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Les dangers du phenomene des Skins Party Quand les jeunes ne se controlent plus sexe drogue alcool

Les dangers du phenomene des Skins Party Quand les jeunes ne se controlent plus sexe drogue alcool

Les jeunes veulent choquer en mettant en ligne, via les réseaux sociaux, leurs exploits sexuels et leurs expériences de la drogue. C’est le phénomène des Skins Party…

Prenez une dizaine de jeunes d’à peu près 17 ans dont l’intérêt pour les études est le plus souvent relégué derrière une recherche accrue de drogues, d’alcool, une envie de sexe exacerbée et autres attitudes débridées et vous aurez les ingrédients de la série qui fait fureur outre Manche : the Skins.

Un phénomène à l’anglaise qui, comme en son temps et dans un autre domaine, la musique, avait fait que les Rolling Stones ou les Beatles avaient pu aisément passer les frontières pour venir dévergonder une jeunesse française, facilement influençable.

“The Skins” est un feuilleton britannique interdit aux mois de 18 ans. Il est facile de comprendre que ce qui est interdit est forcément bravé par les chères têtes blondes, en passant par le Web ou tout simplement en occultant les interdictions familiales s’il y en a. Profitant d’un effet buzz, la série surfe sur un succès grandissant, où les orgies sexuelles, les limites inexistantes en matière de drogues, d’alcool, de sexe et de langage cru sont les ingrédients majeurs.

L’identification aux personnages de Skins

La série est diffusée en France depuis 2007 sur Canal + et visionnée sur le Web. Elle a pour toile de fond des adolescents de Bristol, dépités, dévergondés, issus des classes moyennes, qui noient leur « pseudos » tracas familiaux ou scolaires, leurs chagrins sentimentaux dans tous les excès possibles et imaginables.

La jeunesse française s’y identifie : prenant n’importe quel prétexte pour s’amuser, pour aller au bout de ses limites. Même de très jeunes ados de 14 ou 15 ans songeant aux chômage et aux filières bloquées de leurs études se la jouent petites victimes déprimées et se jettent dans cette culture de la luxure ouvertement affichée.

Dans la série, on retrouve l’adolescent que les parents ne comprennent pas du fait de leur absence, de l’alcoolisme de l’un, des doutes sur sa sexualité de l’autre – homo ou pas ? La gamine plaquée, l’amoureux éconduit, autant de situations qu’on jugerait normales si l’on n’y rajoutait pas le sexe, la drogue, l’alcool comme dérivatifs.

L’organisation des Skins Party en France

Ce phénomène récent tend à s’étendre dans les grandes villes de France et inquiète les services de santé, de sécurité et quelques associations de parents encore responsables.

  • Qui y participe ? Toutes les classes de la population, de l’élève studieuse au cancre, de la jeune fille de bonne famille des quartiers chics de Paris au petit jeune homme des quartiers du 93. Ce qui frappe, c’est d’abord la jeunesse des participants, souvent majeurs, il n’est pas rare de croiser des jeunes d’à peine 15 ans !
  • Où se déroule les rassemblements ? Des lieux atypiques ( des souterrains, des hangars désaffectés, des salles louées).
  • Comment les jeunes sont-ils prévenus ? Par les sites communautaires comme Facebook, Ttwitter. Un simple clic suffit, des inscriptions de dernières minutes, pour ne pas éveiller les soupçons.
  • Comment s’y rendre ? Une tenue provocante, flashy, mini-jupe, bustier, tenue de soubrette, et autres gadgets qu’on trouve dans les sex-shop, tout est utilisable pour dépasser les limites.

Les effets recherchés dans une Skins Party

Participer à ce style de rassemblement, c’est d’abord être en désaccord, être en rébellion contre un ordre établi. Bien évidemment, ces jeunes ne mettent pas au courant leurs parents. Ils veulent passer outre tous les tabous, toutes les interdictions en matières de mœurs, en matière de substances illicites et être provocants à outrance.

Cachés sous des masques, des déguisements ou affichant ouvertement leurs envies de luxure, de débauche, des jeunes filles s’affichent à moitié nues, telles des soubrettes en rut, s’affairant à des fellations sur des inconnus, pendant que d’autres jeunes hommes les pelotent sans gêne dans le coin d’une pièce, ou sur une piste de danse. Rien n’arrête cette jeunesse qui se perd entre des cachets d’ecstasy, des grammes et des grammes d’héroïne, des litres d’alcool (bière, champagne, whisky, vodka), un troc de salive !

Ce qu’ils recherchent, ce sont des émotions fortes, des limites à dépasser, profiter de tout et à fond sans se soucier du lendemain. Mais les limites, une fois dépassées, donnent de bien piètres résultats.

Les dangers des soirées Skins Party

Ces pratiques d’adolescents dévergondés ont de terribles conséquences auxquelles, vraisemblablement, ils ne semblent pas prêter tellement d’attention, cherchant au mieux à tout oublier, même les rudiments, en matière de sécurité et de santé !

Il est à déplorer de nombreux comas éthyliques, des accidents de voiture ou de scooter tragiques, des viols en réunions. La suite logique de cette perversion, de ces outrepassements met en danger les adolescents.

Les jeunes multiplient également les dangers de maladies sexuellement transmissibles car sous l’emprise de l’alcool ou de drogues diverses, les précautions (préservatifs) sont bien souvent oubliées. Et lorsque la course aux partenaires divers et variés ( relations bi-sexuelles ) fait partie du jeu, plus rien ne les arrête.

C’est la défonce qui prime par n’importe quel moyen. Il faut choquer, il faut outrepasser les règles, tels sont les mots d’ordres de ces soirées.

Dans les années 1968-1969, la liberté sexuelle, accompagnée des drogues diverses – LSD, cocaïne -, défrayait les chroniques. Quelques 40 après, la jeunesse est en passe de reproduire ce schéma, de façon plus crash, plus dangereuse. Au siècle du VIH, des campagnes de prévention (alcool, tabac, drogues, MST), c’est seulement que l’inconscience et la provocation semblent prendre le pas. Une jeunesse élevée dans la téléréalité et le porno accessible à tout va, où le respect de la personne ne fait même plus réagir, semble se perdre dans des paradis artificiels. Ce n’est que le début d’un bien terrible enfer.

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