Blog

Lecons de fairplay Quand le football connait des actes chevaleresques

Lecons de fairplay Quand le football connait des actes chevaleresques

Matchs rejoués, penaltys annulés, certains acteurs du sport roi ont fait preuve d’honnêteté pour l’emporter.

C’est à l’arbitre de sanctionner, ce n’est pas à Thierry Henry de se dénoncer. Voilà en substance ce que l’on a pu entendre les jours suivants le match nul entre la France et l’Irlande (1-1), qualifiant du même coup les Bleus pour la Coupe du Monde. Une victoire entachée d’une tricherie de l’attaquant des Bleus. Pourtant, il existe des contre-pieds parfaits.

Le 24 mars 1997, l’attaquant de Liverpool Robbie Fowler devient une véritable légende. Les Reds se déplacent sur la pelouse d’Arsenal dans le cadre du championnat. Les deux équipes sont à égalité (1-1) lorsque Robbie Fowler s’écroule dans la surface de réparation adverse. L’arbitre, Gérald Ashby accorde aussitôt un penalty à l’attaquant, croyant que le gardien adverse David Seaman a provoqué la faute. À la stupeur des supporters et de ses propres coéquipiers, le joueur anglais se dirige vers l’arbitre pour lui signaler qu’il n’y a pas faute. Inflexible, M.Ashby ne revient pas en arrière. Robbie Fowler tire lui-même le penalty, très mollement. Seaman repousse la tentative mais l’Irlandais Jason McAteer suit l’action et donne un avantage finalement décisif aux siens (2-1). Dans la même veine, Morten Wieghorst est devenu lui aussi un véritable « seigneur ». Lors de la Carlsberg Cup de 2003 à Hong-Kong, le capitaine danois rate délibérément un penalty ! Lors de la rencontre Danemark-Iran, l’arbitre siffle un coup de pied de réparation après qu’un Iranien ait pris la balle de la main dans sa surface, croyant à tort que l’homme en noir avait sifflé la fin de l’action. Wieghorst ne souhaite pas marquer de cette manière et redonne le cuir à ses adversaires. Finalité : l’Iran s’impose 1-0.

On rejoue le match ?

L’exemple le plus célèbre reste celui de l’entraîneur français d’Arsenal, Arsène Wenger. Si l’Alsacien est si apprécié Outre-Manche, c’est évidemment pour ses résultats avec les Gunners mais aussi pour sa sportivité. Il est ainsi devenu un très grand entraîneur le 13 février 1999 lors d’un 8e de finale de Coupe d’Angleterre entre Arsenal et Sheffield United. Le score est de 1-1 lorsque Alan Kelly, gardien de Sheffield sort la balle en touche afin de permettre aux soigneurs de venir auprès de son coéquipier Lee Morris, blessé. Comme il est coutume de faire (ce n’est pas une règle officielle), Ray Parlour, joueur d’Arsenal redonne le ballon à ses adversaires. Sauf que l’attaquant des Gunners Nwankwo Kanu intercepte le cuir avant d’offrir un but à Marc Overmars ! Au vue de la peu glorieuse qualification de son équipe, Arsène Wenger propose de rejouer la rencontre dans son intégralité. Dix jours plus tard, les deux équipes se retrouvent pour une qualification d’Arsenal sur le même score de 2-1, cette fois-ci sans aucune contestation.

Refus de marquer

En football, les préjugés estiment que les Italiens sont truqueurs. Connu pour ses coups de sang sur les terrains, Paolo Di Canio a pourtant eu un geste de fair-play de grande classe. Geste qui lui a valu le Prix Fair-Play de la FIFA en 2001. Alors attaquant de West Ham, Di Canio est à la réception d’un centre et n’a plus qu’à pousser le ballon dans le but vide d’Everton. Mais il capte la balle dans ses mains et refuse de marquer ! Le gardien adverse vient de se blesser gravement et Di Canio refuse d’en profiter. Les deux équipes étaient pourtant à égalité 1-1… Comme quoi, même les plus mauvais garçons peuvent être loyaux.

Le fair-play anglais

Le fair-play puise ses origines en Angleterre. Liverpool et Leicester accréditent cette thèse lors de l’été 2007. Âgé de 11 ans, Rhys Jones, supporter d’Everton est tué par balle en rentrant d’un entraînement de foot. Liverpool, l’éternel rival d’Everton fait preuve de solidarité malgré le contentieux entre les deux clubs. Le club invite les parents du jeune défunt au match de tour préliminaire de la Ligue des Champions entre Liverpool et Toulouse et diffuse l’hymne d’Everton dans leur antre d’Anfield. Un geste de fraternité exemplaire conclut par une minute d’applaudissements en hommage à Rhys Jones avant le coup d’envoi. Pour Leicester, l’histoire est tout aussi belle. À la mi-temps d’un match de Carling Cup (équivalent à la Coupe de la Ligue française) opposant Nottingham Forest à Leicester, Clive Clarke, défenseur de Leicester, fait un malaise cardiaque. Le score est de 1-0 pour Nottingham mais les deux clubs décident de rejouer la partie plus tard. Un mois plus tard, les protagonistes se retrouvent et le score est de 0-0. Pour reprendre ce second match de façon équitable, Leicester laisse le gardien de Forest, Paul Smith, marquer un but ! Les deux équipes repartent donc avec le score affiché avant l’accident. Une sportivité récompensée par une victoire 3-2 de Leicester…

Related Articles

Close