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Le champagne Sanger outil pedagogique

Le champagne Sanger outil pedagogique

La marque Sanger représente des champagnes travaillés et présentés par les élèves du lycée viticole d’Avize dans la Marne.

Dans le bourg d’Avize, situé au cœur de la côte des blancs, une petite rue montante mène au caveau du champagne Sanger. L’accueil y est très particulier. Visites et dégustations sont réalisées par des étudiants du lycée viticole de la Champagne, situé à deux pas. Dix week-ends par an, une classe de BTS se retrouve aux commandes des infrastructures afin de recevoir les touristes et clients potentiels.

“Cela fait partie de notre apprentissage des techniques de commercialisation. Une parfaite mise en pratique de ce que nos professeurs nous enseignent durant l’année”, explique l’un des jeunes.

Mise en appétit

Après des grosses années d’achat comme 2006 et 2007, la tendance est revenue plutôt à la normale.

Certains touristes choisissent de venir pendant midi, une période généralement creuse pour les visites de caves dans la région. Cela agrémente leur journée, et les met en appétit…

Les jeunes ne manquent pas de rappeler qu’en 1952, une poignée d’anciens élèves souhaitent doter le lycée viticole de la Champagne d’un outil de production et de commercialisation des vins. Ils décident de se regrouper et fondent la “coopérative des anciens de la Viti” dans les magnifiques caves léguées par la famille Puisard. Les fondateurs donnent leur temps et leurs raisins pour que les jeunes se forment.

Un demi siècle plus tard, ils sont près de 80 anciens élèves à perpétuer la tradition et à livrer leurs meilleurs raisins. Avec la production des vignes du lycée classées grand cru, la marque Sanger dispose de 35 terroirs.

La visite permet de montrer où tous les élèves travaillent, de présenter le lycée et de fournir de précieux renseignements sur l’élaboration du champagne.

Visite en 45 minutes

Pour le début de la visite, direction les pressoirs (ancien et moderne) avec l’explication du circuit suivi par les raisins lors de la vendange. L’occasion de présenter les différents cépages champenois, les régions viticoles de la zone d’appellation, et les normes techniques relatives au champagne.

Le lycée étant soucieux de l’environnement, les étudiants mettent l’accent sur les efforts réalisés en terme d’économie d’énergie et l’importance du bassin de décantation pour les eaux usées.

Ensuite, direction la cuverie thermorégulée où toute la notion du travail parcellaire des vignes se trouve concrétisée à travers des cuves correspondant à des crus bien déterminés.

Quelques marches et le visiteur accède enfin au saint des saints : la cave où vieillissent avec patience les bouteilles du roi des vins.

“Concernant le remuage des flacons, les élèves doivent connaître l’utilisation des gyropalettes, mais aussi le traditionnel exercice sur les pupitres. Tradition et modernité afin de pouvoir travailler dans toutes les structures de vinification qui existent dans la région,” explique le guide-étudiant

Il explique également le principe de prise de mousse et la technique du dégorgement. Tout se termine par un passage devant l’atelier d’habillage des bouteilles où elles reçoivent leur précieuse étiquette.

“La visite doit durer environ 45 minutes. Nous avons suivi une formation par rapport à cette gestion du temps.”

Cuvée Louise Eugénie

Vient le moment de la dégustation qui dépend bien entendu de la motivation des visiteurs-clients. “Nous apprenons à cibler les visiteurs durant la visite de la cave. Nous nous efforçons de poser des questions sur leurs goûts. Nous orientons sans pour cela imposer un choix pour découvrir certaines cuvées plus que d’autres.”

Lors de la dégustation, si l’ensemble de la gamme mérite le respect, la cuvée Louise Eugénie demeure un flacon d’exception à bien des titres. Elle représente l’harmonie du bois et du raisin. Elle est totalement vinifiée en fûts de chêne, issue de la quintessence des meilleures cuvées des “anciens de la Viti” (50% chardonnay, 30% pinot noir, 20% pinot meunier).

“Un vrai joyaux fait d’or et de bois précieux”, conclut Jean-Claude Paulaqui, ancien chef de cave de la coopérative.

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