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LUS Open cest la quatrieme dimension

LUS Open cest la quatrieme dimension

Au top de l’ATP, la hiérarchie est claire : Djokovic, Nadal, Federer et Murray, dans cet ordre, sont les quatre favoris du prochain US Open.

Cela ressemble à une série télévisée comme les Américains savent si bien les faire. Enlevez les rires préenregistrés, remplacez-les par des applaudissements de fans furibards et commencez à tourner dans le studio à ciel ouvert de Flushing-Meadows… La saison 44 de l’ATP est marquée par un amoncellement de talent et de caractère : c’est la quatrième dimension !

Ils sont quatre à mettre le feu à la planète tennis, l’un des shows les plus bouillants du moment. Roger Federer, dans le rôle du paternel insomniaque, Andy Murray, lui, est le fils timide qui sort doucement de sa coquille, Rafael Nadal, dans le costume du fils prodige en péril depuis l’arrivée du cousin terrible : Novak Djokovic. La nouvelle star de l’ATP, c’est lui. Pourtant, Nadal et Federer, les deux monstres sacrés de la décennie, sont encore sur scène. Parvenir ainsi à capter toute la lumière, cela relève presque du miracle.

De la comédie au thriller

En 2007, dans l’arène de New-York, le Serbe s’était construit un mythe grâce à ses imitations de Maria Sharapova et Rafael Nadal. Et malgré de nombreux titres (dont l’Open d’Australie 2008), mais seulement deux en 2010 (Dubaï et Pékin), Djokovic avait du mal à passer en prime-time. A 24 ans, Nadal et Federer comptait déjà cinq tournois du Grand Chelem à leur palmarès, contre deux au Serbe. Le “Djoker” passait pour le pitre du circuit et flanchait sur le tapis rouge de la gloire. En coulisses, Djokovic a fait sa révolution : il ne fait désormais plus rire personne.

La force du numéro un mondial ? Jouer à un rythme moins élevé (11 tournois) que le trentenaire Federer et tirer profit de son succès en Coupe Davis avec la Serbie en décembre dernier. De cette consécration, Djokovic tire une confiance “hors-norme”. Il surfe encore la vague, porté par tout un peuple qui le soutient d’un bout à l’autre du globe. Et contrairement à Nadal et Federer, plus “sérieux”, le Serbe continue à jouer avec le sourire, ce qui lui donne du crédit auprès du public et des suiveurs. Ce qui éloigne les critiques…

L’US Open fait saliver…

Alors que personne ne semblait en mesure de le défier à New-York, son épaule grinçante à Cincinnati, il y a une semaine, a relancé les spéculations sur l’Oscar du ” Meilleur second rôle”. La paire ibéro-hélvetique est à l’affût. A la régulière, Roger Federer est le seul à avoir fait vaciller le colosse des Balkans, en demi-finale de Roland-Garros. Le Suisse de 30 ans a de beaux restes, mais il est loin de la plénitude de sa période 2004-2006. Nadal, lui, est touché, face à Djokovic, du même syndrome de déconfiture (cinq finales, cinq défaites) qu’il avait infligé au Suisse en son temps. Alors que le prodige de Manacor s’attendait à tenir le premier rôle plus longtemps, l’arrivée de l’ouragan serbe l’a forcé à retrouver son rang de second. Après six années de très haut niveau, son corps le lâche à son tour.

Dans ce contexte, Andy Murray fait figure d’outsider solide. C’est le seul, avec le “Djoker”, à avoir atteint toutes les demi-finales de Grand Chelem cette saison. Après sa finale en Australie, face à Djokovic, il a touché le fond plusieurs semaines avant de faire son retour, toujours face au Serbe, au tournoi de Rome en mai, où il a joué l’un de ses meilleurs niveaux sur terre, passant proche de la victoire. Face au numéro un mondial, enfin, la semaine dernière dans l’Ohio, il a fini par le faire craquer sur abandon. Le Britannique monte en puissance et pourrait profiter de ses expériences douloureuses en Grand Chelem (trois finales et quatre demies) pour venir chatouiller la hiérarchie établie et souffler la critique.

Et si Murray s’avalait sept épisodes des “Experts à Manhattan” de suite, tout en grignotant du pop-corn sur le crâne du “Djoker” ?

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