Gilchrist Olympio joue le temps additionnel
Gilchrist Olympio fait encore des siennes. Dans une lettre circulaire à toutes les fédérations, il vient de dissoudre puis de recomposer le Bureau national. Soit dit en passant, l’ex-président national de l’UFC est considéré comme « exclu temporairement » du parti avant de prendre une décision. A quel titre prend-il alors cette décision ?
Beaucoup de gens ce matin, s’interroge sur l’état mental de l’opposant historique. On le soupçonne d’être atteint de gâtisme ou de quelque chose suite à sa chute en décembre dernier à Washington.
Je crois qu’il faudra bien se méfier de l’apparence. Certes, l’histoire de l’humanité compte bien des dirigeants politiques déments. Mais le père Gil n’est pas atteint de démence, tout au plus serait-il dans les vapes éthyliques des bordeaux qu’il ingurgite de temps à autre. Je l’ai rencontré tout dernièrement à Lomé dans sa villa de Tokoin-Casablanca et il m’a paru en parfait état mental. Il garde même toute sa faculté capacité d’analyse, lui qui est diplômé d’Oxford ; il pense même aller donner encore quelques cours dans l’une des grandes universités américaines.
L’acte qu’il vient de poser est en réalité très clair : semer la confusion dans les esprits et jeter le discrédit sur le parti. Le père Gil use de ces dernières cartouches pour abattre les réformistes du Bureau national qui l’ont exclu, sans coup férir. En recomposant le bureau national, le fils de l’ancien président compte tout simplement pousser à la sortie Jean-Pierre Fabre et les réformistes. Ces derniers seront obligés d’aller créer un autre parti en laissant la coquille vide devenue impopulaire à son fondateur.
Et tout le monde connaît très bien la difficulté qu’il y a de vouloir reconstruire un grand parti avec la popularité de l’UFC.
Affaire à suivre !