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24 aout un jour un evenement une naissance une disparition

24 aout un jour un evenement une naissance une disparition

Massacre de la Saint-Barthélemy, naissance de Léo Ferré et mort de Pline l’Ancien au pied du Vésuve ont eu lieu un 24 août.

Lié au signe de la Vierge dans le zodiaque, le 24 août est le 236e jour de l’année du calendrier grégorien (ou le 237e en cas d’année bissextile). A cette date, quiconque connaît une personne prénommée Barthélemy, Amélie, Emilie, Nathan, Nathanaël, Nathanaëlle, Naël, Naëlle, Owen ou Audoin est prié de chèrement l’honorer. “A la Saint-Barthélemy, la grenouille sort de son nid”,prétend un dicton d’autrefois. Aucune fête internationale n’est célébrée ce jour-là.

Le terrible massacre des protestants atteint son comble un 24 août

Avant le 24 août 1572, on aurait pu croire à une certaine sérénité retrouvée au sein du royaume de France. En donnant la main de sa sœur, Marguerite de Valois, à son cousin Henri de Navarre (le futur Henri IV), Charles IX jouait la carte de l’apaisement dans la guerre qui, depuis des lustres, opposait catholiques et protestants. Cela faisait bien trop longtemps que les extrémistes des deux bords causaient le malheur de l’Etat. Il fallait remettre de l’ordre dans cet imbroglio infernal et, pour remettre de l’ordre, quoi de mieux qu’une union consacrée.

Mais trop de poudre rassemblée en un même endroit peuvent provoquer des catastrophes inattendues. Surtout quand, tapis dans l’ombre, il est mille allumeurs de mèches prêts à risquer de tout enflammer. A Paris où le grand mariage avait sans doute rassemblé trop de divergence religieuse, la tentative d’assassinat fomentée à l’encontre de Coligny, le chef de la mouvance protestante, fit tant gronder les murs de la ville qu’on vit peu à peu la peur venir frapper aux portes des logis. Dès lors, chacun des deux clans sut qu’il fallait être le premier à réagir s’il ne voulait pas compter les siens parmi les embrochés.

Menés par les Guise, les catholiques furent les plus prompts dans l’affaire. Dès le soir du 23 août, ils traquèrent les têtes du protestantisme et, sans le moindre ménagement, les passèrent au fil de leurs épées. Le carnage consommé, une rumeur se faufila bientôt de rue en rue. Il était question d’une révolte de protestants qui auraient cherché à venger Coligny et s’en seraient alors pris à tout ce qui ressemblait à un fidèle du papisme. Heureusement, ils avaient été maîtrisés à temps. Mais il en était peut-être d’autres, plus sournois encore, avec des yeux de braise, des monstres sanguinaires, des enfants de Satan… Et la folie entraînant le reste, le massacre eut, sur le champ, droit de citer.

Léo Ferré a vu le jour un 24 août

Né le 24 août 1916 à Monaco, Léo Albert Charles Antoine Ferré, dit Léo Ferré, est un poète, musicien et chanteur franco-monégasque. Il est, à ce jour, le plus prolifique des auteurs-compositeurs-interprètes d’expression française ayant existé. Il a, du reste, avant de s’éteindre à Castellina in Chianti en Toscane (Italie), le 14 juillet 1993, réalisé plus d’une quarantaine d’albums originaux.

Référence incontournable de la chanson française, il est un peintre du ressenti et parvient à mêler les genres comme peu se sont autorisés à le faire. Artiste théâtral, il dispose sur scène d’un orchestre d’instruments qu’il mène à l’unisson : sa voix, son cœur, son jeu, sa plume et sa musique.

Parmi ses plus grands succès, citons entre autres : Mister Giorgina, La Vie d’Artiste, C’est Extra, Pépée, Petite, La Mémoire et la Mer, Poètes vos Papiers, Avec le Temps, La Solitude, Préface, Ni Dieu ni Maître, Les Etrangers, L’Espoir

Pline l’Ancien est victime de l’éruption du Vésuve un 24 août

Le 24 août 79, le Vésuve (Italie) entre en éruption et ensevelit les villes romaines de Pompéi, Herculanum et Stabies sous une épaisse couche de cendres brûlantes. Depuis Misène, où il réside, Pline l’Ancien est à la fois fasciné par ce qu’il lui est donné de voir et inquiet pour ses amis soumis à la colère du volcan. Il décide donc d’aller leur porter secours, si secours peut encore leur être porté.

Traversant avec ses galères la baie de Naples jusqu’à Stabies, il débarque bientôt sur la plage où il espère retrouver quelques connaissances ayant pu échapper à la catastrophe. Pour le moment, il n’a d’yeux que pour le cracheur de cendres. L’érudit qu’il est n’a, de sa vie, entendu parler d’un tel déchaînement de feu. Cette phénoménale puissance paraît l’hypnotiser. “Est-ce là la fin du monde ? songe-t-il alors. Suis-je en train d’y assister ?” Puis, soudain, il s’effondre pour ne plus jamais se relever.

Né en 23 av. J-C à Côme (Italie), Pline l’Ancien est un écrivain et naturaliste romain. Auteur d’une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle (Naturalis Historia), son neveu et fils adoptif dit de lui : “Il commençait à travailler bien avant l’aube… Il ne lisait rien sans en faire de résumé ; il disait même qu’il n’existait aucun livre, si mauvais soit-il, qui ne contienne quelque valeur. Au pays, seule l’heure du bain l’exemptait d’étudier. En voyage, lorsqu’il était déchargé d’autres obligations, il se consacrait uniquement à l’étude. En bref, il considérait comme perdu le temps qui n’était pas consacré à l’étude”.

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