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Elever des chevres angora

Elever des chevres angora

Elever des chèvres angora peut apporter un complément de revenu pour s’installer à la campagne. Tour d’horizon sur la production et la transformation.

Les chèvres mohair sont uniquement élevées pour leur poil. C’est un mode d’élevage qui bénéficie d’une bonne image auprès du public. Souvent les éleveurs combinent cette production avec une activité agritouristique (visite de la ferme, magasin de vente, camping à la ferme etc.). Le marché français représente 70 000 tonnes de fil à tricoter, 50 tonnes de couvertures et 130 000 pulls.

Monter un élevage type

La moyenne des troupeaux est de 40 à 60 chèvres. Il faut compter un hectare de prairie pour huit à 10 chèvres. La chèvre angora a bon caractère.

Pour constituer son troupeau, il existe une structure nationale de sélection de la race angora : Caprigène. C’est une garantie de qualité des animaux que de se tourner vers des éleveurs adhérents à Caprigène.

Les caprins craignent plus l’humidité que le froid, mais il leur faut toutefois un bâtiment pour la mise bas. Le local sera aménagé de façon à prévoir la distribution de fourrage et d’aliment.

Les chèvres femelles produisent entre trois et cinq kilos de mohair et les mâles entre trois et sept kilos. La première tonte a lieu vers six mois, pour se renouveler ensuite deux fois par an.

Le mohair une fibre textile de luxe

Le mohair de qualité est très doux au toucher. Il est prisé pour la chaleur qu’il procure.

Utilisé seul ou marié à d’autres fibres, il sert à confectionner des vêtements de luxe.Le marché du mohair brut français n’existe pas. La filière mohair est concurrencée par le marché international. L’Afrique du Sud est le plus gros producteur mondial. Cependant, la fibre française est très douce. Elle est donc prisée pour sa qualité. Si les éleveurs sont assez disséminés dans l’héxagone, la filière est plutôt bien organisée en France et l’éleveur maîtrise toute la chaîne de production jusqu’à la transformation.

Une filière bien organisée

Les éleveurs français se sont regroupés pour la transformation en coopératives. Après la tonte, le mohair est envoyé aux filatures. Il est cardé, puis filé en différents fils et teint. Il est ensuite réexpédié à l’éleveur qui assure la vente.

Un revenu d’appoint

D’après une étude réalisée par l’ANECA (Association Nationale des Eleveurs de Chèvres Angora) en 2002, le revenu global annuel est de 175 euros par chèvre. Cela suppose que tout le mohair produit est vendu. La vente se réalise sous forme de pelotes (25% de la production française), de couvertures et plaids (25%) et d’articles de confection de type vestimentaires (50%).

Le revenu de l’éleveur est plus ou moins fluctuant en fonction de la situation de l’élevage est des activités associées. Il dépend des charges que va générer l’activité : les charges les plus importantes concernent l’alimentation des animaux. Dans une région peu productrice de fourrage, il faut donner plus d’aliments et les charges sont plus importantes.

Ce type d’élevage est aidé par des droits à prime provenant de la Politique Agricole Commune.

L’élevage des chèvres angora est en général une activité d’appoint. Pour en faire un revenu principal et en vivre correctement, il faudrait beaucoup plus de chèvres et dans ce cas, la commercialisation du mohair devient aléatoire. Mais combinée à d’autres activités de type visite de la ferme ou accueil en gîte et chambres d’hôtes, cela donne l’occasion aux visiteurs d’avoir sous la main le souvenir à rapporter de leurs vacances qu’ils trouveront dans le magasin de la ferme.

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