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Faire du sport un anti stress et anxiolytique naturel

Faire du sport un anti stress et anxiolytique naturel

A l’instar des médicaments psychotropes, le sport a des effets anxiolytiques remarquables. Alors plutôt que d’avaler un comprimé, chaussez vos baskets!

On parle beaucoup des effets physiques de l’exercice sur le corps: tonification et développement des muscles, assouplissement des articulations, renforcement des os, perte de poids. En revanche, on parle moins du premier effet de l’exercice, qui est d’ordre psychologique: il permet de relâcher les tensions mentales et de dissoudre le stress. Plusieurs méta-analyses ont confirmé avec certitude que l’exercice améliore la santé mentale.

L’effet anxiolytique du sport est immédiat

Contrairement aux médicaments psychotropes visant à réduire l’anxiété, dont le délai d’action est au minimum de trente minutes, l’exercice physique provoque une réduction marquée et instantanée de l’activité électrique dans les muscles. Ce qui entraîne une baisse immédiate de la tension musculaire, sans effets secondaires, ni toxicité pour le foie. Les chercheurs ont également constaté que plus une personne est anxieuse et tendue, plus elle retire des bénéfices importants de l’effet tranquillisant de l’exercice.

Les effets biochimiques sur le cerveau


Il y a d’abord son effet sur la production des endorphines ou endomorphines. Il s’agit de petites molécules (des composés opioïdes peptidiques endogènes) sécrétées par le cerveau, plus exactement par l’hypophyse et l’hypothalamus lors d’une activité physique. Elles ressemblent aux opiacés par leur capacité analgésique et procurent une sensation de bien-être. Il faut savoir que la quantité d’endorphines sécrétée pendant l’exercice peut atteindre cinq fois les valeurs sécrétées au repos. Le taux d’endorphines est par ailleurs directement lié à l’intensité et à la durée de l’exercice. Parmi les différents sports pratiqués, ce sont les sports d’endurance qui sont les plus “endorphinogènes”: le jogging, le vélo, la natation, le ski de fond, la marche nordique, le cardiotraining, le triathlon.

L’exercice stimule le système nerveux parasympathique. Ce dernier induit des périodes de calme (repos, digestion) contrairement au système nerveux sympathique, qui permet la mobilisation de l’énergie en période de stress. Un bon équilibre entre ces deux branches du système nerveux autonome est l’un des meilleurs antidotes contre l’anxiété et les attaques de panique. L’ensemble des symptômes de l’anxiété sont en effet causés par une activité excessive du système sympathique qui se traduit par les symptômes suivants: bouche sèche, accélération du rythme cardiaque, sueurs, tremblements, augmentation de la tension artérielle, etc. Comme les systèmes sympathique et parasympathique sont toujours en opposition, plus on stimule le parasympathique, plus il se renforce et bloque les manifestations de l’anxiété.

L’exercice favorise également la synthèse dans le cerveau de la sérotonine, un neurotransmetteur produit par les neurones qui influence les zones cérébrales contrôlant l’humeur. Il augmente parallèlement la synthèse de la dopamine. On dit que l’exercice est “dopaminergique”, c’est-à-dire qu’il augmente le taux de dopamine dans le cerveau. Or, on sait aujourd’hui de manière certaine que les personnes dépressives ont un taux de sérotonine et de dopamine dans le cerveau anormalement bas.

Les chercheurs ont établi qu’une séance d’activités aérobiques de 30 minutes permet de réduire l’anxiété passagère pendant 2 à 4 heures. L’efficacité de l’exercice se rapprocherait de celle d’un tranquillisant comme le Valium. Les chercheurs ont aussi constaté que les personnes physiquement actives sont, en général, moins anxieuses et résistent mieux aux situations stressantes que les personnes sédentaires.

Quels sont les exercices les plus efficaces ?

Ce sont les exercices aérobiques, c’est-à-dire des exercices de longue durée et d’intensité modérée pendant lesquels le système cardiorespiratoire est en mesure de répondre aux besoins en oxygène des muscles: jogging, natation, cyclisme. Pour en retirer concrètement les bénéfices, la constance et la régularité dans la pratique sont de mise. Trois mois d’entraînement suffisent pour en retirer un bénéfice maximal: soit le temps d’un été!

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