J’ai eu le 16 avril, l’occasion pour de rencontrer mes jeunes frères du lycée de Cinkassé afin de discuter avec eux du quarantenaire de la francophonie ayant pour thème « la diversité au service de la paix ». J’en avais aussi profité pour reprendre contact avec cette ville où j’ai fait ma classe de seconde. Je pris donc la route par un beau temps. Loin de moi toute intention d’enseigner le climat du Togo à qui que ce soit. Parce que ce fut un voyage extraordinaire. De Lomé à Atakpamé le temps était beau et le car climatisé de la poste nous offrait un vrai délice : les danses traditionnelles du terroir. Occasion pour ceux qui comme moi ont perdu tout repère culturel et traditionnel du Togo de renouer le contact avec ses réalités. J’ai donc eu l’occasion de découvrir des danses dont j’ignorais l’existence (la danse hiling de Pagouda au nord du Togo) et ceux dont je n’avais qu’une vague idée. En tout cas, belle initiative de la poste. Après Atakpamé, une pluie (que quelqu’un que je connais donnerais tout pour avoir à Lomé) nous accompagna jusqu’à Kanté. Je croyais que cette pluie allait arroser le reste du trajet. Mais surprise : après Kanté, une tempête de sable nous accompagna jusqu’à Cinkassé en passant par Dapaong où une fine pluie s’était mélangé à la poussière ambiante.
Cinkassé le lendemain matin. Je découvre une ville métamorphosée totalement différente de celle que j’avais quittée sept ans plus tôt. Je n’étais pas au bout de mes surprises. Une fois au lycée, j’ai constaté que les salles de classes étaient pleines à craquer, ce qui n’était pas le cas quelques années plus tôt. En plus, beaucoup de jeunes filles y sont inscrites, surtout au lycée alors qu’auparavant, elles étaient marié avant même de découvrir leur féminité. Évolution ?
La conférence avait commencé avec une pointe de déception. Parce que j’eus le loisir de constater que mes jeunes frères ignoraient jusqu’à l’existence de la francophonie. Pour toute question, on m’avait juste demandée si j’étais mariée. A la réponse négative, l’élève avait ajouté que son père avait besoin d’une femme. La conversation en tout cas fut fort plaisante (rire).
J’eus l’occasion aussi de revoir certains de mes professeurs même si celui que je voulais (mon prof de français) était absent. Cependant, je l’ai revu pendant que je revenais à Lomé à Sokodé. Il attendait le bus pour rejoindre sa ville.
Un tour à Cinkassé du Burkina me fit comprendre que le Togo avait encore quelque chose à apprendre de ses voisins. Bon bref passons, une amie de collège m’a fait tous les honneurs d’une invité. Je suis rentrée à Lomé le lendemain (même si j’ai failli rater le car) toute contente d’avoir renouée avec cette ville qui n’a pas encore tenue toutes ses promesses.
D’un bout à l’autre du Togo pour la francophonie
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2 commentaires
J’aurai quand m^me pu faire autre chose que apprendre à ses enfants c’est quoi la francophonie. Deux jours de plus et je serai devenue Mme Alaji …(rire)
24 avril 2010 at 15 h 21 min. Permalien.
au fait, c’est quoi la francophonie?
et d’ailleurs, pourquoi vous n’êtes as mariée? Rires!!!! C’est marrant les réactions de nos élèves. Il faudrait que j’essaie le bus de la poste togolaise, tout le monde en parle. C’est si bien que ça?
26 avril 2010 at 9 h 28 min. Permalien.