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Goudemalion JeanPaul Goude une retrospective a Paris

Goudemalion JeanPaul Goude une retrospective a Paris

Jusqu’au 18 mars 2012, la première exposition rétrospective de Jean-Paul Goude permet de découvrir toutes les formes d’expression de l’artiste.

Les Arts Décoratifs proposent une vision à la fois rétrospective et créative de l’œuvre de l’un des plus brillants “faiseurs d’images” de la création contemporaine.

Tour à tour illustrateur, directeur artistique, photographe, réalisateur, Jean-Paul Goude intervient aussi bien pour la mode, la presse, la musique que la publicité.

Dans la première moitié des années 1980, Jean-Paul Goude affirme un style singulier, porteur d’une vision nouvelle de la société qui devait rencontrer les aspirations de la société elle-même.

Jean-Paul Goude : une mythologie personnelle

Si souvent le terme de pygmalion a été utilisé en parlant de Jean-Paul Goude et de sa relation avec ses modèles et ses muses, Edgar Morin a préféré inventer le terme de Goudemalion, pour expliquer le plus justement possible la démarche de Jean-Paul Goude :

“Le Pygmalion légendaire était un roi de Chypre qui sculpta une statue à laquelle Aphrodite donna vie, puis épousa cette créature. Goudemalion, lui, sculpte une statue à partir de la femme qu’il épouse. Mais il n’en fait pas une statue de pierre, il en fait plus qu’une statue de chair douée d’âme, il en fait un être mythique où se transfigure la substance vivante, sans cesser d’être vivante, en créature de rêve et de légende”.

Présentation de l’exposition

Le parcours chronologique est rythmé par des créations originales de l’artiste. C’est toute son activité professionnelle depuis plus de 40 ans que retrace l’exposition, mêlant dessins, objets, images photographiées ou filmées, présentés dans un parcours rythmé d’espaces intimes et de séquences plus théâtrales.

La locomotive qui ouvrait le défilé de 1989, occupe le centre de la Nef. Évocation symbolique du Bicentenaire, elle est encadrée d’une galerie de portraits photographiques des différents groupes ethniques qui le composaient.

Dans la galerie des Tuileries, une évocation de l’œuvre de Goude guide le public depuis ses débuts à Saint-Mandé, jusqu’à ses travaux les plus récents. Évoquant ses rencontres, les influences qui l’ont marqué et ses souvenirs.

Dans les pièces alcôves de la rue de Rivoli, sont montrées des installations destinées à réactiver les séquences les plus fortes de sa vie et de son œuvre.

L’univers de Jean-Paul Goude

Il y a d’abord son enfance, un père qui lui inculquera le goût de l’élégance, une mère américaine danseuse, une passion pour les films musicaux américains des années 1950 et une fascination pour les cultures ethniques.

Il débute sa carrière comme illustrateur pour Marie-Claire, Dim ou encore le Printemps qui en 1964 l’engage pour décorer le magasin Brummel, pour lequel il réalise la frise des ” Minets”, une immense fresque qui faisait le tour du magasin.

En 1969, Harold Hayes, directeur du magazine Esquire, lui commande un numéro spécial, puis le fait venir à New-York pour lui confier la direction artistique du magazine. En 1976, pour son premier livre Jungle Fever, il photographie les communautés afro-américaines et hispaniques.

C’est l’époque aussi, où il commence à appliquer les principes de la French Correction à la photographie : magnifier le corps à l’aide de toutes sortes de prothèses. Tel un chirurgien-artiste, Goude utilise ses ciseaux comme un scalpel, découpant directement les ektachromes pour retoucher l’image en la magnifiant.

Jean-Paul Goude publicitaire

Cette période achevée, il retourne en France. La publicité vient à lui et il signe alors certains des plus beaux films publicitaires du moment. Dans sa chronique du Monde, Pierre Georges qualifiera le film Coco de Chanel de “vrai chef-d’œuvre de publicité, un merveilleux petit conte poétique”.

En 1989, le ministre de la Culture, Jack Lang, au nom du gouvernement français, lui confie la conception d’une parade monumentale sur les Champs Élysées à Paris, pour commémorer le bicentenaire de la Révolution française.

Activités pour le public autour de l’exposition

  • Un portrait trop Goude ! :

Le thème de la transformation est à découvrir dans l’oeuvre de Jean-Paul Goude. A partir de photos découpées, chacun compose, par collage, photomontage et dessin, son autoportrait idéalisé. Atelier 4-6 et 7-10 ans.

  • Défilé choc, ethnique chic ! :

Dans le prolongement du bicentenaire de la Révolution française mis en scène par Jean-Paul Goude, les jeunes imaginent et réalisent un vêtement d’inspiration ethnique. Ages : 11-14 et 15-18 ans.

  • So Far So Goude :

Montage réalisé par Jean-Paul Goude pour la Cinémathèque de la danse en 2006, autour de ses influences, ses références et son propre travail.

Renseignements pratiques

  • Les Arts Décoratifs – Nef
  • 107 rue de Rivoli -75001 Paris
  • Tél. : 01 44 55 57 50
  • Téléphone : +33 01 44 55 57 50
  • jeune@lesartsdecoratifs.fr
  • adac@lesartsdecoratifs.fr

Source d’information

  • Visite de l’exposition
  • Site officiel : www.lesartsdecoratifs.fr

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