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Le systeme digestif des lapins

Le systeme digestif des lapins

Le lapin est un animal herbivore dont le système digestif est très complexe et qui ne doit pas être malmené par une alimentation inappropriée.

La digestion de notre petit lapin va dépendre de ce qu’il ingère chaque jour. Une alimentation riche en fibres est primordiale pour assurer à son tube digestif une bonne tonicité. À l’inverse, une alimentation riche en sucres va ralentir son transit et favoriser la prolifération de bactéries et de crottes molles. Il s’agit souvent de lapins nourris de mélanges de graines inappropriés et dont le foin est donné en faible quantité. En ne respectant pas les besoins du lapin, ce dernier risque de souffrir de carences, d’obésité et d’importants troubles digestifs.

Quelles sont les particularités du système digestif du lapin ?

Contrairement à d’autres animaux, le lapin a un estomac volumineux avec une paroi fine. Son estomac est refermé par le cardia, qui est la jonction entre l’œsophage et l’estomac. Mais le cardia a pour particularité d’être très étroit chez le lapin, comme chez le cochon d’Inde et le chinchilla, ce qui a pour conséquence qu’il ne peut pas vomir. Pour cette raison, le vétérinaire ne préconise pas aux maîtres de ces animaux de laisser leur animal à jeun lors d’une opération chirurgicale.

L’autre particularité du système digestif est son taux d’acidité (l’acide chlorhydrique), de pepsine et de minéraux qui entraîne souvent des ulcères et des distensions de sa paroi. Cet excès d’acidité a pour conséquence une mauvaise assimilation des médicaments. En dépit de sa petite taille, le lapin a un tube digestif pouvant mesurer jusqu’à cinq mètres de long pour les plus grands qui est composé de l’intestin grêle (environ trois mètres de long), du cæcum d’une quarantaine de centimètres et du côlon. Ce sont surtout l’estomac et le cæcum qui servent de réservoirs pour la nourriture.

Le phénomène de la caecotrophie

La caecotrophie fait référence aux deux sortes d’excréments que produit le lapin dans une même journée. Le lapin produit en journée des crottes sèches et dures, peu odorantes, qui sont riches en fibres. Et la nuit ou tôt le matin, il va produire des crottes molles et luisantes qui sont recouvertes d’une couche de mucus et très odorantes.

Ce sont ces crottes que le lapin va ingérer en les prenant directement à la sortie de son anus. Aussi peu ragoûtant que cela puisse paraître, ce phénomène est normal et nécessaire : il les mange pour une seconde digestion des fibres et l’absorption de nutriments telles que les vitamines K et B.

Le rôle du cæcum

Comme dit plus haut, le cæcum est l’un des deux réservoirs les plus importants du système digestif du lapin. Il représente à lui seul 40 % du tube digestif et est composé de trois replis. C’est dans le caecum qu’est digérée la cellulose et que sont fabriqués les acides gras volatils et synthétisés les vitamines, ainsi que les acides aminés.

Le cæcum est en symbiose avec le côlon pour diviser les particules nutritives et permettre une digestion en deux temps. Selon les mouvements faits par le côlon, les particules iront soit dans le cæcum, soit vers l’anus. Quand elles sont dirigées dans le cæcum, celui-ci les rejette dans le côlon où elles sont à nouveau synthétisées. Comme elles ne sont pas déshydratées, elles donnent des crottes caecotrophes.

En général, les lapins mangent l’ensemble de leurs caecotrophes à partir de l’âge de six mois. Si ce n’est pas le cas, c’est que leur alimentation est trop riche et que le problème vient de la composition des graines ou granulés.

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