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Profession selectionneur de lequipe de France de football 1

Profession selectionneur de lequipe de France de football 1

Rétrospective des neuf derniers sélectionneurs des Bleus. De Michel Hidalgo à Laurent Blanc, en passant par Aimé Jacquet et Raymond Domenech. (1e partie)

L’équipe de France de football et son sélectionneur ont souvent fait la Une des journaux papier, audio et télévisuels depuis de nombreuses années. Et pas seulement pour parler football, malheureusement. La dernière affaire de la grève de Knysna pendant la Coupe du monde en Afrique du Sud en est l’épisode le plus douloureux. Exit Domenech et bienvenue Laurent Blanc. C’était l’occasion de remonter le temps et de passer en revue tous les sélectionneurs en fonction depuis 1976.

Michel Hidalgo (de 1976 à 1984), le précurseur

Si l’histoire glorieuse des Bleus amenant au titre de champion du monde 1998 doit démarrer quelque part, c’est avec l’arrivée de Michel Hidalgo. Homme de terrain autant entraîneur que sélectionneur, il prend les commandes de l’équipe après Stefan Kovacs, dont il était l’adjoint les deux années précédentes. Il lance dans le grand bain les Bossis, Six et Platini et innove en alignant sur certains matches importants trois numéros 10 en milieu de terrain. Avec le trio Genghini-Giresse-Platini, on assiste à un football de créateurs, débouchant sur le célèbre France-Allemagne de 1982, hélas synonyme de défaite française (1-1, 3-3 a.p., 4 tab à 5).

Charismatique, passionné et très communicatif, Michel Hidalgo atteint les demi-finales de la Coupe du monde 1982 et gagne l’Euro 1984. La France est alors emmenée par un super Platini, auteur de 9 buts dans la compétition!

Hidalgo est sans doute le meilleur entraîneur qu’ait jamais connu l’équipe de France, sur le plan du jeu et de l’homme.

Henri Michel (de 1984 à 1988), le fils spirituel

Sélectionné de la première heure par Hidalgo pour encadrer les plus jeunes, il devient son jeune adjoint en 1984, après une victoire comme entraîneur des Espoirs aux Jeux Olympiques cette même année. Un exploit, car il bat le Brésil en finale (déjà !). Pourtant, et même avec une demi-finale de Coupe du monde 1986 où il élimine encore le Brésil en quart de finale aux penalties (1-1 a.p., 4 tab à 3), il a du mal à passer à l’après-génération Platini et piétine pour la qualification à l’Euro 1988. Son sort est scellé après un nul contre Chypre à l’automne, et après une fronde menée par le président des Girondins Claude Bez, il est limogé pour laisser place à Platini, sorti de sa fraîche retraite de joueur.

Originaire d’Aix-en-Provence, Henri Michel est un homme sympathique qui eut quand même à essuyer quelques insultes d’Eric Cantona lors d’une non-sélection du joueur.

Michel Platini (de 1988 à 1992), l’Italien

Tout le monde connaît le joueur et sa carrière, mais sur le banc, ce sera une autre affaire. Prônant un jeu efficace et plus rugueux que ses prédécesseurs, il ne parvient toutefois pas à emmener l’équipe tricolore à la Coupe du monde 1990. Mais privilège de star, il est maintenu pour l’Euro 1992 pour lequel il se qualifie brillamment mais échoue en poule, perdant face au futur vainqueur surprise, le Danemark.

Comme quoi, tous les grands joueurs ne sont pas de grands entraîneurs… Il sera plus à l’aise comme président de l’UEFA, poste qu’il occupe aujourd’hui.

Gérard Houllier (de 1992 à 1993), le pétard mouillé

Ancien instituteur venu du football amateur, joueur puis entraîneur, il se fait connaître comme coach de Lens puis du Paris Saint-Germain avec lequel il obtient en 1986 le premier titre de champion de France de l’histoire du club. Adjoint de Platini, c’est tout naturellement qu’il prend sa succession. Ses débuts donnent lieu à une belle série de matches de la France. Jusqu’aux deux derniers, qualificatifs pour le Mondial 1994. C’est France-Israël et France-Bulgarie, perdus tous les deux avec ce célèbre ballon perdu de Ginola provoquant un but dans les dernières secondes du bulgare Kostadinov. Stupeur et accusation facile envers Ginola, il est logiquement remplacé par Aimé Jacquet dès le mois de janvier 1994.

Fort de ses victoires avec Liverpool, notamment en 2001 (cinq coupes), il revient dans le foot français avec Lyon (deux titres de champions), puis comme DTN à la fédération. Domenech est alors l’entraîneur de l’équipe de France, avec son comportement entêté et peu communicatif. Pour aboutir à la catastrophe de Knysna et la grève des joueurs. En 1993 et 2010, deux fois Houllier à la FFF pendant les deux catastrophes du foot français, est-ce un hasard ou une coïncidence?

(À suivre…)

Bibliographie:

Michel Hidalgo, biographie, avec Patrice Burchkalter: Le Temps des Bleus. Mémoires (Jacob-Duvernet 2007)

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