement : un resturant fermé 2 jours par semaine et pendant 1 mois entier aura forcément un chiffre d’affaires moindre qu’un autre ouvert tous les jours, toute l’année. Mais est-ce vraiment comparable?

Cette mise en rapport est très importante et doit être étudiée minutieusement.

Conformité aux normes

Tout le matériel vendu avec le fonds de commerce est réputé être aux normes. De même, au moment de l’achat, le vendeur doit faire savoir à l’acheteur tous les éléments qui doivent être revus (peinture alimentaire sur les murs de la cuisine, lave-mains, etc) suite à une visite préalabe de la DDASS.

Doivent être pris en compte :

  • la sécurité, avec une réglementation très précise sur les capacités d’accueil, les issues de secours, les installations électriques, etc,
  • l’hygiène : la traçabilité des produits, l’information des consommateurs sont obligatoires, comme le précise la directive europénne 178/2002,
  • l’accessiblité aux personnes à mobilité réduite.

Dessous de table : attention !

Pour éviter de trop fortes plus-values, de nombreux acheteurs ont tendance à demander des dessous de table : ils baissent le prix de vente de l’établissement si vous leur en payez une partie en liquide. Dans l’absolu, tout le monde semble y trouver son compte : le vendeur qui évite la plus value et l’acheteur, qui verra ses frais de notaire (de l’ordre de 6 à 7% du prix total de la vente) diminuer d’autant.

Pourtant, méfiance ! Pour le vendeur comme pour l’acheteur, les risques sont grands.

Plus d’ailleurs pour l’acheteur qui aura, en premier lieu, un bien dont la valeur sera, sur le papier, nettement inférieure à ce qu’il a payé. Résultat, quand il voudra revendre, il risque soit de perdre énormément d’argent, soit de faire une grosse plus-value et donc d’être lourdement taxé. De plus, une telle pratique est punie par la loi.

En résumé, même si le dessous de table est séduisant, il vaut mieux s’abstenir!

Enfin, pour ceux qui hésitent encore à se lancer, la création d’un restaurant en franchise peut être la solution la plus adaptée. Pour en savoir plus sur la franchise, vous pouvez lire : les avantages de créer son entreprise en franchise.

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