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Le temps des hippies

Le temps des hippies

Le temps des hippies, les années ou les jeunes parlaient d’amour et de paix.

Le 14 janvier 1967. A 10 heures du matin, une importante radio de San Francisco diffuse sur les ondes le message suivant: “Grand rassemblement des tribus demain sur le terrain de polo de Golden Gate Park. Apportez des clochettes, des plumes, des fleurs, des tambourins, des colliers, des flûtes, n’importe quoi, mais surtout venez nombreux!”

Le grand rassemblement

Le lendemain, plus de 40 000 jeunes se retrouvent à l’heure dite, à l’endroit prévu. Les hommes portent long cheveux et une barbe, des uniformes, des chemises à fleurs. Les filles portent des tuniques, des robes à fleurs, des châles, des ponchos, des saris, des chapeaux, des bandeaux, de larges ceintures, des boucles d’oreilles et des colliers.Aux passants étonnés, ils offrent des fleurs en lançant ce qu’on ne peut pas appeler, à leur propos, un cri de guerre: “Peace and love”… Car ces jeunes, que l’on connait sous le nom de hippies, prônent la non-violence, et ne cessent de s’élever contre toutes formes de haine et contre la guerre au Vietnam dans laquelle les Etats-Unis s’embourbent…Ce jour-là, durant vingt-quatre heures, ils ne bougent pas. Ils parlent d’amour, d’avenir, brûlent de l’encens, chantent des airs folksong, en particulier des chansons de Bob Dylan, parfois les succès des Beatles ou des airs venus d’Inde, ils jouent de la cithare, du tambourin et de la flûte, fument de l’herbe, s’offrent un peu de LSD, et cela, sous les yeux des policiers qui se font discret, car il ont reçu l’ordre de pas intervenir, sauf pour les victimes de malaise…Qui sont ces jeunes et que recherchent-ils? Les Etats-Unis et le reste de monde, vont petit à petit le découvrir. Ceux sont des filles et des garçons qui sont contre les guerres inutiles. S’il faut se battre, autant que ce soit pour une seule idée: la fin de toutes les guerres…

Les hippies et la société

Les hippies n’attachent aucune importance à la société de consommation. Ils préfèrent la spiritualité au matériel, l’âme de leur prochain à la somme qui figure sur leur compte. Ils prônent la liberté, la coopération et la gentillesse.Beaucoup d’entre eux ne font rien, ou presque rien, ils vivotent grâce à des petits boulots et, quand ils ont un peu d’argent, ils voyagent. Ils consomment régulièrement de la marijuana, ils ne boivent jamais une goutte d’alcool.Leur désir, c’est une société heureuse où chacun ferait mieux sont travail parce qu’il aurait changé sa mentalité. Il défendent des idées de liberté, de tolérance et d’amour.

Le phénomène hippie en Europe

A cette, époque, le phénomène est encore peu connu en Europe. On fait alors un amalgame entre les beatniks et les hippies, parce qu’ils partent tous sur les routes, à l’aventure, avec, en bandoulière, une guitare et quelques refrains de folksong.Et puis les choses s’accélèrent. La France, comme l’Angleterre, l’Allemagne et beaucoup d’autres pays découvrent la réalité des hippies au moment même où les mentalités commencent à changer. A l’inverse de ce qui se passe aux Etats-Unis, les jeunes européens ne crachent par sur la réussite sociale de leurs aînés. Ils ont peur de l’avenir, du chômage, ils s’interrogent sur leurs libertés futures. C’est ainsi que va naître petit à petit de Paris à Berlin ou encore à Prague, des manifestations qui vont parfois se transformer en petites révolutions. Un temps de changement, un tournant de la société du XXe siècle, mais aussi de bons moments à travers des chansons, avec des jeunes qui veulent changer le monde…

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