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Louis Bleriot pionnier de laviation francaise La vie dun pilote a la recherche de nouveaux defis

Louis Bleriot pionnier de laviation francaise La vie dun pilote a la recherche de nouveaux defis

Biographie de Louis Blériot, industriel français et premier homme à avoir traversé la Manche en avion.

Louis Blériot est un personnage français qui a pris part à la conquête des cieux durant le début du XXème siècle. La plus connue de ses oeuvres est certainement la traversée de la Manche aux commandes d’un appareil conçu de ses propres mains.

Son enfance, sa jeunesse

Louis Blériot est né le 1er juillet 1872 à Cambrai, dans le nord de la France. Il commence son éducation à Notre Dame à Cambrai, puis poursuit ses études à Amiens, puis entre à l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures à Paris, en 1892.

Il en sort en 1895, diplôme en poche, et devient ingénieur, mettant ses connaissances au service d’un marché en plein essor : l’automobile. Il conçoit des phares dont le succès ne tarde pas à se faire connaitre.

Son talent au service de sa passion

Le développement de cette activité lui permet bientôt de se consacrer à sa passion : l’aéronautique. Il conçoit un premier appareil, le Blériot I. Celui-ci ne brille pas par son succès. Mais chaque essai avorté renforce la motivation de l’ingénieur, qui n’hésite pas à s’appuyer sur les idées des autres. Ainsi, le Blériot III, fortement inspiré de l’appareil des Frères Wright, quitte brièvement la surface de l’eau, avant de capoter. Néanmoins, ce demi-succès prouve une chose : voler est à portée de main de Louis Blériot. D’autres études sont donc nécessaires. Nous sommes en 1905.

Un ingénieur innovant

Averti dès le début de ses recherches sur l’importance de la structure de ses avions (poids, portance,…), Blériot change son fusil d’épaule et s’intéresse de plus près au moteur, qu’il juge trop peu puissant. Son association avec Ferber donne naissance au Blériot VI « Libellule », qui réussit quelques vols. Mais l’avion est détruit suite à une panne de moteur, après 300 mètres de distance parcourue. Toutefois, Blériot a compris l’importance d’un moteur plus puissant.

Blériot conçoit alors différents modèles, apportant notamment des innovations sur les trains d’atterrissages, toujours problématiques à cette époque. Il se pose également une question épineuse : comment alléger le poids de l’appareil, puisque les moteurs puissants sont très lourds ?

Vers la traversée de la Manche

L’ingénieur élabore alors une nouvelle stratégie : mieux vaut un peu moins de puissance et beaucoup moins de poids. Anzani vient justement de mettre au point un moteur de 25ch très compact, idéal pour les besoins de Blériot. Ce dernier met alors au point une opération médiatique destinée à doper les ventes de son usine : il traversera la Manche aux commandes d’un de ses avions.

Il travaille donc sur le Blériot XI, cherchant un allégement maximum, bâti autour du fameux moteur Anzani 25ch. La structure de l’avion est constituée de bois, renforcée par des cordes de piano, et recouverte de papier parchemin. Il fait un premier essai, couvrant 46km de distance. Tout fonctionne bien. A l’époque, la traversée de la Manche est un but poursuivi par de nombreux aviateurs. Et c’est Blériot qui tirera finalement son épingle du jeu le 25 juillet 1909, ralliant Calais à Douvres en 37 minutes. Il accède ainsi à la postérité !

Des airs à l’industrie de l’air

Peu après son exploit, le pilote décide de se consacrer au développement de son activité industrielle, laissant les vols à son pilote d’essai : Adolphe Pégoud. D’autres défis d’une autre nature sont en marche pour le cambrésien : les vols avec passagers, et surtout, l’arrivée de la première guerre mondiale qui se profile. L’aviation y joue un rôle important, et assure un nombre de commandes important pour Louis Blériot. Il rachète alors plusieurs industries, notamment celle qui produit le mythique S.P.A.D, avion qui fera le bonheur des militaires français au cours de « La Grande Guerre ».

La reconversion inévitable

L’armistice de 1918 change la donne, et Blériot est dans l’obligation de changer sa production. Il tente la conception de motos, avec un succès mitigé, et ne reçoit que peu de commandes pour ses avions. Louis Blériot décède le 2 aout 1936. La fusion de toutes les entreprises travaillant pour la Défense Française est imposée par le gouvernement de 1937, la société de l’ingénieur-pilote changera plusieurs fois de nom jusqu’à devenir l’entreprise EADS, toujours connue à ce jour.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’association Louis Blériot

Pour connaitre la vie d’un autre illustre aviateur, Pierre Clostermann.

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