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Soutenir assister et aider un malade atteint dAlzheimer

Soutenir assister et aider un malade atteint dAlzheimer

Quelle conduite adopter envers une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer ? Comment s’adapter à ses besoins ? Du simple et du concret.

D’origine inconnue, la maladie d’Alzheimer est une affection évolutive faisant partie des démences séniles et qui provoque la dégénérescence de certaines cellules nerveuses. De ce fait, le cerveau ne peut plus analyser correctement l’information.

Les possibilités de se souvenir, de comprendre, de prendre des décisions et même de penser vont en s’amenuisant. Les tâches quotidiennes deviennent de plus en plus difficiles à exécuter. Les traitements existants ne peuvent que ralentir la progression de la maladie. L’aide d’un tiers devient fatalement nécessaire lorsque les troubles s’aggravent.

Repérer les premiers signes

Il faut être attentif, car les personnes âgées présentent souvent des symptômes figurant dans cette liste sans pour autant être atteintes par cette maladie. C’est la progression constante de ces troubles et leur multiplication qui devront alerter.

  • Les souvenirs récents deviennent flous ou se perdent (alors que les souvenirs anciens sont très nets).
  • La personne a du mal à apprendre de nouvelles choses, à s’adapter à des lieux inconnus, à des visages nouveaux ou à des situations inhabituelles.
  • Le langage est moins bien maîtrisé (confusion dans l’utilisation des mots, déformation de l’élocution, perte de la fluidité).
  • Les chiffres posent problème (faire ses comptes, par exemple).
  • Les émotions sont difficiles à gérer.

Quand la maladie est installée

Chaque malade est unique. On ne peut dire avec certitude quels symptômes apparaîtront et dans quel ordre, ni à quelle vitesse ils progresseront. Voici cependant des caractéristiques récurrentes qui ont été observées.

  • L’humeur change, parfois soudainement, comme les émotions, du rire aux larmes, du calme à la colère, et l’on peut sentir que c’est indépendant du contexte. La personne s’efface en s’exprimant de moins en moins. Des sautes d’humeur apparaissent, pouvant aller de la simple agitation jusqu’aux coups et aux insultes.
  • Sommeil et veille sont perturbés par l’inquiétude et l’anxiété. La personne se tracasse pour des broutilles, elle se méfie de son entourage.
  • Les capacités intellectuelles diminuent ; la pensée devient chaotique, la compréhension problématique, les souvenirs s’effacent, la communication s’altère.
  • Le comportement se modifie. Surviennent des gestes répétitifs comme marcher de long en large ou s’obstiner à chercher constamment quelque chose. La personne peut se déshabiller ou avoir une attitude inconvenante à connotation sexuelle.
  • Le contrôle des fonctions urinaires et intestinales peut disparaître.
  • Les gestes du quotidien ne sont plus assurés (se nourrir, se laver, etc.).

Quels sont les besoins à satisfaire ?

La communication. Elle nécessite patience et inventivité. Regardez la personne en face pour lui parler et faites-le avec douceur. Utilisez des phrases simples, contenant un seul message. Formulez des questions précises et sans ambiguïté. Rassurez-la aussi souvent que nécessaire. N’hésitez pas à répéter, à montrer les choses, à faire des gestes pour accompagner le discours.

La sécurité. Le contact avec la famille et l’environnement familier sont essentiels pour que le malade se sente bien et relié aux choses de sa vie.

L’affection et le respect. Être traité avec dignité en recevant des attentions affectueuses (sourires, mots gentils, contact de la main) est un moyen efficace et humain de garder le malade dans un meilleur état de stabilité émotionnelle.

Que faire en cas d’agressivité ?

Commencez par relativiser : ce comportement n’est ni intentionnel ni prémédité et n’est pas réellement dirigé contre vous. Il est une conséquence de la maladie. Soyez patient et tolérant : le malade ne peut pas corriger son attitude, il ne maîtrise pas sa colère.

Cessez votre activité, montrez-vous calme et rassurant. Si c’est possible, éloignez la personne de la situation difficile. Au besoin, laissez-la tranquille tout en la surveillant discrètement.

Toutefois, appelez une aide extérieure si vous vous sentez en danger.

CONT 11

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