La campagne présidentielle au Togo est à quelques heures de sa fin. Mais un regard rétrospectif sur cet évènement pré-électoral laisse entrevoir la confusion totale dans laquelle baignent aussi bien les partis politiques que la population.
Uniquement basé sur la tête des candidats et non sur des programmes de société quasi inexistants, la campagne électorale togolaise a été l’occasion pour les sept candidats au fauteuil présidentiel, de rassembler les populations autour d’eux, même si certains ont peiné pour les faire venir à leur meeting. Au cours de cette période, plusieurs alliances se sont faites et défaites. Le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement, le FRAC, qui était censé être une alliance des partis de l’opposition devant soutenir une candidature unique de l’opposition, notamment celui du candidat de L’UFC, a été dissout avant même sa mise sur pied. Certains leaders des partis, ayant participé à la réunion qui devait lancer le front, ont désapprouvé « la manœuvre pour désigner » comme candidat unique de l’opposition Jean Pierre FABRE, « orchestrée » par Esso BOCCO, ancien ministre de la défense exilé en France depuis 2005. Ce front à valu à un ancien membre du RPT, créateur du parti l’Alliance, Dahuku PERE, de perdre une trentaine de membres de son parti, opposés à l’adhésion de sa formation politique au FRAC, et ont initié un mouvement appelé le « Faurisme ».
D’autres se sont faites, notamment celle entre l’ex-candidat Koffi YAMGNANE et Jean Pierre FABRE le candidat de l’UFC, sans oublier la coordination entre le CAR, l’OBUTS et la CDPA ayant pour objectif le soutien à un candidat si jamais l’un d’eux se désistait. Selon Stan, un étudiant de l’Université de Lomé, l’Alliance entre Koffi YAMGNANE et Jean Pierre FABRE n’est pas fortuite, le premier espérant être nommé premier ministre si jamais le candidat de l’UFC était victorieux. Sa candidature étant rejetée et ayant eu sa retraite politique en France, il chercherait une occasion de se faire voir et de ne pas être frustré, dit-il tout en reconnaissant sa brillante carrière et son expérience politique. « Les gens au village, ceux-là même qui votent, ignorent qui est Koffi YAMGNANE ; seuls les togolais instruits le connaissent. J’aurais souhaité qu’il se mette à l’écart et apporte son expérience au président élu s’il aime vraiment ce pays. Son alliance avec l’UFC ne fait que salir son image, ce parti ayant perdu sa popularité », ajouta-t-il. Ces alliances, influent-elles vraiment sur le choix des votants ?
Ce qui est certain, c’est que bon nombre de togolais déplorent le désordre total dans lequel baigne l’opposition togolaise. D’ailleurs, reconnaît un ami membre de la CDPA de Brigitte ADJAMAGBO JONHSON, l’opposition togolaise a déjà perdu les élections et doit s’inquiéter pour 2015, au lieu de se lancer dans des supputations pas du tout constructives.
Un des événements marquants de la campagne a été le désaveu par Gilchrist Olympio, à travers un communiqué de presse, du candidat de son parti. Un parti qui peine à se relever de la division interne entraînée par la candidature du député à la place du leader charismatique. Celui-ci est revenu à deux jours de la fin de la campagne apporter un soutien tardif au candidat Fabre. Dans une interview publiée sur le site www.republicoftogo.com et reprise par plusieurs journaux de la place, il a déclaré être rentré au pays pour régler des affaires familiales et qu’il ne sait pas ce qu’est le FRAC dont est membre le candidat de son parti. A la question de savoir s’il allait avoir une discussion avec Jean Pierre FABRE, il répondit « peut-être le lendemain ». « C’est un orgueilleux et hypocrite qui révèle enfin son vrai visage. Comment peut-on parler d’alternance à l’échelle nationale si on n’est pas capable d’en faire de même dans son parti ? Un exemple qui témoigne de son hypocrisie, déclare un autre étudiant, est-ce son droit à lui de devenir président étant fils d’un président, alors qu’il reproche à Faure Gnassingbé d’avoir remplacé son père au pouvoir ? » La question reste posée. Tout compte fait, les règlements de compte entre fils de présidents ne doivent en aucun cas fausser le débat politique au Togo. Ce parti pourra-t- il surmonter ces divisions internes afin de porter haut la flamme du candidat qui le représente ?
Des déclarations ont aussi fait leur apparition dans le débat politique, notamment celle d’AGBEYOME Kodjo de l’OBUTS, un des candidats à la succession de Faure GNASSINGBE, se réclamant héritier naturel du défunt président. Selon lui, il serait celui que l’ancien président aurait préparé pour sa succession. Selon un observateur de la scène politique togolaise, ce « monsieur est un plaisantin ayant longtemps mendié auprès du RPT. Et le voilà aujourd’hui qui se réclame de l’opposition et dit avoir eu « sa licence dans l’opposition après son master au RPT. Qui trompe qui ? Il n’aura que ses yeux et son ombre pour pleurer après le 04 mars ». Pourtant, ce candidat à débuté sa campagne et est bien décidé à remporter les élections présidentielles au Togo. Malgré moult retournements, la campagne continue quand même. Mais pour la première fois au Togo, une femme est représentée dans la course au fauteuil présidentiel : ADJAMAGBO-JOHNSON Brigitte.
La seule dame de la course défend bec et ongle sa candidature même si pour certains togolais, elle n’est pas capable de relever le Togo de quarante années de règne du RPT. D’ailleurs, elle perdrait son mari si jamais elle gagnait ces élections, s’est amusé à dire un auditeur d’une radio privée de la place. Remplaçant le Professeur GNININVI, elle s’est engagée à sortir le pays de la pauvreté en faisant contribuer la femme au développement social et économique du pays. Toutefois, la candidate peine à sortir sa voix du tas face à des adversaires plus investis dans leur campagne.
S’il y a une seule campagne qui fait vraiment des vagues, c’est incontestablement celle de la mouvance présidentielle qui ne lésine pas sur les moyens pour faire plébisciter son candidat. Que ce soit par les nombreuses associations de soutien au candidat ou les sociétés privées de la place, Faure GNASSINGBE fait une véritable démonstration de force à travers ses meetings. En tout cas, si l’intensité de la campagne déterminait le gagnant, les togolais connaitraient déjà leur président. Alors que l’Assemblée nationale avait adoptée une loi limitant les dépenses de campagne à 50 millions de nos francs, la réalité sur le terrain fait douter du respect par certains candidats de la loi. Reste à savoir si les moyens de l’Etat ne sont pas mis à contribution pour cette exhibition. Selon l’ami cité plus haut, les moyens de l’Etat sont plus que mis à contribution et les autres partis feraient de même, voire pire, s’ils étaient aux affaires. Mais la question qui reste posée est la suivante : est-ce « Fort » GNASSINGBE ou Faure GNASSINGBE ? En tout cas, ce qui se remarque dans cette campagne du président sortant est qu’il fait peu l’apologie de son parti le RPT et n’en parle presque pas, ni sur les supports de communication, ni au cours de ses meetings. Qu’adviendra-t-il de ce parti après le 04 mars vu que Faure GNASSINGBE se fait construire une base, possible lieu de célébration de sa victoire ?
Pendant ce temps, les autres candidats de l’opposition ne se font pas prier dans leur campagne. Que soit de Bassabi KAGBARA du PDP ou de Nicolas LAWSON, considérés comme les outsiders des élections par un observateur de la scène politique togolaise, les promesses électorales ne manquent pas.
La campagne présidentielle togolaise laisse entrevoir les clivages politiques qui survivront à l’élection présidentielle. Cependant, c’est au peuple togolais que revient le choix de celui qui pendant les cinq années prochaines, décidera de la destinée de son pays. Tout ce que souhaite aujourd’hui ce peuple, c’est une élection transparente, crédible et sans violence afin que leur pays retrouve sa place dans le concert des nations.
Campagne présidentielle au Togo
Joie, joie, mon cœur est dans la joie !
Toute contente, je vais à la maison pour annoncer une bonne nouvelle à ma famille, en tout cas c’est ce que je croyais. La nouvelle était la suivante, et formulée en ces termes : « maman, si tout va bien, d’ici peu ma toute première nouvelle sera publié dans un recueil de nouvelles ou je serai avec d’autres écrivaines africaines connues ». J’étais toute surprise de n’avoir aucune réaction de joie. Je répète l’information comme si elles (ma sœur et elle) ne l’avaient pas entendue mais cette fois-ci suivi d’explications. En effet, je viens de finir un texte qui paraitra, peut-être, bientôt dans un recueil de nouvelles au côté d’autres auteures connus du monde romanesque. Et là, toujours pas de réaction. Moi j’avais le vibrion au cul parce que mon mentor avait jugé acceptable mon texte, mais ma mère m’enfonce une aiguille dans le ventre. La seule réaction qu’elle eût fut de me demander si cela allait changer un peu ma situation financière. Je répondis non et elle demanda à savoir si c’est le gribouillis que je saisissais sur le pc de la maison qui allait être publié. Ce qui m’a le plus inquiété, c’est que ma sœur, étudiante en troisième année de droit n’ai affiché aucun enthousiasme. J’ai mis toute la nuit à essayer de comprendre leurs réactions. Ce que je ne comprenais pas, c’est que j’étais la seule pour qui cet événement signifiait quelque chose. J’exprime la chose à mon mentor, il me dit que ceci n’avait rien de surprenant et que je comprendrai plus tard. Mais je ne pense pas qu’il y ait une seule raison pour laquelle des parents ne puissent pas partager la joie de voir leur fille publier un texte, c’est-à-dire faire son premier pas dans le vaste monde de l’écriture. J’en suis encore à me demander si cela veut réellement dire quelque chose pour eux, le fait que j’essaye de m’exprimer par l’écriture.
LA COUR DU MOUTON
J’ai aimé
http://courdumouton.unblog.fr/
Mes premiers pas de blogeuse
Aujourd’hui, j’ai intégré la grande famille des blogueurs. J’espère que ceci deviendra une expérience inoubliable. J’espère aussi partager avec vous des moments inoubliables, entre discussions et échanges! Bienvenue sur cette plate-forme. Merci à Claude, sans qui je ne serai pas une blogueuse, à S.T., Gerry Taama, à Liss, à Sena mon administrateur, à Tony…, et à tous ceux qui de loin ou de près m’ont motivé. Tout en espérant que l’aventure qui débute se poursuive, a bientôt!
M.F.