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Monsieur Vincent larrivee a Chatillon Le film de Maurice Cloche sur saint Vincent de Paul debute en 1617

Monsieur Vincent larrivee a Chatillon Le film de Maurice Cloche sur saint Vincent de Paul debute en 1617

Dès son arrivée à Châtillon-les-Dombes, Monsieur Vincent (Pierre Fresnay) dévoile sa forte personnalité, son courage physique et – bien sûr – son amour pour les pauvres..

Dialogué par Jean Anouilh, Monsieur Vincent, le film tiré de la vie de saint Vincent de Paul, débute en 1617, dans un village, Châtillon-les-Dombes, où la population, sans prêtre depuis des lustres, est indifférente ou hostile à la religion… Monsieur Vincent (campé par un Pierre Fresnay admirable) y débarque pour être son curé…

La peste

Mais personne ne l’attend ! Pire : il trouve partout portes closes et, quand il frappe à l’une d’elles, des pierres lui tombent sur le crâne ! Il entre dans l’église… dévastée et occupée par des poules et une vieille paroissienne qui accuse ses coreligionnaires d’être “tous maudits” !

“Je suis votre nouveau curé !”, lui dit-il.

Il se rend ensuite chez le bourgeois qui doit l’héberger et qui, présentement, donne une fête pour oublier la peste dont est – paraît-il – atteinte une femme du “vieux-quartier”…

Le presbytère

Monsieur de Paul veut se rendre chez elle. Horrifié, le maître de maison le prévient : “Si vous sortez de cette maison, ce soir, je ne pourrai vous recevoir !” De Paul s’en moque : “J’habiterai le presbytère !”

Dans la maison maudite, il ferme les yeux de la défunte puis la quitte avec la jeune orpheline qu’elle a laissée…

“Votre devoir !”

Sous les jets de pierre, il se rend chez le menuisier et lui crie qu’il a un cercueil à faire : “Ouvre, je suis ton curé ! Ouvre si tu n’es pas un poltron et un couard !” Pas de réponse.

Il file alors au château, chez le seigneur qui s’entraîne pour son prochain duel. Il lui présente ses respects et lui demande d’enterrer la malheureuse : “Vous êtes le seigneur de ce village, votre devoir…”

Le seigneur n’aime guère qu’on lui parle sur ce ton et encore moins de devoir… De plus le mot “peste” le rend pleutre, malgré son épée…

La soupe

Monsieur de Paul se rend au presbytère où cuit une bonne soupe dans l’âtre. Il va pour servir la fillette quand un soudard tente de l’en empêcher : “Je suis chez moi ici !, crie ce dernier. – Moi aussi !”, répond, sur le même ton, Monsieur de Paul

Et le curé de prendre la soupe.

Le soudard saisit un couteau :

“Tu me tuerais pas pour défendre ta soupe ? demande Vincent.

– Nom de Dieu ! crie le type.

– Et n’insulte plus le nom du Seigneur devant moi, répond Vincent. Il t’a créé avec amour comme cette petite et vous êtes aussi malheureux l’un que l’autre. C’est pourquoi tu vas la laisser manger un peu de ta soupe !”

Sidéré, le soudard offre alors… une cuillère à la petite !

“Tu es le premier chrétien que j’ai rencontré à Châtillon !” lui dit Vincent.

Les cloches

Les deux hommes enterrent ensuite la défunte pendant que la vieille habitante de l’église fait sonner les cloches.

Ainsi prévenue, la population assiste à la mise en bière. Vincent dit à la cantonnade que l’infortunée n’avait pas la peste. Puis, montrant la petite : “Si je n’avais pas défoncé la porte, elle serait morte à l’heure qu’il est !”

Vincent poursuit : “Je ne m’adresse pas à ceux qui ont trop. Je m’adresse à la plus pauvre, à celle qui a juste assez pour elle. Qu’elle s’avance et prenne cette petite par surcroît et le Seigneur lui sourira !”

Une mère s’avance, qui dit avoir déjà cinq mouflets à la maison. Affaire réglée. Vincent annonce qu’il dira la messe demain, à 8 heures.

Tunis

On le voit ensuite soigner le seigneur que son duel a blessé (le chirurgien était introuvable). Vincent lui dit qu’il a appris la médecine à Tunis, quand, pendant deux ans, il fut l’esclave des Barbaresques…

Il avoue aussi avoir combattu contre les Turcs.

“Dieu ne dit-il pas de faire la paix ?, demande le seigneur.

– Il n’a jamais dit qu’il fallait se laisser prendre comme un lapin…”

Le seigneur est sous le charme : “Ah, vous me plaisez vous ! Si tous les curés étaient comme vous, j’irais à la messe !”

Devant la nièce du seigneur qui assiste à cet entretien, il dit que l’orpheline a été recueillie par une pauvre… “C’est elle qui est riche ! – Mais que voulez-vous, le monde est comme il est, répond le seigneur. – Il est comme on le fait !” indique Vincent avec son regard de braise.

Mme de Marillac

Le prêtre se rend ensuite dans la famille d’accueil pour lui donner de la nourriture mais, surprise, la nièce du seigneur en a déjà apportée…

Vincent lui sourit comme s’il remerciait le ciel.

Il l’ignore encore mais il vient de s’attacher à lui Madame de Marillac, qui l’aidera ensuite à organiser le travail des Filles de la Charité…

Une femme et une congrégation qu’on retrouve, entre autres, dans les articles suivants : Monsieur Vincent, les sourires d’un saint ; Monsieur Vincent et les pauvres ; Monsieur Vincent, les déceptions d’un saint ; Monsieur Vincent, un grand film chrétien ; Monsieur Vincent, l’oeuvre des Enfants-Trouvés

A voir : “Monsieur Vincent”, un film de Maurice Cloche DVD Studio Canal Classique

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