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Pervers narcissiques des victimes racontent leur piege

Pervers narcissiques des victimes racontent leur piege

Comment décrire l’emprise du pervers narcissique ? Comment trouver les mots pour décrire le calvaire de sa victime et répondre à ses questions ?

Que vit la victime d’un pervers narcissique ? Comment a-t-elle été détruite ? Comment peut-elle s’en sortir ? Peut-on aider un pervers narcissique ? Peut-on le faire changer ? Est-il possible de le raisonner ? N’y a-t-il pas d’autres moyens que la fuite ?

Parce que les paroles des victimes sont bien plus explicites que n’importe quelle description ou définition, voici quelques-uns des témoignages et réactions d’anonymes recueillis après la publication du premier article sur cette pathologie : « Le pervers narcissique : un véritable tortionnaire affectif. »

Le piège se referme

  • « Il/elle répond à toutes mes attentes »

La rencontre avec un pervers narcissique (homme ou femme) débute très souvent par une idylle passionnée. Il ressemble à la personne de vos rêves, il comble toutes vos attentes, tous vos désirs jusqu’à vous amener à la certitude que, cette fois, vous avez trouvé votre moitié, celui ou celle qui est faite pour vous.

« J’en reviens pas de cette perle rare, très belle, brillante, situation sociale de haut niveau, drôle et pétillante, et me jette à corps perdu et… éperdue dans cette histoire ! »

« J’ai connu une femme “perverse narcissique”… J’étais amoureux, dingue de cette personne. Quatre ans de vie ensemble, amoureux jusqu’au jour où elle décide de se désengager avec diverses excuses que je croyais… Croyez-moi elles sont très doués, très manipulatrices. »

« Je ne me sentais pas comme victime au début, j’étais flatté qu’une aussi belle femme s’intéresse à moi – elle faisait des photos de mode… »

  • L’idylle s’efface

Après quelque temps de bonheur et de véritable fusion entre le pervers et sa victime, le tableau comment à se fendiller.

« J’ai assez vite “tiqué” sur certains aspects de son caractère. Parfois cruelle, elle disait pour se justifier que c’était une latine au sang chaud, passionnée, et qu’elle s’emportait parfois, mais qu’elle était gentille et géniale, et que ses coups de colère ne portaient pas à conséquence… J’ai souvent entendu par la suite : “Je suis géniale, j’ai l’impression d’être trop intelligente, de tout comprendre des gens sans qu’ils ne disent rien, j’adore mon odeur, des fois je me respire, c’est comme une drogue.” »

  • L’isolement de la victime

Perdue, la victime ne comprend pas les attaques de son partenaire, qui lui semblent incompatibles avec les premiers mois de bonheur : ça ne peut être sa vraie nature, elle s’accroche à son image idyllique, toujours persuadée qu’il/elle est l’homme/la femme de sa vie. La victime va donc progressivement se remettre en question, tenter de satisfaire l’autre, de répondre à ses attentes. C’est alors que le pervers commence à isoler sa victime.

« Bref, au bout de quelques mois de relation à distance – nous habitions deux villes différentes –, je quitte mon boulot et déménage pour vivre avec elle. Ça paraît dingue je sais ! Et là, le masque tombe… »

« J’ai gardé une indépendance de pensées et mis en place des projets perso qui ont connu du succès. Elle en a été jalouse, m’a accablé de reproches si elle ne participait pas et n’était pas reconnue pour ça ! Je la flattais pour minimiser, mais elle avait du mal à accepter mon indépendance. »

« À savoir que, le début de l’histoire, elle a tout fait pour m’avoir. J’étais en couple, qui certes battait de l’aile, mais j’étais pas libre et je lui avais dit… Exacerbée de ne pas m’avoir, elle a pris contact avec ma compagne et lui a dit ouvertement qu’elle me désirait au plus haut point. Ma compagne ne croyant pas à ma fidélité me quitte. »

Dans un prochain article, « Pervers narcissiques : témoignages des violences psychologiques », nous développerons, toujours grâce à des témoignages anonymes de lecteurs, les violences psychologiques subies par les victimes de pervers narcissiques.

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