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Tubes des annees 60 leternel retour

Tubes des annees 60 leternel retour

Du « Locomotion » au « Lion est mort ce soir » en passant par « Noir c’est noir », certaines rengaines font leur retour au hit-parade de façon régulière

De nombreuses chansons des années 60 ont connu une seconde, voire une troisième carrière grâce à une réinterprétation. Survol (en plusieurs épisodes) de ce que nous pourrions qualifier de hits récurrents…

The Locomotion

Composé par les “faiseurs de tubes” le couple d’Américains Gerry Goffin et Carole King, le titre aurait été confié en 1962 à… la baby sitter de Carole King, une jeune Noire de 17 ans, Little Eva. Il est immédiatement adapté en français par Sylvie Vartan. Le “Locomotion” revient en 1972 (réédition en Angleterre du 45 tours vinyl de Little Eva), en 1974 (n°1 aux USA par le groupe heavy Grand Funk Railroad), en 1979 par le groupe Ritz et en 1989 par Kylie Minogue

Le Lion est mort ce soir

Le lion a la peau dure ! Ce chant, venu d’Afrique du Sud, fait sa première entrée au hit-parade, classé 14e aux Etats-Unis, en 1952, grâce au groupe the Weavers. Dix ans plus tard exactement, les Tokens le propulsent n°1 aux U.S.A. (et n°16 en Angleterre) et Carl Denver en propose une version un peu plus musclée (5e en Angleterre) ; simultanément, Henri Salvador le commercialise dans les pays francophones. Vingt ans plus tard (1982), le trio Tight Fit réenregistre une version au goût du jour, qui décroche le n°1 du hit-parade anglais. Enfin (mais est-ce vraiment la fin ?) Pow Wow l’enregistre a capella pour le plus grand plaisir du public français. A noter que le titre anglais est double : la chanson est connue sous le titre “Wimoweh”, ou bien, “The Lion Sleeps Tonight”.

Pendant les vacances

Cette composition des Everly Brothers (“All I have to do is dream”) fut, la première fois, enregistrée par eux-mêmes (n°1 en Angleterre et aux USA en 1958). Mais c’est à l’occasion de son réenregistrement par l’acteur Richard Chamberlain (n°14 en Angleterre en 1963) que Sheila l’enregistre avec le succès que l’on sait (Dalida devait le faire : elle a manqué un grand succès ! Elle l’enregistrera uniquement en italien). Les Chaussettes Noires d’Eddy Mitchell s’en étaient emparé un an plus tôt, sous le titre “Line”. Six ans plus tard, un duo américain, Glen Campbell et Bobbie Gentry, porte la chanson une nouvelle fois au hit-parade n°3 en Angleterre, n°27 aux USA. Laurent Voulzy l’enregistre avec les Corrs en 2007.

Black is black

Los Bravos sont un groupe espagnol, doté d’un chanteur allemand, Michael Koger ; ils enregistrent “Black is black” au tout début de l’année 1966. Leur version connaît un succès immédiat, et conséquent : n°2 en Angleterre en juillet, n°1 un petit peu partout en Europe. Bref, tout le monde a le refrain dans l’oreille. Autant dire que passer derrière est totalement casse-cou ! Pourtant, Johnny Hallyday s’y essaiera. Et le succès sera au rendez-vous (“Noir c’est noir”). Onze ans plus tard, le titre est repris en disco par le groupe Belle Epoque (dont la chanteuse française, Evy, était une petite vedette de seconde zone au milieu des années 60).

Mention spéciale : Joe Cocker

Ce type au physique de bûcheron a le génie de faire revivre des tubes anciens ou récents. Récents, lorsqu’en 1968 il s’empare du « With a little help from my friends » des Beatles en 1967… Ancien lorsqu’il reprend en 1971 « Cry me a river » publiée par Julie London, alias Julie Peck, en 1955. Ce titre ô combien rythmé, dans sa version “jerk” par Joe Cocker est, à l’origine, un superbe slow interprété avec brio par la troublante actrice dans le film “La Blonde et moi” (la divine Julie est décédée le 18 octobre 2000 à l’âge de 74 ans). Dans les années 80, la chanteuse Viktor Lazlo interpréta le titre en français (“Pleurer des rivières”).

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