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Le cancer du poumon chez la femme

Le cancer du poumon chez la femme

Pourquoi les femmes sont-elles de plus en plus victimes de ce cancer? Quels sont les dispositifs de dépistage et de prise en charge du cancer pulmonaire?

Le cancer est une pathologie dans laquelle les cellules atteintes vont proliférer sans contrôle dans un organe ou un tissu pour former une tumeur. Le cancer du poumon se définit par la présence d’une tumeur qui se développe au niveau du tissu pulmonaire. La tumeur passe généralement inaperçue un certain temps (car il n’y a pas de symptômes particulier jusqu’à un stade évolué), c’est pourquoi il est pratiquement impossible de la détecter précocement. Les femmes sont de plus en plus touchées par ce cancer.

Le cancer du poumon en augmentation chez la femme

Au cours de ces vingt dernières années, l’incidence du cancer du poumon a fortement progressé, notamment chez les femmes. Nous savons que le cancer du poumon est intimement lié au tabagisme. L’augmentation du nombre de cancer du poumon chez la femme peut donc en partie résulter de l’augmentation du tabagisme féminin au cours de ces quarante dernières années. De plus, le quart des décès surviennent avant 65 ans. En effet, plus la consommation de tabac a démarré jeune, plus celle-ci est dangereuse pour la santé.

Plusieurs études ont également démontré que les femmes sont plus sensibles au cancer du poumon que les hommes. En effet, proportionnellement et sans consommation de tabac, le nombre de cancer de poumon chez la femme est supérieur à celui des hommes. Le risque carcinogène du tabac est accru par rapport à l’homme à tabagisme égal. L’une des hypothèses avancées est l’influence hormonale (des essais thérapeutiques sont en cours). Plusieurs autres facteurs peuvent également avoir une influence sur le cancer du poumon chez la femme comme : les facteurs génétiques prédisposant, l’environnement, le régime alimentaire, les antécédents familiaux ou encore les expositions professionnelles.

Le dépistage du cancer du poumon

Le diagnostic du cancer du poumon se fait généralement par radiographie pulmonaire de face et de profil dans un premier temps. Elle peut alors montrer une tâche sombre et irrégulière, un voile, ou encore un épanchement pleural. Un scanner thoracique sera alors prescrit dans un second temps afin de rechercher des lésions de plus petite taille et d’examiner des zones invisibles à la radiographie. Puis, dans un troisième temps, une fibroscopie bronchique sera réalisé afin d’examiner les bronches (à l’aide d’une minicaméra) et de prélever un fragment de la tumeur pour réaliser une biopsie et établir la nature histologique ou cytologique de la tumeur.

Cependant, aucun dépistage précoce ou organisé (comme pour le cancer du sein, par exemple) n’existe pour l’instant. Plusieurs facteurs sont en causes. Le premier facteur est le coût qu’occasionnerait ce type de dépistage. Le second est qu’il existe un risque de faux positif, mais aussi de faux négatif, rendant ces examens inquiétants pour certains, et faussement rassurant pour d’autres. De plus, ce dépistage permet, la plupart du temps, un allongement de la vie « artificiel » (le cancer aura été découvert plus tôt, mais l’issue à de grand risque d’être la même.). Par ailleurs, certains cancers découverts risque d’être peu évolutif (il est difficile de distinguer une tumeur bénigne d’une tumeur maligne avec une radiographie ou un scanner).

Un programme de dépistage organisé, appelé “DEPISCAN”, aurait dû être mis en place, mais il a été abandonné à cause des arguments énoncés plus haut. En général, le dépistage se fait donc à un stade tardif. Les femmes viennent consulter suite à différents signes cliniques : toux persistante, dyspnée, crachat de sang, essoufflement, douleurs thoracique, infections pulmonaires récidivantes. Le dépistage précoce reste un hasard (lors de la recherche d’un autre problème par exemple). La découverte se fait en moyenne aux alentours des 50-60 ans, bien que cette moyenne d’âge diminue de plus en plus. Environ 90% des cancers du poumon diagnostiqués sont des femmes consommatrices de tabac.

La prise en charge

La prise en charge d’un cancer du poumon chez la femme va dépendre de plusieurs facteurs. Tout d’abord, le stade de la maladie. En effet, la prise en charge d’un cancer diagnostiqué précocement ne sera pas la même que pour un cancer à un stade plus avancée. Le traitement peut avoir différents objectifs. Il peut permettre soit d’éliminer la tumeur complètement afin d’obtenir une guérison et diminuer le risque de récidive, soit de réduire la tumeur ou d’empêcher sa croissance afin de retarder son évolution et d’améliorer la qualité de vie. Le choix du traitement (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie…) déterminera le type de prise en charge.

La prise en charge d’un cancer chez la femme comprend plusieurs champs d’actions. Il y a bien sûr tout l ‘aspect médical, l’accompagnement des soignants et le soutien psychologique grâce aux associations, ou au psychologue. Mais également, tout l’accompagnement dans l’acceptation de sa nouvelle image corporelle.

En effet, une femme ayant suivie une chimiothérapie a de forts risques de perdre ses cheveux. Les hommes perdent également leur cheveux, mais ils le vivent généralement mieux que les femmes. Ces dernières années, les femmes ont de plus en plus de facilité pour obtenir des perruques, des soins prodigués par une socio-esthéticienne ou encore des séances de relaxation (réflexologie plantaire, sophrologie, par exemple). Ces soins de bien être et de confort ont un rôle capital dans la prise en charge d’un cancer chez la femme.

Suite aux mesures prises dans plusieurs départements, la prise en charge des cancers de la femme est de plus en plus convenable.

Sources: la Ligue contre le cancer et l’Insee.

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